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Foulque IV d’Anjou dit le Réchin ou le Querelleur

jeudi 1er décembre 2011

Foulque IV d’Anjou dit le Réchin ou le Querelleur (1043 -1109)

Comte d’Anjou et de Tours de 1068 à 1109

Il était de la famille des Ingelgeriens et fils cadet de Geoffroy II Ferréol, comte du Gâtinais et d’Ermengarde d’Anjou. Il partagea avec son frère Geoffroy III le Barbu les biens de son oncle Geoffroy Martel.

En 1061, Guy-Geoffroy-Guillaume VIII, duc d’Aquitaine occupe la Saintonge, mais Geoffroy et Foulque le battent à Chef-Boutonne et Foulque récupère la Saintonge, cependant pour peu de temps, car Guillaume la reprend l’année suivante et chasse l’armée de Foulque.

Ne voulant se contenter de la seigneurie de Vihiers, il prend le tête de l’opposition baronniale contre son frère, lorsque celui-ci s’empêtre dans une dangereuse lutte contre le clergé. Il s’empare de Saumur le 25 février 1067, puis d’Angers, le 4 avril 1067, capture son frère et l’emprisonne.

Il gagna facilement à sa cause quelques-uns des plus puissants vassaux de Geoffroy le Barbu, abandonné déjà par le clergé et excommunié par le légat papal. Sûr de leur concours, il marche sur Angers le mercredi saint 4 avril 1067 et, grâce à la trahison de Geoffroy de Preuilly, de Renaud II de Château-Gontier, de Giraud de Montreuil et du prévôt d’Angers, nommé Robert, il s’empare de la personne de Geoffroy et le jette en prison. La punition des traîtres ne se fait pas attendre. Foulque Réchin ne put ou ne voulut pas préserver ses affidés de la vengeance populaire. Le lendemain, une émeute terrible soulève la ville, Renaud de Château-Gontier, Geoffroy de Preuilly, Giraud de Montreuil, sont massacrés et le prévôt, appréhendé à son tour, a bientôt après un sort semblable.

Après une courte réconciliation, le combat reprend, et Foulque capture, dépose et emprisonne son frère à Chinon.

Certains de ses nouveaux vassaux, parmi lesquels Sulpice II d’Amboise, contestent son titre, il aura toujours affaire à une opposition en Anjou, où s’installe l’anarchie féodale. Pour s’assurer du soutien du roi Philippe 1er, il lui cède le Gâtinais. Il doit soumettre un par un ses vassaux turbulents, n’hésitant pas à prendre et incendier des châteaux.

Pour résister au duc de Normandie Guillaume le Conquérant, il conclut plusieurs alliances, mariant sa demi-sœur Hildegarde à Gui-Geoffroy-Guillaume VIII d’Aquitaine et sa fille Ermengarde d’Anjou au duc de Bretagne Alain Fergent (Alain IV de bretagne). Il soutient aussi les barons du Maine en révolte contre le duc de Normandie.

Il eu avec l’archevêque de Tours une querelle qui faillit le faire excommunier ; mais ses libéralités lui assurent l’indulgence des commissaires nommés par le pape pour examiner sa conduite. Bertrade de Montfort, sa femme, lui est enlevée par Philippe 1er, roi de France. Il doit aussi combattre la révolte de son fils Geoffroy IV Martel. Il meurt à Angers en 1109.

Il eut de nombreuses épouses : d’abord Geoffroy Martel lui a donné la fille du fidèle Lancelin II, seigneur de Baugency, Hildegarde de Baugency. Veuf, il se remarie avec Ermengarde de Bourbon, fille d’Archambaud III, sire de Bourbon. Il la répudie et arrange son remariage avec Guillaume de Jaligny.

Il épousa en troisièmes noces le 21 janvier 1076 Aurengarde ou Orengarde de Chatelaillon, fille d’Isembard, seigneur de Châtel-Aillon, et la répudie en 1080, l’enferme dans le donjon de Beaumont lès Tours. Puis, il épousa une fille de Gautier 1er, comte de Brienne, qu’il répudia avant 1090, pour Bertrade de Montfort fille de Simon 1er, seigneur de Montfort et d’Agnès d’Évreux. Sa jeune épouse le quitte en 1092 pour épouser Philippe 1er