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Gondebaud ou Gondobald

dimanche 18 juin 2017, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 22 août 2011).

Gondebaud ou Gondobald

Roi des Burgondes (480-516)

Statue de Gondebaud sur une façade de la place du Bourg-de-Four à GenèveFils du roi Gondioc qui avait fait des Burgondes [1] des fédérés romains en 457, il devint comme son père maître de la milice, titre romain prestigieux, et Olybrius le nomma même patrice après la mort de Ricimer en 472.

Il succéda à Chilpéric vers 480. Par une politique d’alliances matrimoniales, il tâcha de protéger son royaume des ambitions de Théodoric, en mariant son fils Sigismond à une fille du roi ostrogoth [2], mais il n’est pas certain qu’il ait consenti à ce que sa nièce Clotilde épousât Clovis.

Vers 499 éclata un conflit entre Gondebaud et son frère Godigisèle ou Godégisile, roi de Genève, qui s’allia aux Francs de Clovis. Battu, il fut assiégé dans Avignon en 500, mais l’approche des armées de Alaric II amena vraisemblablement Clovis à lever le siège, abandonnant Godigisèle, qui fut exécuté en 501. Il reprit possession de son royaume en 502. En mars 502 il fit promulguer à Lyon, , l“a Lex Gundobada ou loi gombette” [3], dont le but politique était de contribuer à l’unification de la Burgondie après la grave crise qu’elle venait de traverser. Inspirée des lois romaines, rédigée avec le conseil de juristes romains, la nouvelle loi remplaçait dans presque tous les domaines les anciennes lois, lesquelles avaient maintenu des distinctions entre Gallo-romains et Burgondes.

Dorénavant, la loi gombette soumettait ceux-ci aux mêmes amendes, autorisait les mariages mixtes, et permettait à tous de servir dans l’armée. Elle réglait également la question du partage des terres que les Burgondes avaient conquises sur les Romains, dans un sens plus favorable à ces derniers. La loi gombette persista jusqu’au 9ème siècle dans les territoires de l’ancienne Burgondie.

Il s’allia à Clovis contre Alaric II, et une armée burgonde commandée par Sigismond prit part à la bataille de Vouillé en 507 [4]. Mais Théodoric attaqua à son tour les Burgondes, qui perdirent le sud de leur royaume.

Il poursuivi la politique de tolérance religieuse de Chilpéric, même s’il renonça à se convertir, et à sa mort, le royaume burgonde, très fortement romanisé, se trouva aux mains d’un roi catholique, Sigismond.

P.-S.

Source : wikipedia.org Portail du Haut Moyen Âge/ Bourgogne médiévale

Notes

[1] D’abord cantonnés en Sapaudia les Burgondes commencèrent par grignoter le territoire gaulois vers l’ouest. En 457, Gondioc et Chilpéric Ier saisirent une première occasion de pousser leurs frontières. A l’été 457 le Valais, la Tarentaise, les villes de Besançon, Chalon sur Saône, Langres, Autun, Grenoble ainsi que Lugdunum, la vieille capitale des Gaules, se livrèrent pacifiquement aux Burgondes. Egidius, le généralissime de Majorien en Gaule reprit aussitôt la capitale des Gaules mais il abandonna aux rois Burgondes leurs nouvelles terres. Lugdunum reviendra aux Burgondes vers 467 lorsque Chilpéric 1er s’en empara, comme il s’empara également à la même époque de la ville de Vienne. Il profita probablement des troubles qui secouèrent entre 469 et 475 un Empire d’Occident, alors à l’agonie, pour porter jusqu’à la Durance les limites de son royaume. Les villes de Viviers, Gap, Embrun, Die, Sisteron, Orange, Apt, Cavaillon, Avignon devinrent villes burgondes. L’empereur Népos reconnut leurs conquêtes. Dès ce moment le royaume burgonde eut, ou peu s’en faut, les limites qu’il conserva dès lors. Ce territoire ne comprenait pas moins de 25 diocèses ou anciennes cités romaines : Auxerre, Langres, Besançon, Chalon sur Saône, Autun, Lugdunum, Genève, Windisch, Octodurum actuellement Martigny, en Suisse, Vienne, Valence, Carpentras, Orange, Avignon, Cavaillon, Vaison, Gap, Embrun, Sisteron, Grenoble, Aoste, Die, Viviers, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Apt. Mais les Burgondes gagnent ou perdent incessamment du terrain. Marseille et son port, Arles et la Provence gagnés vers 484, et perdus après la guerre contre les Francs, conquêtes éphémères, auront un moment fait partie de leur territoire. À son apogée, les contours du royaume burgonde touchaient, au nord, la ligne des Vosges et la Durance au midi ; d’orient en occident, ils s’étendaient de l’Aar à la Saône et la Haute-Loire. Ce fut le territoire soumis à cette royauté qui prit, une première fois, le nom de Burgondia dans une correspondance de Cassiodore et rédigée en 507 au nom de Théodoric le Grand.

[2] Les Ostrogoths étaient une des deux fractions des Goths, peuple germanique venu des confins de la Baltique et établi au 4ème siècle en Ukraine et en Russie méridionale, au nord de la mer Noire, l’autre fraction étant celle des Wisigoths. Ils jouèrent un rôle considérable dans les événements de la fin de l’Empire romain.

[3] La loi Gombette ou loi des Burgondes est un code de lois civiles et pénales promulgué au début du 6ème siècle par le roi des Burgondes Gondebaud, puis augmenté par ses successeurs Sigismond et Godomar III, fixant les usages à respecter par les sujets burgondes du royaume. Elle a pour complément la « loi romaine des Burgondes » (lex romana Burgundionum) concernant les sujets « romains » du royaume, c’est-à-dire les autochtones gallo-romains. La lex Burgundionum a très tôt été plus couramment appelée du nom de son promulgateur lex Gundobada (« loi de Gondebaud »), puis lex Gumbata, ce qui a donné en français « loi Gombette ». C’est le premier recueil de loi d’un roi germanique en Gaule ; après lui sont parus les codes concernant les Wisigoths, puis ceux concernant les Francs.

[4] La bataille de Vouillé, qui s’est déroulée au printemps 507, est une bataille qui opposa les Wisigoths, au sud, aux Francs, au nord. Cette bataille vit la victoire des Francs, les Wisigoths perdant leur roi Alaric II au combat, et étant contraint de laisser un vaste territoire (midi de la France) aux vainqueurs.