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Les Capétiens

mercredi 17 octobre 2012, par lucien jallamion

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La France à l’arrivé au pouvoir de Hugues Capet

Les Capétiens

Dynastie remontant à Hugues Capet, qui se fit élire roi de France en 987 contre le dernier prétendant légitime de la lignée carolingienne, Charles, duc de Basse Lorraine. Concédée à l’origine de façon élective, la dignité royale ne devint héréditaire chez les Capétiens qu’à partir de 1179. D’abord limitée au seul duché de France, Paris [1] et Orléans [2], la juridiction capétienne s’étend progressivement, grâce à une habile et tenace politique d’annexion, à d’autres régions : Artois [3], Vermandois [4], et Auvergne [5] sont intégrés au royaume sous Philippe Auguste qui confisque en outre au roi d’Angleterre Jean sans Terre l’Anjou [6], berceau de la famille des Plantagenêt [7], le Maine, la Normandie, le Poitou, la Saintonge et la Touraine ; le domaine capétien s’augmente encore du comté de Toulouse sous Philippe III le Hardi, de la Champagne, de l’Angoumois et du comté de Lyon sous Philippe IV le Bel. La lignée des Capétiens directs donna 14 rois à la France, dont Saint Louis et s’éteignit avec Charles IV le Bel, dernier des 3 fils de Philippe IV le Bel. Lui succéda la branche des Capétiens Valois, dont Charles V fut le 3ème représentant après Philippe VI de Valois et Jean le Bon. La lignée des Valois se prolongea jusqu’à la mort d’Henri III en 1589. Le successeur de ce dernier, Henri IV, fut le premier Capétien de la branche de Bourbon, qui se maintint sans interruption jusqu’en 1791, à la déposition de Louis XVI.

P.-S.

Source : archives ljallamion histoire du 11ème/encyclopédie Imago mundi/ Herodote/Histoire/ Historia ect...

Notes

[1] Le comté de Paris était un comté carolingien ayant Paris et sa cité épiscopale pour chef-lieu. Il aurait été fondé par Charlemagne, mais le premier comte cité est Griffon, fils de Charles Martel, maire du Palais. Paris devient le chef-lieu du duché de France, et les Robertiens obtiennent le comté de Paris héréditairement à partir de Robert le Fort, défenseur de la cité contre les Normands. Avec l’accession des Capétiens à la couronne de France, les rois ne nomment plus que des vicomtes à Paris. Ceux-ci furent à leur tour, remplacés par des prévôts, l’ancien comté devenant la prévôté de Paris.

[2] À la chute de l’Empire romain, la ville subit les invasions barbares, puis, à la mort de Clovis, est constitué autour d’elle le Royaume d’Orléans. À la mort de Clovis, en 511, le Regnum Francorum ou royaume des Francs, désigné par les historiens sous le terme de Francie, est partagé entre ses successeurs, ses quatre fils. La partie orléanaise échoit à Clodomir, Metz à Thierry 1er, Paris à Childebert et Soissons à Clotaire. Le royaume de Clodomir occupe les parties occidentale et centrale du domaine des Francs, se développant autour de la Loire. Sur les plans administratif, judiciaire et militaire, ce royaume apparaît divisé en duchés, comtés et districts. Mais le gouvernement « central », très réduit, est itinérant, le roi se déplaçant avec ses leudes et ses serviteurs de cité en cité ou d’une « villa » rurale à l’autre. À la mort de Thierry, Childebert et Clotaire s’emparent de l’État de Clodomir qui échoit finalement à Clotaire à la mort de Childebert, en 558, au sein d’un royaume franc réunifié. Mais pour peu de temps car à sa mort en 561, le Regnum Francorum est à nouveau partagé en quatre, entre ses quatre fils légitimes : Sigebert 1er, Gontran, Caribert 1er et Chilpéric 1er. Gontran reçoit la Burgondie et une partie du royaume de Clodomir, avec pour siège Orléans.

[3] Le comté d’Artois est une ancienne province du Nord de la France. Louis VIII, qui mourut le 8 novembre 1226, avait par son testament constitué l’Artois en apanage à son second fils, Robert, encore enfant. Ce ne fut qu’en 1237 que Robert releva de son frère Louis IX la terre d’Artois : Arras, Saint-Omer, Aire, Hesdin, Bapaume, Lens et leurs dépendances. Louis IX avait confirmé les dispositions de son père à cet égard, en ajoutant que Hesdin, Bapaume et Lens, qui formaient le douaire de leur mère Blanche de Castille, ne devaient être remis à Robert qu’à la mort de Blanche ; mais celle-ci survécut à son fils : Robert 1er d’Artois périt à Mansourah en 1250 et la reine ne mourut qu’en 1252. L’Artois passa au fils de Robert 1er, Robert II. En 1297, le comté d’Artois est érigé en comté-pairie. Robert II fut tué à Courtrai en 1302. Le comté est alors disputé entre son petit-fils Robert III et sa fille Mahaut, et la Cour des pairs finit par trancher en faveur de la comtesse Mahaut. Mahaut épousa Othon IV, comte de Bourgogne. Elle mourut en 1329, laissant une fille Jeanne, qui, dès 1315, avait tenu le comté de Bourgogne comme héritage de son frère (Robert l’Enfant) et qui, en Artois, succéda à sa mère, à laquelle elle ne survécut que de quelques mois. Jeanne, mariée au roi Philippe V, en avait eu une fille du même nom qui, en 1318, épousa Eudes IV, duc de Bourgogne, auquel en 1330, à la mort de sa mère, elle fit passer l’Artois et la Franche-Comté. Eudes IV mourut en 1350. Son petit-fils, Philippe de Rouvre fut uni, en 1357, à Marguerite de Male, encore enfant à cette époque et qui se trouva veuve dès 1361. Huit ans plus tard, Marguerite se remariait avec Philippe le Hardi que son père, le roi Jean II, venait d’investir le 6 septembre 1363 du duché de Bourgogne, vacant par le décès de Philippe de Rouvre. Quant à l’Artois et à la Franche-Comté, que ce même Philippe de Rouvre avait tenus de son aïeule Jeanne, femme d’Eudes IV, ils remontèrent à sa grand-tante, Marguerite de France, sœur de Jeanne, fille de Philippe V1. Marguerite de France était veuve alors de Louis de Crécy mort en 1346, et à sa mort, en 1382, ce fut leur fils Louis de Male qui hérita de ces principautés

[4] Le Vermandois est érigé en comté par Louis 1er, fils de Charlemagne, en faveur du fils illégitime de son aîné Pépin, roi d’Italie, dont la famille, dite des Herbertiens, le possédera jusqu’au milieu du 11ème siècle. Herbert IV, huitième descendant de Pépin, étant mort, Eudes, son fils, fut dépouillé par les barons de son comté, qui fut donné à Hugues de France dit ensuite Hugues 1er de Vermandois, frère du roi capétien Philippe de France, Hugues étant l’époux d’Adèle, fille d’Herbert IV. Le Vermandois passe ensuite à Raoul 1er, né en 1085, dit « le Vaillant » ou « le Borgne » connu aussi sous le nom de Raoul de Crépy. Il est le fils d’Hugues de France, comte de Valois et de Vermandois du chef de sa mère, Adèle. Il est de 1102 à 1152 le second comte de Vermandois et de Valois.

[5] Le comté d’Auvergne est l’une des plus anciennes seigneuries de France, puisqu’elle a déjà été érigée à la fin de la période romaine. Durant l’ère mérovingienne, il devient même momentanément un duché. La famille des Comtes d’Auvergne gouverne le comté depuis le dixième siècle. Une crise éclate au sein de la famille en 1155, date à laquelle le comte Guillaume VII d’Auvergne est forcé par son oncle Guillaume VIII d’Auvergne à diviser le comté en deux. Guillaume VIII reprend le comté, tandis que Guillaume VII doit se satisfaire du titre de dauphin d’Auvergne. En 1360, le roi de France Jean II de France crée, sur la vieille Terre royale d’Auvergne, un duché d’Auvergne qui se transmet au sein de la famille royale

[6] Dans l’histoire de l’Anjou, le comté d’Anjou émerge au 10ème siècle en conséquence de la dislocation du royaume carolingien. Il devient l’une des plus importantes principautés du royaume de France aux 11ème et 12ème siècles. En 1204, le roi de France Philippe Auguste met la main sur le comté. Celui-ci retrouve une certaine autonomie à partir du règne de Saint Louis en tant qu’apanage. L’Anjou est érigé en duché au début de la guerre de Cent Ans.

[7] Les Plantagenêts sont une maison royale issue de la première maison d’Anjou avec le mariage en 1127 de Geoffroy V dit Plantagenet, fils de Foulques V d’Anjou, comte d’Anjou et du Maine, avec Mathilde l’Emperesse, fille d’Henri 1er Beauclerc, duc de Normandie, comte de Bretagne et roi d’Angleterre. Ils sont rois d’Angleterre de 1154 à 1485, ducs de Normandie et d’Aquitaine, comtes de Poitou et de Nantes, seigneurs d’Irlande (très brièvement comtes de Bretagne), seigneurs de Chypre, etc. Les maisons de Lancastre et d’York sont deux des branches des Plantagenêts, qui ont cessé de régner en 1485 à la mort du roi Richard III. Quoi qu’il en soit, la maison Plantagenêt est éteinte en ligne légitime depuis l’exécution d’Édouard Plantagenêt en 1499 par Henri VII.