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L’histoire pour le plaisir

Anubis

mercredi 28 juillet 2021, par ljallamion

Anubis

Dieu funéraire de l’Égypte antique

Maître des nécropoles et protecteur des embaumeurs, représenté comme un grand canidé noir couché sur le ventre, sans doute un chacal ou un chien sauvage, ou comme un homme à tête de canidé.

Les principales épithètes du dieu Anubis mettent en avant ses liens avec les grandes nécropoles du pays et son rôle de divinité funéraire qu’il y exerce. Son culte est attesté à travers tout le territoire égyptien depuis le 22ème siècle av. jc et a été intense durant plus de 3 millénaires, pour ne s’éteindre qu’entre les 4ème et 6ème siècles ap. jc, à la suite de l’essor du christianisme.

Si Anubis est une divinité nationale, il est toutefois régionalement très lié aux XVIIème et XVIIIème nomes [1] de Haute Égypte [2] et plus particulièrement à la ville de Hardaï [3].

Les prêtres égyptiens sont à l’origine de multiples traditions relatives aux liens familiaux d’Anubis, en faisant de lui le fils de la vache primordiale Hésat ou le fils de avec Nephtys. Une version, transmise par le grec Plutarque au 2ème siècle de notre ère, fait de lui le fils adultérin de Nephtys avec Osiris. Quand ce dernier est assassiné et démembré par Seth, Anubis participe avec Isis et Nephtys à la reconstitution du corps d’Osiris, inaugurant par ce geste la pratique de la momification.

Anubis accueille les défunts auprès de lui. Il momifie les corps afin de les rendre imputrescibles et éternels, il purifie les cœurs et les entrailles souillés par les turpitudes terrestres, il évalue les âmes lors de la pesée du cœur, puis accorde de nombreuses offrandes alimentaires aux défunts ayant accédé au rang de dignes ancêtres.

Comme d’autres divinités funéraires égyptiennes, tels Oupouaout , Khentamentiou et Sed , Anubis appartient au groupe des divinités canines. La morphologie générale d’Anubis sous sa forme entièrement animale, avec son museau pointu, ses deux oreilles dressées, son torse mince, ses quatre longues pattes et sa queue allongée, indique clairement qu’il s’agit d’un membre de la famille des Canidae qui regroupe en Afrique de l’Est les loups, les chacals, les renards, les chiens sauvages et les chiens domestiques. Cependant, la combinaison des éléments morphologiques d’Anubis ne correspond à aucune espèce connue de canidé précise.

Bien qu’Anubis joue un rôle essentiel dans le mythe d’Osiris à partir de la Première Période intermédiaire, les théologiens égyptiens n’ont pu l’intégrer dans la famille osirienne qu’avec de grandes difficultés. Cet embarras se révèle dans son ascendance maternelle, plusieurs déesses coexistant dans le rôle de la mère d’Anubis.

La mention de la déesse Isis en tant que mère d’Anubis est très tardive, seuls deux documents faisant état de cette filiation

Si Anubis est surtout connu pour ses fonctions funéraires, dès ses origines, il est aussi assigné à la protection des troupeaux de bovidés. L’élevage étant la principale richesse des Anciens Égyptiens, le sacrifice d’une bête à corne constitue alors le point d’orgue des rituels funéraires. La protection d’Anubis s’exerce naturellement lors des abattages et des répartitions des offrandes. Les fonctions pastorales et funéraires du dieu canin sont inextricablement liées dans le récit mythologique du Conte des deux frères [4].

Si les aspects funéraires du dieu Anubis sont bien documentés durant toute l’histoire de l’Égypte antique, la personnalité du dieu est riche d’autres caractéristiques. Une des traditions secondaires fait d’Anubis le maître des bêtes à cornes.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Anubis/ Portail de la mythologie égyptienne/

Notes

[1] Les nomes, au nombre de 38 pendant l’Ancien Empire et le Moyen Empire et 42 à l’époque ptolémaïque, sont les circonscriptions administratives de l’Ancienne Égypte.

[2] La Haute-Égypte est la partie sud de l’actuelle Égypte. De tout temps, le Nil ayant été l’axe de préoccupation principal des Égyptiens, c’est donc à lui que fait référence le qualificatif haut. Le Nil prenant sa source en Afrique centrale (dans la région des Grands Lacs) et se jetant dans la mer Méditerranée dans le delta au nord, il est logique (selon la loi de l’écoulement des fleuves) que le sud du pays soit plus élevé que le nord. C’est pourquoi la Haute Égypte correspond à la partie méridionale du pays, de la région d’Aphroditopolis (au sud de Memphis) jusqu’au haut barrage d’Assouan, près de la première cataracte, c’est-à-dire à la frontière nord de la Basse Nubie.

[3] plus connue sous le nom grec de Cynopolis

[4] Anubis et Bata