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Clotaire II dit le jeune

jeudi 5 septembre 2013, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 10 septembre 2011).

Clotaire II dit le jeune (584-629)

Roi de Neustrie Soisson (584-629) et Roi de l’empire Franc (613-629)

Clotaire II roi des francs (Mérovingiens)

Fils de Chilpéric 1er et de Frédégonde, élevé au palais royal de Vitry-en-Artois, roi de Neustrie [1] dès l’âge de 4 mois, c’est sous la régence de sa mère Frédégonde qu’il fit périr atrocement Brunehaut. En 592, Frédégonde reprend la lutte contre sa belle-soeur Brunehaut et son fils Childebert II, roi d’Austrasie [2].

En 595, près de Droissy [3], a lieu la victoire de la Neustrie sur l’Austrasie de Childebert II, peu de temps après celui-ci meurt peut-être empoisonné par Frédégonde. Peu avant sa mort, Frédégonde bat l’armée austrasienne, envoyée par Brunehaut à Laffaux [4], près de Soissons, ce qui permet à Clotaire d’agrandir son royaume. En 599 ou 600, les 2 cousins de Clotaire, Théodebert roi d’Austrasie et Thierry II roi de Burgondie [5] s’allient contre lui et le battent à Dormelles [6]. Son royaume est démantelé. Il ne conserve qu’une douzaine de pagis ou comtés entre la Manche, la Seine et l’Oise. Les 2 frères se livrent un combat fratricide. En 612, grâce à l’alliance de Clotaire et Thierry, Théodebert est vaincu et mis à mort ainsi que son fils Mérovée. Les deux nouveaux alliés s’affrontent pour le partage de l’Austrasie. Alors qu’il marche sur la Neustrie, Thierry meurt à Metz en 613. Clotaire fait étrangler 2 des fils de Thierry.

Les Grands d’Austrasie et de Burgondie se rallient à Clotaire II. Ils lui livrent le royaume et Brunehaut qu’il supplicie. L’unité du royaume franc est alors assurée.

Il doit faire des concessions aux nobles par l’édit du 18 octobre 614 [7] qui reconnaît l’hérédité des maires de Palais [8]. Une période de Paix et de prospérité s’établit. L’Austrasie lui réclame un roi et il désigne son fils Dagobert 1er comme roi vers 623. A sa mort en 629, l’empire Franc va à son fils Dagobert, seules quelques villes, Toulouse, Agen, Cahors, Périgueux et Saintes vont à son second fils Caribert, pour l’occasion le royaume de l’Aquitaine est fondé.

La fin de son règne est paisible, son royaume bénéficie d’une relative abondance et les lois sont appliquées. Clotaire laisse le souvenir d’un souverain sage et a de ce fait préparé le règne de son fils Dagobert.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de terres et contées /gouvernement / France /CLOTAIRE II/ petit mourre dictionnaire d’histoire universelle édition Bordas 2004 p 269

Notes

[1] Royaume franc qui couvrait le nord-ouest de la France actuelle, et avait pour capitale Soissons. Néanmoins, il semble que le terme de Neustrie ne soit apparu qu’un siècle après la création du royaume. La Neustrie avait été créée lors du partage qui suivit la mort de Clovis 1er, en 511, et revint à Clotaire 1er, qui, au terme de son long règne de 50 ans, avait réussi à reconstituer le royaume de son père. Elle fut le 2ème grand royaume franc né lors des partages successoraux mérovingiens à partir des territoires conquis sur Syagrius. Son aire géographique était limitée par la Loire au sud, l’océan Atlantique et la Basse-Bretagne à l’ouest, et la Champagne à l’est. Elle s’étendait jusqu’en Flandre au nord.

[2] L’Austrasie désignait durant la période mérovingienne un royaume franc couvrant le nord-est de la France actuelle, les bassins de la Meuse et de la Moselle, jusqu’aux bassins moyen et inférieur du Rhin. La capitale en fut d’abord Reims, puis Metz. Les habitants de l’Austrasie étaient les Austrasiens. Ce royaume est apparu à la mort de Clovis en 511, lorsque le territoire de celui-ci est partagé entre ses fils. Cependant, le nom d’Austrasie n’est mentionné la première fois que pendant le règne de Childebert II. Berceau de la dynastie carolingienne, l’Austrasie disparaît en 751 avec le dernier roi mérovingien pour être intégrée dans le grand royaume franc que réunirent Pépin le Bref et Charlemagne.

[3] Commune française, située dans le département de l’Aisne et la région Picardie.

[4] Commune française, située dans le département de l’Aisne et la région Picardie.

[5] D’abord cantonnés en Sapaudia les Burgondes commencèrent par grignoter le territoire gaulois vers l’ouest. En 457, Gondioc et Chilpéric Ier saisirent une première occasion de pousser leurs frontières. A l’été 457 le Valais, la Tarentaise, les villes de Besançon, Chalon sur Saône, Langres, Autun, Grenoble ainsi que Lugdunum, la vieille capitale des Gaules, se livrèrent pacifiquement aux Burgondes. Egidius, le généralissime de Majorien en Gaule reprit aussitôt la capitale des Gaules mais il abandonna aux rois Burgondes leurs nouvelles terres. Lugdunum reviendra aux Burgondes vers 467 lorsque Chilpéric 1er s’en empara, comme il s’empara également à la même époque de la ville de Vienne. Il profita probablement des troubles qui secouèrent entre 469 et 475 un Empire d’Occident, alors à l’agonie, pour porter jusqu’à la Durance les limites de son royaume. Les villes de Viviers, Gap, Embrun, Die, Sisteron, Orange, Apt, Cavaillon, Avignon devinrent villes burgondes. L’empereur Népos reconnut leurs conquêtes. Dès ce moment le royaume burgonde eut, ou peu s’en faut, les limites qu’il conserva dès lors. Ce territoire ne comprenait pas moins de 25 diocèses ou anciennes cités romaines : Auxerre, Langres, Besançon, Chalon sur Saône, Autun, Lugdunum, Genève, Windisch, Octodurum actuellement Martigny, en Suisse, Vienne, Valence, Carpentras, Orange, Avignon, Cavaillon, Vaison, Gap, Embrun, Sisteron, Grenoble, Aoste, Die, Viviers, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Apt. Mais les Burgondes gagnent ou perdent incessamment du terrain. Marseille et son port, Arles et la Provence gagnés vers 484, et perdus après la guerre contre les Francs, conquêtes éphémères, auront un moment fait partie de leur territoire. À son apogée, les contours du royaume burgonde touchaient, au nord, la ligne des Vosges et la Durance au midi ; d’orient en occident, ils s’étendaient de l’Aar à la Saône et la Haute-Loire. Ce fut le territoire soumis à cette royauté qui prit, une première fois, le nom de Burgondia dans une correspondance de Cassiodore et rédigée en 507 au nom de Théodoric le Grand.

[6] Commune française, située dans le département de Seine-et-Marne et la région Île-de-France.

[7] L’édit de Clotaire II, Chlotarii II Edictum en latin, ou édit de Paris est promulgué par le roi des Francs Clotaire II, le 18 octobre 614 à Paris. Il est l’un des plus important instrument royaux de la période mérovingienne et une marque du développement de la monarchie franque. C’est l’un des derniers capitulaires mérovingiens, une série d’ordonnances juridiques régissant l’église et le royaume.

[8] A l’origine intendant général, chargé de diriger les services politiques et domestiques de la maison du roi, le maire du palais apparaît, dès le milieu du 7ème siècle, comme le personnage principal de l’Etat. C’est lui, de fait, qui exerce la réalité du pouvoir.