Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Vahan 1er Mamikonian

samedi 25 septembre 2021, par ljallamion

Vahan 1er Mamikonian (vers 440/445-503/510)

Membre de la famille noble arménienne des Mamikonian [1]. sparapet [2], il se révolte en 481 contre les Perses sassanides [3] qui contrôlent alors la partie orientale de l’Arménie.

Devenu marzpan [4] en 485, il est à la tête d’une véritable monarchie sans le titre jusqu’à sa mort.

Depuis 387, le royaume d’Arménie est divisé en 2 zones d’influence, l’Arménie byzantine [5] et l’Arménie perse [6]. En outre, en 428, le dernier monarque arsacide [7], Artaxias IV, est déposé par le souverain sassanide Vahram V à la demande des nakharark [8] arméniens, inaugurant ainsi la période du marzpanat [9] en Arménie perse.

Très vite, les Arméniens déchantent : en 449, Yazdgard II leur ordonne d’apostasier [10] et de se convertir au zoroastrisme [11]. Sous la conduite de Vardan Mamikonian, les Arméniens se révoltent mais sont vaincus le 2 juin 451 ou le 26 mai lors de la bataille d’Avarayr [12] la plupart des nakharak ayant participé à la révolte sont déportés à Ctésiphon [13].

Fils aîné de Hmayeak Mamikonian et de Dzoyk, fille de Vram ou de Vasak Arçrouni [14], frère cadet de Vardan Mamikonian, il est le premier de la fratrie. Son père est tué lors de la guérilla qu’il dirige dans ses possessions du Tayk [15] au lendemain d’Avarayr. Quant à Vahan, il est capturé par le marzpan bientôt démis, Vasak de Siounie, remis aux Perses et déporté à Ctésiphon avec Vasak et Artachès. Sommé d’apostasier, il y faiblit dans sa foi selon son ami d’enfance et historien contemporain Lazare de Pharbe.

Les 3 frères, condamnés à mort, sont toutefois libérés grâce à Aršouša de Gogarène, bdeachkh [16] du Gougark [17] et époux d’Anoyschvram, la sœur de Dzoyk. Sparapet d’Arménie [18] en droit coutumier, Vahan rentre alors dans ses possessions. Il y est cependant accusé de détournement du revenu de mines d’or, accusation à laquelle il répond en se rendant spontanément à Ctésiphon avec une grande somme.

Au lendemain d’Avarayr, les Arméniens sont constamment sollicités par les Perses dans des expéditions militaires lointaines, et sont en outre contraints d’accepter le pouvoir croissant de certains apostats. Dans un tel contexte, ils reçoivent positivement l’appel à la révolte de Vakhtang 1er d’Ibérie, lui-même en rébellion contre les Perses.

Vahan hésite et se décide en 481 à rallier la rébellion, exigeant des autres rebelles qu’ils prêtent serment sur la croix et l’Évangile de rester fidèles à l’alliance ; il est alors proclamé sparapet. Le serment est cependant directement rapporté par Varaz-Chapouh Amatouni au marzban, Adhour-Gouchnasp, qui abandonne Dvin [19], la capitale, pour se réfugier tout d’abord à Artachat [20] puis en Perse. Vahan le fait remplacer par Sahak II Bagratouni, déjà aspet [21]. Adhour-Gouchnasp envoie cependant une troupe de 7 000 cavaliers contre les insurgés, qui sont défaits par les 400 cavaliers menés par Vasak Mamikonian lors de la bataille d’Akori [22], qui voit également la mort du marzpan perse.

Vahan, jusqu’alors resté à Dvin pour assurer la défense de la capitale, se porte au début de l’année 483 à la rencontre de renforts perses, qu’il défait lors de la bataille de Nersehapat, en Artaz [23].

Vahan reçoit alors un appel de Vakhtang 1er et se rend avec ses troupes sur la Koura [24], à la rencontre d’une armée perse commandée par Chahpouhr Mihran. Affolés par l’absence de renforts promis, les Arméniens subissent à l’été 483 la défaite lors de la bataille d’Akesga, qui voit entre autres la mort de Vasak Mamikonian et de Sahak Bagratouni.

Vahan se replie alors au Tayk, tandis que Mihran est rappelé à Ctésiphon, permettant aux Arméniens de reprendre le contrôle de la plaine de l’Araxe [25] pendant l’hiver ; Mihran revient au printemps 484 à la tête d’une nouvelle armée et force Vahan à se réfugier non loin de la frontière byzantine, au Tayk et au Taron [26].

Un événement vient toutefois changer le cours des choses, la mort en 484 du souverain perse Péroz 1er lors d’une guerre contre les Hephtalites [27], qui cause le retrait des Perses d’Arménie et la reprise de Dvin et de Vagharchapat [28]. En difficulté à la suite de la révolte de Zareh , le successeur de Péroz, Valash, a besoin de l’aide des Arméniens. En échange d’un soutien militaire, il leur accorde par le traité de Nevarsak [29] la liberté du culte chrétien et l’interdiction du zoroastrisme en Arménie, le choix des autorités parmi les nobles arméniens en fonction du droit coutumier, et l’autonomie des nakharark par rapport au marzpan ; Vahan est en outre reconnu sparapet, et les biens des Mamikonian et de leurs alliés les Kamsarakan [30] leur sont restitués.

Dans la même optique, Vahan est nommé marzpan en 485. Il préside alors à une véritable restauration nationale et, en accord avec les Catholicos [31] Hovhannès 1er Mandakouni et Babgen 1er d’Otmous , il réorganise le pays sur le plan religieux. Les églises sont restaurées : il restaure et agrandit Sourp Grigor( [32]), et reconstruit entièrement la cathédrale d’Etchmiadzin.

Le pays connaît alors une paix relative, malgré une tentative infructueuse du successeur de Valash, Kavadh 1er, de revenir sur les acquis de Nevarsak.

Vahan se rapproche en 489 de Vatchagan III, roi d’Albanie du Caucase [33], et repousse les Hephtalites au début du 6ème siècle. Il meurt entre 503 et 510 et a pour successeur son frère Vard Mamikonian

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Christian Settipani, Continuité des élites à Byzance durant les siècles obscurs. Les princes caucasiens et l’Empire du 6ème au 9ème siècle, Paris, de Boccard, 2006, (ISBN 978-2-7018-0226-8)

Notes

[1] Les Mamikonian ou Mamikoneans sont les membres d’une famille noble ayant dominé la politique de l’Arménie entre les 4ème et 8ème siècles. Ils ont exercé la charge héréditaire de sparapet (« généralissime ») d’Arménie jusqu’à la fin du 6ème siècle et ont dirigé entre autres les régions du Taron, de Sasun et de Bagrévand.

[2] généralissime

[3] Les Sassanides règnent sur le Grand Iran de 224 jusqu’à l’invasion musulmane des Arabes en 651. Cette période constitue un âge d’or pour la région, tant sur le plan artistique que politique et religieux. Avec l’Empire romano byzantin, cet empire a été l’une des grandes puissances en Asie occidentale pendant plus de quatre cents ans. Fondée par Ardashir (Ardéchir), qui met en déroute Artaban V, le dernier roi parthe (arsacide), elle prend fin lors de la défaite du dernier roi des rois (empereur) Yazdgard III. Ce dernier, après quatorze ans de lutte, ne parvient pas à enrayer la progression du califat arabe, le premier des empires islamiques. Le territoire de l’Empire sassanide englobe alors la totalité de l’Iran actuel, l’Irak, l’Arménie d’aujourd’hui ainsi que le Caucase sud (Transcaucasie), y compris le Daghestan du sud, l’Asie centrale du sud-ouest, l’Afghanistan occidental, des fragments de la Turquie (Anatolie) et de la Syrie d’aujourd’hui, une partie de la côte de la péninsule arabe, la région du golfe persique et des fragments du Pakistan occidental. Les Sassanides appelaient leur empire Eranshahr, « l’Empire iranien », ou Empire des Aryens.

[4] gouverneur

[5] L’Arménie byzantine est le nom donné aux territoires de l’Arménie sous contrôle byzantin. D’abord organisé en provinces puis en thèmes, ce territoire a été par deux fois sous contrôle impérial avec une période intermédiaire de domination arabe commençant au milieu du 7ème siècle et se terminant au 9ème siècle. Traditionnellement située à l’extrémité est de l’Anatolie et à la frontière entre les mondes arabe et perse, l’Arménie byzantine est une zone tampon importante entre l’Islam et la chrétienté. La pression militaire exercée par les Byzantins, les Arabes et les Perses sassanides a souvent menacé la stabilité de la région, ce qui n’a pas empêché ce peuple de conserver sa langue, sa culture et sa religion unique. Géographiquement, la région est située au sud du Caucase, comprise entre le lac de Van et le lac Sevan. S’étendant de la mer Caspienne jusqu’à la Cappadoce. Cette même région est caractérisée par des plateaux montagneux, ce qui a pu contribuer au développement d’un pouvoir décentralisé. l’Arménie byzantine disparaît après la bataille de Manzikert en 1071, date de la perte de contrôle de ces territoires par les Byzantins.

[6] L’Arménie perse désigne l’Arménie sous la domination perse, de 428 à 646 puis de 1639 à 1828. Cette partie de l’Arménie historique est divisée en 1747 entre khanat d’Erevan, khanat de Nakhitchevan et khanat du Karabagh. Elle disparaît définitivement avec le traité de Turkmanchai, qui l’annexe à la Russie.

[7] Les Arsacides sont la dynastie des rois parthes ayant régné sur l’Iran pour former l’empire parthe. Fondée en 250 av. jc par Arsace 1er, elle conserve le trône jusqu’en l’an 224 de notre ère, et est remplacée par celle des Sassanides. Selon les Chroniques géorgiennes, une lignée de princes arsacides règne également sur l’Ibérie (Karthli) à partir de 189 avec Rev 1er le Juste fils d’un « Grand Roi » parthe anonyme identifié par Cyrille Toumanoff avec Vologèse V et d’une princesse autochtone. Cette famille s’éteint avec la princesse Abechoura, fille du roi Aspagour 1er, qui épouse en 284 Mirvan III d’Ibérie, le fondateur de la dynastie dite des Chosroïdes.

[8] Le nakharar est un satrape héréditaire en Arménie. Ce titre est de premier ordre au sein de la noblesse arménienne antique et médiévale. Durant cette période, l’Arménie est divisée en larges domaines, propriétés d’une famille noble et gouvernés par l’un de ses membres, auquel les titres nahapet (« chef de famille ») ou tanuter (« maître de maison ») sont donnés. Les autres membres d’une famille de nakharar gouvernent à leur tour des portions plus petites du domaine familial. Les ’nakharark’ jouissant d’une grande autorité sont reconnus comme ishkhans (princes).

[9] Le marzpanat ou marzbanat est le système de gouvernement instauré par les Sassanides en Arménie, en vigueur de 428 à 646. À sa tête est installé un marzpan ou marzban (« gouverneur »).

[10] L’apostasie (du grec ancien (apostasis), « se tenir loin de ») est l’attitude d’une personne, appelée apostat, qui renonce publiquement à une doctrine ou une religion.

[11] Le zoroastrisme est une religion monothéiste où Ahura Mazdâ est seul responsable de l’ordonnancement du chaos initial, le créateur du ciel et de la Terre. Le zoroastrisme est une réforme du mazdéisme, réforme prophétisée par Zarathoustra, dont le nom a été transcrit Zoroastre par les Grecs. Cette réforme, fondée au cours du 1er millénaire av. jc dans l’actuel Kurdistan iranien (Iran occidental), est devenue la religion officielle des Iraniens sous la dynastie des Sassanides (224-651), jusqu’à ce que l’islam arrive, même si cette religion a réussi à se fondre dans le patrimoine culturel iranien. En effet, les Iraniens indépendamment de leur religion, accordent beaucoup d’importance aux fêtes zoroastriennes

[12] La bataille d’Avarayr ou d’Avaraïr, aussi connue sous le nom de bataille de Vartanantz, est une des grandes batailles de l’histoire de l’Arménie. Elle oppose le 26 mai 451 les rebelles arméniens menés par Vardan Mamikonian et leurs suzerains sassanides. Bien que les Perses soient victorieux, les Arméniens réussissent à assurer leur indépendance religieuse.

[13] Ctésiphon est une ancienne ville parthe, située face à Séleucie du Tigre, sur la rive gauche du Tigre, à 30 km au sud-est de la ville actuelle de Bagdad, en Irak. La ville s’étendait sur 30 km².

[14] Les Arçrouni, Artsrouni ou Ardzrouni sont les membres d’une famille de la noblesse arménienne, qui prend de l’importance au 8ème siècle avant d’accéder à la royauté au Vaspourakan de 908 à 1021.

[15] Dans les textes relatifs à l’histoire de l’Arménie, le nom Tayk ou Tayk’ est souvent utilisé en tant que pars pro toto pour la région nord-ouest de l’Arménie historique, aujourd’hui située dans le nord-est de la Turquie.

[16] margrave ou vitaxe

[17] Le Gougark ou la Gogarène est la treizième province de l’Arménie historique selon Anania de Shirak. Son territoire correspond aujourd’hui au nord de l’Arménie, au nord-est de la Turquie et au sud de la Géorgie. La ville d’Ardahan est son centre historique.

[18] Ce titre, qui correspondait à la fonction de commandant en chef des armées dans le royaume d’Arménie, est l’équivalent de celui de spahbod utilisé par les Iraniens sous les Parthes et les Sassanides. La fonction de sparapet existait également dans le royaume arménien de Cilicie, où toutefois le titulaire de la charge était connu sous le titre latin de « connétable »

[19] Dvin ou Dwin est une ancienne capitale de l’Arménie. Elle est située sur le territoire de l’actuelle communauté rurale de Dvin, dans le marz d’Ararat. La ville de Dvin est fondée au 4ème siècle par le roi d’Arménie Khosrov III Kotayk. La ville est située dans la région d’« Aïrarat », et plus précisément dans la province de Vastan Hayots. Khosrov III fait construire la citadelle et le palais royal sur une colline. Par la suite, la ville attire de nombreux habitants de la ville voisine d’Artachat qui vont donc habiter à Dvin. En 470, le Catholicossat est déplacé de Vagharchapat à Dvin. Elle devient officiellement capitale du pays, ou plutôt « centre administratif » sous les dominations perse et arabe. Elle est détruite en 893 à cause d’un tremblement de terre, mais elle est reconstruite au Moyen Âge et devient un lieu de commerce florissant.

[20] Artachat, Artashat ou Ardachat, autrefois Artaxate (Artaxata), est une ville d’Arménie, capitale de la région d’Ararat. La ville, située à 20 km au sud d’Erevan, fut fondée par Artaxias 1er qui en fit la capitale de l’Arménie dans l’Antiquité.

[21] commandant de la cavalerie

[22] pente nord de l’Ararat

[23] région de Maku

[24] La Koura est un fleuve en Europe de l’Est et en Asie, qui s’écoule d’ouest en est entre le Caucase proprement dit et le petit Caucase. Elle était appelée Cyrus dans l’Antiquité. Le nom géorgien original de la Koura est Mtkvari, littéralement La Lente. La Koura est le plus grand fleuve de Transcaucasie

[25] L’Araxe est une rivière prenant sa source sur le haut plateau arménien, à proximité d’Erzurum et se jette dans la Koura à 121 km de son embouchure sur la mer Caspienne

[26] Le Taron est une région du centre de l’Arménie historique, possédée initialement par les Mamikonian. À la mort de Chmouel Mamikonian, tué à la bataille de Bagrévand le 15 avril 775, son neveu Achot s’empare du Taron.

[27] Les Huns blancs, sont un peuple nomade, nommé Hephthalites par les Grecs. On les rattache généralement aux autres peuples appelés Huns. Ils ont joué un rôle important dans l’histoire de l’Asie centrale, de la Perse et de l’Inde. Les Chinois les ont mentionnés pour la première fois en 125 comme vivant au sud de la Dzoungarie, sous le nom de Hua. Ils franchirent le Syr-Daria avant 450 et envahirent la Transoxiane (habitée par les Sogdiens), la Bactriane et le Khorasan, au Nord-Est de la Perse. Un historien arménien du 5ème siècle, Elishe Vardapet, a mentionné une bataille entre l’empereur sassanide Yazdgard II et les Hephthalites en 442. Plus tard, vers l’an 500, ils prirent possession des oasis du bassin du Tarim, qui était pourtant beaucoup plus proche que la Transoxiane de leur territoire d’origine.

[28] Etchmiadzin ou Vagharchapat est une ville d’Arménie située à une vingtaine de kilomètres d’Erevan. C’est à Etchmiadzin que se trouve le siège de l’Église apostolique arménienne. Etchmiadzin, dont le nom d’origine est Vagharchapat, a été fondée entre 570 et 560 av. jc. La ville, s’appelant à cette époque Varguésavan, est rebaptisée par le roi Vagharch 1er de la dynastie arsacide, qui la nommera Vagharchapat. Il fortifie aussi la ville qui devient une ville-résidence. L’armée romaine fait une incursion dans la région en 163, et un nom grec lui est donné , Kainepolis, « nouvelle ville ». À cette époque, Vagharchapat devient la capitale de l’Arménie au détriment d’Artachat, qui perd ce statut. Vagharchapat obtient une place importante grâce à l’installation du siège de l’Église apostolique arménienne fondée par Grégoire 1er l’Illuminateur, consacrée par la construction de la cathédrale Sourp Etchmiadzin. L’Arménie et Vagharchapat perdent leur indépendance en 428 ; le pays est sous domination perse. Après cette période, Vartan Mamikonian restaure la cathédrale en 484. Puis on assiste à une fièvre constructrice : la bibliothèque dans laquelle sont conservés les manuscrits, le Matenadaran, est créée en 486, l’église Sourp Hripsimé est édifiée en 618, Sourp Gayané en 630 ; hors de la ville est construite la cathédrale de Zvartnots entre 641 et 652, dans un style architectural inédit en Arménie.

[29] près de Her, l’actuelle Khoy

[30] La famille Kamsarakan est une famille noble arménienne du Moyen Âge. Elle est également nommée « Arsharouni » d’après leurs principales possessions situées dans le cœur de l’« Arsharunik », prétendaient descendre des Karen-Pahlav et être issus des Arsacides. Ils revendiquaient ainsi un statut de « princes du sang » en Arménie. Leur fief principal se trouvait en Ayrarat avec l’antique capitale des Orontides, Ervandachat et la forteresse de Bagaran, et en Siracène avec la cité d’Ani. Tout on long de leur histoire, ils furent fidèles aux Mamikonian avec qui ils eurent de nombreux mariages.

[31] Le titre de catholicos est un titre équivalent à celui de patriarche porté par des dignitaires de plusieurs Églises orthodoxes orientales, notamment les Églises de la tradition nestorienne et les Églises monophysites, en particulier l’Église apostolique arménienne.

[32] Saint-Grégoire de Dvin

[33] L’Aghbanie ou Aghouanie ou Albanie du Caucase est un royaume antique couvrant le territoire actuel de la république d’Azerbaïdjan et le sud du Daguestan.