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Sigismond

dimanche 26 février 2017, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 4 septembre 2011).

Sigismond

Roi des Burgondes

Sigismond Roi des BurgondesFils de Gondebaud, il fut associé à la royauté en 513, il releva et fit agrandir la célèbre abbaye d’Agaune [1]. Devenu roi à part entière après la mort de Gondebaud, il y convoqua un concile et fit adopter une nouvelle constitution pour les moines qui les affranchit du travail manuel mais leur imposait de chanter l’office de manière ininterrompue. C’est le fameux “Laus perrenis”, la psalmodie perpétuelle, qui fit l’originalité et la célébrité de l’abbaye. Pour remplir ce programme qui exigeait un grand nombre de moines, il en fit venir des Îles de Lérins [2], de l’Ile-Barbe [3] et de Condat [4] et les dota de libéralités suffisantes pour assurer leur entretien.

Marié vers 494 à une , fille de Théodoric le GrandOstrogotho et devenu veuf, il fit étrangler son propre fils Sigéric pour l’éliminer de la succession royale.

Attaché à l’arianisme [5] par sa famille, il se convertit au catholicisme sous l’influence de Saint Avit, évêque de Vienne. Il s’efforça par ailleurs de faire disparaître l’arianisme de son royaume, conseillé par Avit qui paraît avoir été son grand inspirateur.

Lorsque les Francs envahirent la Bourgogne, il dut fuir pour chercher un refuge et semble avoir songé une fois de plus à son abbaye. Il fut rattrapé, ramené à Orléans et peu de temps après, Clodomir le fit jeter dans un puits avec sa femme et ses enfants.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du livre de histoire de Saint Sigismond/ nominis.cef/

Notes

[1] L’abbaye territoriale de Saint-Maurice d’Agaune est une ancienne abbaye située dans le canton du Valais en Suisse. Elle a été fondée en 515 par le futur roi burgonde saint Sigismond à l’emplacement d’un sanctuaire plus ancien abritant les restes de Maurice d’Agaune, martyr du 3ème siècle, érigé par Théodore, premier évêque connu du Valais. La cité d’Agaune a d’ailleurs pris son nom et s’appelle aujourd’hui Saint-Maurice ; l’abbaye a joué un rôle majeur dans l’histoire régionale et est aujourd’hui la plus ancienne abbaye d’Europe occidentale en activité à avoir été occupée en permanence. Le premier roi de Bourgogne transjurane, Rodolphe, y fut couronné.

[2] Les îles de Lérins forment un archipel français, situé en région Provence Alpes Côte d’Azur, sur la Côte d’Azur, et administré par la commune cannoise. Situées au sud-est de la Croisette, en face de Cannes, elles séparent le golfe de la Napoule, à l’ouest, du golfe de Juan, à l’est. L’archipel de Lérins, baignant dans une Méditerranée limpide, se compose de deux grandes îles : Sainte Marguerite, la plus étendue, célèbre pour son fort qui aurait abrité le célèbre Homme au masque de fer, et Saint-Honorat, plus petite, bien connue pour son monastère. Chacune de ces îles principales est accompagnée d’un îlot inhabité, respectivement celui de la Tradelière et l’îlot Saint-Ferréol. L’archipel englobe également un rocher dénommé très simplement l’Îlot, situé à l’extrême sud de Saint-Honorat, qui porte à cinq le nombre d’îles de Lérins.

[3] L’Île Barbe est une île située au milieu de la Saône, dans le 9e arrondissement de Lyon, dans le quartier de Saint-Rambert-l’Île-Barbe Une abbaye est fondée sur l’île au 5ème siècle. Il s’agit du premier établissement monastique de la région lyonnaise et l’un des plus anciens de la Gaule. Charlemagne la dote d’une belle bibliothèque.

[4] Le monastère de Condat (ou abbaye de Saint-Oyand de Joux ou encore de Saint-Claude) est une ancienne abbaye à Saint-Claude (Jura), dont il ne reste plus que des vestiges. Sont empreinte fut telle dans cette région que plusieurs de ses abbés prirent le titre d’évêques de Genève. Au début du 5ème siècle, à l’age de 27 ans, Romain de Condat, originaire d’Izernore dans le Haut-Bugey, est rejoint par son frère Lupicin de Lauconne dans son voyage au cœur des forêts du Jura en quête de spiritualité. Ils se dirigent en direction de Moirans-en-Montagne mais le lieux ne les satisfait pas, ils décident de descendre jusqu’à la Bienne et de continuer en direction de Jeurre déjà habité à cette époque car c’était un point fortifié par les romains pour contrôler le passage vers l’Helvétie. Arrivé aux alentours de Saint Claude, nommé alors Condat (qui signifie en celte confluent car situé au lieu où se rejoignent le Tacon et la Bienne), ils y fondent un ermitage à l’ombre d’une grotte et auprès d’un ruisseau nommé "la Rochette". Bientôt rejoint par d’autres ils construisent des cellules au pied d’une petite colline et décident d’élaborer des règles de vie en s’inspirant de celles de saint Basile, de saint Pacôme et de l’œuvre de Cassien (cette règle prescrit un jeûne rigoureux autorisant la consommation de lait et d’œufs, ne laissant la viande qu’aux malades, les moines observent un silence presque continuel et la journée est consacré au travail) ; la règles des bénédictins, ou moines noirs, ne sera appliquée qu’à la fin du xe siècle. Leur communauté s’agrandissant très vite ils se lancent dans l’édification d’un deuxième lieu de culte à Saint-Lupicin, alors nommé Lauconne, dont Lupicin de Lauconne devient le premier abbé.

[5] Hérésie chrétienne qui a cours du 4ème au 6ème siècle sur l’instigation d’Arius, condamné par l’Eglise en 325 et en 381. Cette doctrine niant la consubstantialité du Fils avec le Père , c’est-à-dire niant l’essence divine de Jésus, se scinde ensuite en plusieurs tendances qui rencontrent un vaste écho dans l’Empire et hors de celui-ci.

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