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Les Mérovingiens

mardi 25 mai 2021 (Date de rédaction antérieure : 18 août 2912).

Les Mérovingiens

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La Gaule à l’avénement de Clovis

Dynastie issue des Francs Saliens [1], tirant son nom de Mérovée ancêtre de Clovis. La puissance des premiers Mérovingiens se réduisait à l’origine aux seuls royaumes de Cambrai, tenu par Clodion, et de Tournai, échu à Childéric. Clovis, fils de ce dernier, l’étend bientôt à l’ensemble de la Gaule. Sa conversion au christianisme sous l’influence de sa femme Clotilde, princesse Burgonde [2], facilite la reconnaissance de son autorité par la population gallo-romaine.

Partagé par les 4 fils de Clovis qui en poursuivent l’expansion, le royaume mérovingien est de nouveau réuni sous l’autorité de Clotaire 1er.

Les fils de ce dernier se répartissent à nouveau l’héritage, mais 2 d’entre eux, Chilpéric 1er, roi de Neustrie [3], mari de Frédégonde, et Sigebert 1er, roi d’Austrasie [4], mari de Brunehaut, entament un long conflit qui ne prendra fin qu’à l’avènement de Clotaire II. Le fils de celui-ci, Dagobert 1er, règne jusqu’en 639.

Il eut pour trésorier Saint Éloi, qui multiplia les fondations religieuses et charitables dans son diocèse de Noyon [5]. Dès cette époque s’affirme l’autorité croissante des maires du palais [6], représentants des grands propriétaires terriens et des officiers royaux.

Ceux-ci tiennent sous leur coupe les derniers rois mérovingiens, appauvris et débauchés, les "rois fainéants", qui seront peu à peu évincés par les Carolingiens.

L’origine troyenne attribuée aux Francs n’est qu’une légende, remontant au 7ème siècle et développée par les chroniqueurs de l’époque capétienne en vue de rehausser le prestige de la royauté.

P.-S.

Source : archives ljallamion histoire du 5ème/encyclopédie Imago mundi/ Herodote/Histoire/ Historia, le petit mourre, édition Bordas 2004 ect...

Notes

[1] Tribu franque d’origine germanique installée au 4ème siècle en Toxandrie, région comprise entre la Meuse et l’Escaut. Avec les Francs ripuaires, ils constituent la principale peuplade franque. Ils envahissent la Gaule au 5ème siècle sous l’impulsion de leur chef Mérovée, ancêtre des Mérovingiens. Sous le règne de Clovis, ils se rendent maîtres d’une grande partie de la Gaule et rédigent leurs coutumes dans un texte connu sous le nom de loi salique.

[2] D’abord cantonnés en Sapaudia les Burgondes commencèrent par grignoter le territoire gaulois vers l’ouest. En 457, Gondioc et Chilpéric Ier saisirent une première occasion de pousser leurs frontières. A l’été 457 le Valais, la Tarentaise, les villes de Besançon, Chalon sur Saône, Langres, Autun, Grenoble ainsi que Lugdunum, la vieille capitale des Gaules, se livrèrent pacifiquement aux Burgondes. Egidius, le généralissime de Majorien en Gaule reprit aussitôt la capitale des Gaules mais il abandonna aux rois Burgondes leurs nouvelles terres. Lugdunum reviendra aux Burgondes vers 467 lorsque Chilpéric 1er s’en empara, comme il s’empara également à la même époque de la ville de Vienne. Il profita probablement des troubles qui secouèrent entre 469 et 475 un Empire d’Occident, alors à l’agonie, pour porter jusqu’à la Durance les limites de son royaume. Les villes de Viviers, Gap, Embrun, Die, Sisteron, Orange, Apt, Cavaillon, Avignon devinrent villes burgondes. L’empereur Népos reconnut leurs conquêtes. Dès ce moment le royaume burgonde eut, ou peu s’en faut, les limites qu’il conserva dès lors. Ce territoire ne comprenait pas moins de 25 diocèses ou anciennes cités romaines : Auxerre, Langres, Besançon, Chalon sur Saône, Autun, Lugdunum, Genève, Windisch, Octodurum actuellement Martigny, en Suisse, Vienne, Valence, Carpentras, Orange, Avignon, Cavaillon, Vaison, Gap, Embrun, Sisteron, Grenoble, Aoste, Die, Viviers, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Apt. Mais les Burgondes gagnent ou perdent incessamment du terrain. Marseille et son port, Arles et la Provence gagnés vers 484, et perdus après la guerre contre les Francs, conquêtes éphémères, auront un moment fait partie de leur territoire. À son apogée, les contours du royaume burgonde touchaient, au nord, la ligne des Vosges et la Durance au midi ; d’orient en occident, ils s’étendaient de l’Aar à la Saône et la Haute-Loire. Ce fut le territoire soumis à cette royauté qui prit, une première fois, le nom de Burgondia dans une correspondance de Cassiodore et rédigée en 507 au nom de Théodoric le Grand.

[3] Royaume franc qui couvrait le nord-ouest de la France actuelle, et avait pour capitale Soissons. Néanmoins, il semble que le terme de Neustrie ne soit apparu qu’un siècle après la création du royaume. La Neustrie avait été créée lors du partage qui suivit la mort de Clovis 1er, en 511, et revint à Clotaire 1er, qui, au terme de son long règne de 50 ans, avait réussi à reconstituer le royaume de son père. Elle fut le 2ème grand royaume franc né lors des partages successoraux mérovingiens à partir des territoires conquis sur Syagrius. Son aire géographique était limitée par la Loire au sud, l’océan Atlantique et la Basse-Bretagne à l’ouest, et la Champagne à l’est. Elle s’étendait jusqu’en Flandre au nord.

[4] L’Austrasie désignait durant la période mérovingienne un royaume franc couvrant le nord-est de la France actuelle, les bassins de la Meuse et de la Moselle, jusqu’aux bassins moyen et inférieur du Rhin. La capitale en fut d’abord Reims, puis Metz. Les habitants de l’Austrasie étaient les Austrasiens. Ce royaume est apparu à la mort de Clovis en 511, lorsque le territoire de celui-ci est partagé entre ses fils. Berceau de la dynastie carolingienne, l’Austrasie disparaît en 751 avec le dernier roi mérovingien pour être intégrée dans le grand royaume franc que réunirent Pépin le Bref et Charlemagne.

[5] Pendant la période où l’évêché se trouve à Vermand, cette cité occupe dans la Notice des provinces de la Gaule, le troisième rang, après la métropole, parmi les cités de la province de Belgique seconde. La date de fondation de cet évêché n’est pas établie avec certitude, car les premiers noms de la liste paraissent douteux. Les sources permettent de mettre en évidence de l’existence certaine d’un évêque dans la seconde moitié du 5ème siècle, car la vie de Médard évoque une école épiscopale où le futur évêque fut éduqué. Le transfert du siège épiscopal de Vermand à Noyon reste un épisode obscur. La tradition l’explique par la ruine de Vermand par les Barbares, vers le milieu du 5ème siècle. Cependant, saint Médard ne s’installe à Noyon qu’après 531 : il semble s’agir d’un choix personnel, car Médard était originaire d’un village voisin de Noyon, ou d’un choix politique, pour se rapprocher de la capitale mérovingienne de Soissons. À cette époque, il ne s’agit pas d’un transfert du siège épiscopal, car Vermand continue d’être considéré comme tel. La mention d’un « évêque de Noyon » n’est pas antérieure au 7ème siècle. En 532, Médard fut élu évêque de Tournai et les deux sièges restèrent unis jusqu’en 1146, année où le pape Eugène III sépara de nouveau les deux églises et rendit à Tournai son évêque particulier. Peu de temps après, vers 1160 environ, l’évêché de Noyon, en compensation sans doute de la perte du diocèse de Tournai, fut érigé en comté-pairie, faisant ainsi partie des six évêchés-comtés ou duchés attachés à la charge de pair du royaume. Cette triple distinction perdurera jusqu’à la Révolution

[6] A l’origine intendant général, chargé de diriger les services politiques et domestiques de la maison du roi, le maire du palais apparaît, dès le milieu du 7ème siècle, comme le personnage principal de l’Etat. C’est lui, de fait, qui exerce la réalité du pouvoir.