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Le 5ème Siècle est marqué par de grandes invasions et la fin de l’empire Romain

lundi 21 juin 2021 (Date de rédaction antérieure : 19 août 2012).

Le 5ème Siècle est marqué par de grandes invasions et la fin de l’empire Romain

Carte fin de l'empire

Longtemps pendant la période dite du Bas Empire [1], le déclin des villes et celui de la population, l’affaiblissement du commerce et celui de la vie culturelle, ont permis que peu à peu les Barbares prennent place en Gaule.

Le 31 décembre 406 a lieu l’invasion des Vandales [2]. Puis les années suivantes, les Burgondes [3] et les Francs [4] venus d’Allemagne pénètrent dans la Gaule romaine, suivis par les Wisigoths [5] venus du Danube [6].

C’est en 407 que les Alamans [7], les Alains [8], les Suèves [9] et les Vandales [10], tribus de Germains, ont déferlé sur la Gaule. Temps de massacres, de pillages. C’est en 412 que les Wisigoths ont pris place dans le sud du pays et en 451 les hordes des Huns [11] d’Attila à leur tour déferle sur la Gaule.

C’est le 7 avril 451 qu’Attila met à sac la ville de Metz [12]. A la tête des Huns, il poursuit dans la Gaule qu’il envahit, ses sujets Wisigoths qui ont fui l’Ukraine sans son accord et qui ont atteint l’Aquitaine [13], royaume fondé par Théodoric 1er, roi des Wisigoths, et l’Espagne. Mais il est battu aux Champs Catalauniques le 20 juin 451 [14]. Cette défaite entraîne l’éviction des Huns hors de Gaule et leur départ laisse le champ libre aux Francs de Clovis. Les Huns sont des nomades apparentés aux Mongols. Surgis de la lointaine Asie, ils se sont installés au 3ème siècle de notre ère dans la région du Danube en poussant devant eux les Germains. Sous leur pression, ces derniers se sont mis à leur tour en marche vers l’ouest et ont pénétré dans l’Empire romain.

Attila était un prince Hun, élevé à la cour de l’empereur romain d’Orient, à Constantinople [15]. En 445, de retour chez les siens, il devint roi de tous les Huns après avoir assassiné son propre frère. Attiré par les richesses de l’empire romain à son crépuscule, il prend part aux combats que livrèrent les Barbares aux troupes de Constantinople. Ayant obtenu un énorme tribut de Constantinople, il tourne ses regards vers l’Occident gallo-romain et le royaume wisigoth de Toulouse.

C’est ainsi qu’il franchit le Rhin [16] et attaque la Gaule. Après sa défaite, il revient vers le Rhin avec ses troupes composites de 200.000 hommes de toutes origines. Il est alors attaqué par Aétius, un général romain qui fut son compagnon d’armes dans sa jeunesse, et Théodoric 1er , le roi wisigoth de Toulouse. Ce dernier trouve la mort aux Champs Catalauniques après une mêlée confuse de plusieurs jours, sans véritable vainqueur.

Le roi des Huns refait ses forces et poursuit sa route. Il tente en vain de prendre Rome, mais le pape Léon 1er le Grand, principale autorité locale, va à sa rencontre aux portes de la ville. Les deux hommes parlent agréablement en latin et le redoutable guerrier se laisse convaincre de rebrousser chemin. Il s’en va avec ses troupes, ses femmes et ses serviteurs. Il meurt peu après sur les bords du Danube, mystérieusement, la nuit même de ses noces officielles.

Le 4 septembre 476 marque la fin de l’Empire romain d’Occident. Odoacre, qui s’est emparé de Rome, dépose le dernier empereur Romulus Augustule et renvoie les insignes du pouvoir à Byzance [17]. 6 siècles de domination sur la Gaule s’achèvent.

Odoacre, roi des Hérules [18], une tribu germanique, est un ancien dignitaire de la cour d’Attila. Entré au service des Romains, il a porté au pouvoir le patrice [19] Oreste et mis sur le trône le fils de ce dernier, Romulus Augustule.

Les revendications de la garde germanique n’ayant pas été satisfaites, Odoacre entre presque aussitôt en conflit avec Oreste. S’étant fait proclamer roi par ses troupes le 23 août 476, il bat et tue Oreste à Pavie [20] avant de déposer son fils le 4 septembre 476. Celui-ci quitte son palais de Rome pour un couvent napolitain, avec une confortable pension.

Respectueux des formes, Odoacre renvoie les insignes de la fonction impériale à Zénon, l’empereur d’Orient qui règne à Constantinople, signifiant de la sorte que les deux moitiés de l’empire romain sont désormais réunies. Elles avaient été séparées à la mort de Théodose, près d’un siècle plus tôt en 395. Dans les faits, la déposition de Romulus Augustule enregistre la mort de l’empire romain d’Occident.

Odoacre, qui a reçu de Zénon le titre de patrice des Romains, s’établit à Ravenne [21] et réorganise à son gré et sous son autorité la péninsule italienne. Il conquiert la Sicile [22] et la Dalmatie [23], menaçant à terme l’empereur d’Orient lui-même. Ce dernier appelle à la rescousse Théodoric, le roi des Ostrogoths [24], qui viendra difficilement à bout d’Odoacre.

En 486, près de Soissons [25], Clovis attaque et écrase Syagrius qui doit se réfugier chez les Wisigoths en Aquitaine. Clovis a le champ libre pour occuper la Gaule du Nord jusqu’à la Loire et obliger ce qui reste de l’armée romaine à passer à son service. L’épisode quasi légendaire du “vase de Soissons” n’est pas qu’une belle histoire. Il témoigne de la volonté politique de Clovis.

Mais des luttes sanglantes, mal connues ont lieu, pour soumettre les autres tribus franques et les Thuringiens [26], pour contenir la poussée des Alamans. Ces derniers sont vaincus et dispersés en 496 à la bataille dite de Tolbiac [27] et la partie rhénane de leur royaume passe sous protectorat franc.

C’est le 25 décembre 496 ou 498, à la suite de sa victoire à Tolbiac contre les Alamans qu’a lieu le Baptême de Clovis et de 3000 de ses guerriers à Reims [28] par Saint Rémi.

Ce n’est que dans les dernières années du 5ème siècle et dans les premières du 6ème que Clovis, qui l’emporte en 507 sur les Wisigoths à Vouillé [29], parvient à rassembler autour de lui et de la branche salienne [30], des Francs implantée à Tournai [31] ainsi que la presque totalité des peuples de Gaule ,les Ostrogoths exceptés, autour de chefs qui ne se contentent plus d’être des chefs de guerre mais qui deviennent les propriétaires de vastes territoires.

Les royaumes barbares qui se mettent en place, avec les Francs au nord, les Burgondes le long de la Saône [32] et du Rhône [33], les Wisigoths au sud, renversent les hiérarchies que la paix romaine avait établies. C’est à cette époque que l’évêque de Clermont [34] Sidoine Apollinaire écrivait à l’un de ses amis. “ Maintenant, en effet, qu’ont été abolis les degrés des dignités grâce auxquelles on avait l’habitude de distinguer les grands des humbles, le seul signe de noblesse sera désormais la connaissance des lettres ”.

P.-S.

Source : archives ljallamion histoire du 5ème/encyclopédie Imago mundi/ Herodote/Histoire/ Historia ect...

Notes

[1] Le Bas-Empire est la période finale de l’Empire romain. Venant à la suite du Haut Empire, il constitue la deuxième des périodes historiographiques de l’Empire romain vue par les historiens français. Ces termes sont des concepts usuels, mais leurs limites chronologiques respectives ne sont pas fixées de façon unanime. La date de début varie selon les auteurs, 192 ou 235 ; la date de fin généralement admise est 476.

[2] Peuple germanique oriental. Ils s illustrèrent en pillant successivement la Gaule, la Galice et la Bétique en Espagne, l Afrique du Nord et les îles de la Méditerranée occidentale lors des Grandes invasions, au 5ème siècle. Ils fondèrent également un royaume vandale d Afrique, dit royaume de Carthage de 439 à 533.

[3] D’abord cantonnés en Sapaudia les Burgondes commencèrent par grignoter le territoire gaulois vers l’ouest. En 457, Gondioc et Chilpéric Ier saisirent une première occasion de pousser leurs frontières. A l’été 457 le Valais, la Tarentaise, les villes de Besançon, Chalon sur Saône, Langres, Autun, Grenoble ainsi que Lugdunum, la vieille capitale des Gaules, se livrèrent pacifiquement aux Burgondes. Egidius, le généralissime de Majorien en Gaule reprit aussitôt la capitale des Gaules mais il abandonna aux rois Burgondes leurs nouvelles terres. Lugdunum reviendra aux Burgondes vers 467 lorsque Chilpéric 1er s’en empara, comme il s’empara également à la même époque de la ville de Vienne. Il profita probablement des troubles qui secouèrent entre 469 et 475 un Empire d’Occident, alors à l’agonie, pour porter jusqu’à la Durance les limites de son royaume. Les villes de Viviers, Gap, Embrun, Die, Sisteron, Orange, Apt, Cavaillon, Avignon devinrent villes burgondes. L’empereur Népos reconnut leurs conquêtes. Dès ce moment le royaume burgonde eut, ou peu s’en faut, les limites qu’il conserva dès lors. Ce territoire ne comprenait pas moins de 25 diocèses ou anciennes cités romaines : Auxerre, Langres, Besançon, Chalon sur Saône, Autun, Lugdunum, Genève, Windisch, Octodurum actuellement Martigny, en Suisse, Vienne, Valence, Carpentras, Orange, Avignon, Cavaillon, Vaison, Gap, Embrun, Sisteron, Grenoble, Aoste, Die, Viviers, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Apt. Mais les Burgondes gagnent ou perdent incessamment du terrain. Marseille et son port, Arles et la Provence gagnés vers 484, et perdus après la guerre contre les Francs, conquêtes éphémères, auront un moment fait partie de leur territoire. À son apogée, les contours du royaume burgonde touchaient, au nord, la ligne des Vosges et la Durance au midi ; d’orient en occident, ils s’étendaient de l’Aar à la Saône et la Haute-Loire. Ce fut le territoire soumis à cette royauté qui prit, une première fois, le nom de Burgondia dans une correspondance de Cassiodore et rédigée en 507 au nom de Théodoric le Grand.

[4] Les Francs constituent un peuple germanique apparaissant sous la forme d’une confédération au moment des grandes invasions. Une partie d’entre eux joue un rôle central dans l’histoire de France, celle des Pays-Bas, celle de la Belgique, celle du Luxembourg et celle de l’Allemagne à compter de leur sédentarisation en Gaule romaine. Ils ont donné leur nom à la France et aux Français ainsi qu’à de nombreuses places et régions en Allemagne, les plus connus étant la ville Francfort-sur-le-Main et la région nord de Bavière, Franken, Franconie en français. C’est en 254 que les Alamans attaquent une nouvelle fois le limes, qu’ils franchissent et ravagent la Gaule belgique et au même moment les Francs débutent leurs incursions sur le sol romain. Ils commencent par le pillage de la Germanie inférieure avant d’être repoussés par Gallien en 257. Profitant du départ de Gallien vers la Pannonie, ils reprennent leurs incursions, mais sont provisoirement battus par Postumus. Celui-ci se proclame empereur des Gaules et doit lutter contre Gallien, ce qui laisse le champ libre aux incursions terrestres des Francs, qui se lancent également dans des expéditions maritimes, ravageant la baie de Somme, le Cotentin, le Morbihan, les basses vallées de la Seine et de la Loire et même les côtes de la Lusitanie. Ce n’est qu’en 264 que Postumus réussit à mettre fin à ces raids, tant terrestres que maritimes. La mort de Postumus et les luttes de ses successeurs contre les empereurs légitimes laissent le champ libre aux Francs et aux Alamans qui reprennent leurs pillages en 269. Probus soumet les Alamans en 277, mais ne parvient pas à réduire ni les Francs occidentaux qui occupent la Batavie, ni les Francs transrhénans qui occupent la Toxandrie et les environs de Trèves

[5] Les Wisigoths entrent en Gaule, ruinée par les invasions des années 407/409. En 416 les Wisigoths et leur roi Wallia continuent leur invasion en Espagne, où ils sont envoyés à la solde de Rome pour combattre d’autres Barbares. Lorsque la paix avec les Romains fut conclue par le fœdus de 418, Honorius accorda aux Wisigoths des terres dans la province Aquitaine seconde. La sédentarisation en Aquitaine a lieu après la mort de Wallia. Les Wisigoths pénétrèrent en Espagne dès 414, comme fédérés de l’Empire romain. Le royaume des Wisigoths eut d’abord Toulouse comme capitale. Lorsque Clovis battit les Wisigoths à la bataille de Vouillé en 507, ces derniers ne conservent que la Septimanie, correspondant au Languedoc et une partie de la Provence avec l’aide des Ostrogoths. Les Wisigoths installèrent alors leur capitale à Tolède pour toute la suite. En 575 ils conquièrent le royaume des Suèves situé dans le nord du Portugal et la Galice. En 711 le royaume est conquis par les musulmans.

[6] Le Danube est le deuxième fleuve d’Europe par sa longueur (après la Volga qui coule entièrement en Russie). Il prend sa source dans la Forêt-Noire en Allemagne lorsque deux cours d’eau, la Brigach et la Breg, se rencontrent à Donaueschingen où le fleuve prend le nom de Danube. La longueur du Danube dépend du point de départ considéré : 2 852 km pour la confluence de Donaueschingen mais 3 019 km à partir de la source de la Breg. Il coule vers l’est et baigne plusieurs capitales de l’Europe centrale, orientale et méridionale

[7] Les Alamans ou Alémans étaient un ensemble de tribus germaniques établies d’abord sur le cours moyen et inférieur de l’Elbe puis le long du Main, où ils furent mentionnés pour la première fois par Dion Cassius en 213. Ces peuples avaient pour point commun de rivaliser avec les Francs, sans doute à l’origine un autre regroupement d’ethnies établies plus au nord sur la rive droite du Rhin. Le royaume alaman désigne le territoire des Alamans décrit à partir de 269.

[8] Les Alains étaient un groupe de nomades scythes. Les Alains forment un peuple scythique, probablement originaire d’Ossétie. D’ailleurs, les Ossètes d’aujourd’hui se présentent comme les descendants directs des Alains. Ce sont des cavaliers nomades apparentés aux Sarmates et très proches des Iazyges, des Roxolans et des Taïfales.

[9] Dans le cadre des Grandes Invasions, les Suèves se sédentarisent dans la région correspondant à l’actuelle Galice et au nord du Portugal au début du 5ème siècle. Ce royaume suève prend Bracara Augusta, actuelle Braga, comme capitale et existe de 410 à 584, année de son effondrement devant l’armée du royaume wisigoth dirigée par le roi Léovigild.

[10] Les Vandales sont un peuple germanique oriental. Ils conquirent successivement la Gaule, la Galice et la Bétique (sud de l’Espagne), l’Afrique du Nord et les îles de la Méditerranée occidentale lors des Grandes invasions, au 5ème siècle. Ils fondèrent également le « royaume vandale d’Afrique » (439–534) dont la capitale fut Carthage.

[11] Les Huns sont un ancien peuple nomade originaire de l’Asie centrale, dont la présence en Europe est attestée à partir du 4ème siècle et qui y établirent le vaste empire hunnique. L’origine des Huns est disputée. Les Huns ont joué un rôle important dans le cadre des grandes invasions qui contribuèrent à l’écroulement de l’Empire romain d’Occident. Sous le règne d’Attila, l’empire est unifié mais ne lui survit pas plus d’un an. Les descendants et successeurs des Huns occupent encore diverses parties de l’Europe de l’Est et d’Asie centrale entre les 4ème et 6ème siècles, et laissent encore quelques traces dans le Caucase jusqu’au début du 8ème siècle.

[12] Metz est une commune française située dans le département de la Moselle, en Lorraine. Préfecture de département. Metz et ses alentours, qui faisaient partie des Trois-Évêchés de 1552 à 1790, se trouvaient enclavés entre la Lorraine ducale et le duché de Bar jusqu’en 1766.

[13] L’Aquitaine est le nom donné depuis au moins le 1er siècle av. jc à une région ancrée sur la façade Atlantique et le versant nord des Pyrénées. En 507, Clovis, appelé par les évêques de Novempopulanie, l’intègre au royaume des Francs, en battant Alaric II, roi des Wisigoths, à la bataille de Vouillé. 671 voit l’indépendance de l’Aquitaine, dirigée par le duc Loup 1er de Vasconie. Entre 719 et 732, les ducs Eudes et son fils Hunald 1er détiennent l’Albigeois où ils ont des biens. Eudes combat les Sarrasins en Albigeois. En 721, le duc Eudes bat le Califat omeyyade à la Bataille de Toulouse. 732 voit la défaite du duc d’Aquitaine et l’invasion de la Vasconie par l’émir Abd el Rahman, arrêté à la bataille de Poitiers par Charles Martel, qui commence la réunion de l’Aquitaine sous contrôle des Vascons au royaume franc. 742 et 743 voient les campagnes des fils de Charles Martel, Carloman et Pépin le Bref, contre l’Aquitaine et la Vasconie (et la Bavière). Entre 760 et 768, Pépin le Bref entreprend chaque printemps des expéditions sanglantes contre le duc Waïfre, fils d’Hunald 1er. Le 2 juin 768, ce dernier est finalement tué par un des siens, Waratton, sur ordre de Pépin. En 778, l’armée de Roland, piégée par le wali de Saragosse, a été défaite par les Vascons dans les montagnes basques de Roncevaux en revenant de Pampelune. Puis Charlemagne crée en 781 pour son fils Louis le Débonnaire alors âgé de 3 ans, le royaume d’Aquitaine englobant les territoires du Rhône à l’Atlantique.

[14] Les champs Catalauniques sont une plaine de Champagne. Ce toponyme historique tient son nom des Catalaunes, un peuple gaulois. Les champs Catalauniques tirent leur notoriété de la défaite qu’y subirent en 451 les Huns d’Attila, vaincu par le Romain Aetius.

[15] Constantinople est l’appellation ancienne et historique de l’actuelle ville d’Istanbul en Turquie (du 11 mai 330 au 28 mars 1930). Son nom originel, Byzance, n’était plus en usage à l’époque de l’Empire, mais a été repris depuis le 16ème siècle par les historiens modernes.

[16] Le Rhin est un fleuve d’Europe centrale et de l’Ouest, long de 1 233 km. Son bassin versant, de 198 000 km², comprend le Liechtenstein, la majeure partie de la Suisse et du grand-duché de Luxembourg, une partie de l’Autriche, de l’Italie et de la Belgique, de grandes parties de l’Allemagne et des Pays-Bas et une partie de la France. Il s’agit du plus long fleuve se déversant dans la mer du Nord et de l’une des voies navigables les plus fréquentées du monde.

[17] Byzance est une ancienne cité grecque, capitale de la Thrace, située à l’entrée du Bosphore sous une partie de l’actuelle Istanbul. La cité a été reconstruite par Constantin 1er et, renommée Constantinople en 330, elle est devenue la capitale de l’Empire romain, puis de l’Empire romain d’Orient et enfin de l’Empire ottoman à partir de 1453 date de la prise de la ville par les Turcs. Elle fut rebaptisée Istanbul en 1930.

[18] Les Hérules sont un peuple germanique appartenant au groupe ostique, ou groupe des Germains dits « orientaux », issus de Scandinavie, comme les Goths, les Vandales, les Burgondes, et les Gépides entre autres. Peu connus, les Hérules apparaissent comme un peuple mineur mais furent souvent signalés dans les raids gothiques et notamment sur la Mer Noire, où ils se découvrent vite une vocation de pirates. En 267, ils pillent Athènes et mettent ainsi fin à la prestigieuse production sculpturale de la ville. Ils sont mentionnés pour la première fois dans les sources romaines au 3ème siècle lorsqu’en 268 et 269, ils prennent part à une coalition barbare qui réunit les Peucins et les Carpes, petites peuplades germaniques, mais également des Gépides, et surtout des Goths. Au 3ème siècle, un autre peuple germanique, les Lombards, alors établis en Pannonie et qui ne font irruption en Occident qu’en 568, sont alliés ou sont vassaux des Hérules. Au 5ème siècle, ces derniers possèdent un semblant de royaume le long du Danube, bien qu’étant sans doute peu nombreux, c’est probablement de là que part la bande armée dont Odoacre, par ailleurs un des leurs déjà établi en Italie, prend la tête. Ce dernier incendie Pavie, pille Rome et dépose l’empereur Romulus Augustule, se faisant proclamer « Roi d’Italie » en 476.

[19] Patrice est un titre de l’empire romain, créé par Constantin 1er. Dans les années 310-320, Constantin abolit le patriciat romain, vieille distinction sociale qui avait ses racines au début de la république romaine. Le titre de patrice est désormais accordé par l’empereur à des personnes de son choix, et non plus à des familles entières. Dès son apparition, le titre de patrice permet à son titulaire d’intégrer la nobilitas, comme le faisait déjà le patriciat républicain. Le titre était décerné à des personnages puissants mais non membres de la famille impériale ; il vient dans la hiérarchie immédiatement après les titres d’Auguste et de César. Ce titre fut ensuite conféré à des généraux barbares au service de l’empire. Le titre fut encore porté par des notables gallo-romains au 6ème siècle. Sous les Mérovingiens, le titre de patrice était donné au commandant des armées burgondes. Les papes l’ont notamment décerné à plusieurs reprises pour honorer des personnages qui les avait bien servis. Le titre fut également conservé dans l’Empire byzantin, et son importance fut même accrue au 6ème siècle par Justinien 1er, qui en fit la dignité la plus haute de la hiérarchie aulique. C’était une dignité accordée par brevet. Dans les siècles suivants, elle fut progressivement dévaluée par la création de nouveaux titres. La dignité de patrice disparut à Byzance au 12ème siècle.

[20] Pavie est une ville de la province de même nom en Lombardie (Italie). Pavie est située sur les rives du Tessin, à une dizaine de kilomètres en amont de son confluent avec le Pô. Milan, au nord, est distante de 35 km ; Gênes, au sud, de 90 km ; Turin, à l’ouest, de 110 km.

[21] Ravenne est une ville italienne de la province de Ravenne en Émilie-Romagne. Elle est considérée comme la capitale mondiale de la mosaïque. Ravenne fut une cité de première importance au tournant de l’Antiquité et du Moyen Âge. En 402, pendant le règne d’Honorius, elle fut, du fait de sa position stratégique plus favorable, élevée au rang de capitale de l’Empire romain d’Occident en lieu et place de Milan, trop exposée aux attaques terrestres des barbares. Son port de grande capacité, sur l’Adriatique, la mettait en communication aisée avec Constantinople, capitale de l’Empire romain d’Orient. La cité continua d’être le centre de l’Empire d’Occident jusqu’à la chute de celui-ci en 476. Elle devint alors la capitale du royaume d’Italie d’Odoacre, puis à partir de 493 celle du royaume des Ostrogoths, sous Théodoric le Grand, qui englobait l’Italie, la Rhétie, la Dalmatie et la Sicile. En 540, sous le règne de Justinien 1er, Ravenne fut conquise par le général de l’Empire d’orient Bélisaire ; elle fut ensuite reconquise par les Ostrogoths avant d’être à nouveau reprise par le général de l’Empire d’orient Narsès en 552. C’est pour contrer le danger né de l’invasion des Lombards en Italie à partir de 568, que Ravenne devint le siège de l’exarchat byzantin d’Italie, par décision de l’empereur Maurice. La concentration de tous les pouvoirs civils et militaires entre les mains de l’exarque, représentant personnel de l’empereur byzantin favorisa, à long terme, l’émancipation des territoires du nord de l’Italie vis-à-vis du pouvoir impérial. Ravenne fut prise en 752 par Aistolf, roi des Lombards. Deux ans après, Pépin le Bref, roi des Francs, la lui enleva et la donna au Saint-Siège.

[22] La Sicile est la plus grande île méditerranéenne. Avec une superficie de 25 708 km², c’est la région la plus étendue de l’Italie et son territoire est constitué de neuf anciennes provinces à leur tour partagées en 390 municipalités. Elle est également la seule région italienne à compter 2 des 10 villes les plus peuplées du pays : Palerme et Catane. Son chef-lieu est Palerme.

[23] La Dalmatie est une région littorale de la Croatie, le long de la mer Adriatique, qui va de l’île de Pag, au nord-ouest, à Dubrovnik et la baie de Kotor au Monténégro au sud-est.

[24] Les Ostrogoths étaient une des deux fractions des Goths, peuple germanique venu des confins de la Baltique et établi au 4ème siècle en Ukraine et en Russie méridionale, au nord de la mer Noire, l’autre fraction étant celle des Wisigoths. Ils jouèrent un rôle considérable dans les événements de la fin de l’Empire romain.

[25] Soissons est une commune française située dans le département de l’Aisne. Soissons est historiquement connue pour avoir été la première capitale de la France. La ville connaît la prospérité aux 12ème siècle et 13ème siècle qui ont laissé de nombreux édifices gothiques.

[26] Le territoire de cet éphémère royaume s’étendait de l’Elbe et la Mulde à l’est jusqu’à la Hesse incluse à l’ouest, de l’Altmark inclus au nord jusqu’au Danube au sud duquel les Ostrogoths ont étendu leur gouvernement. Tant que cet État a bénéficié de l’alliance scellée avec ces derniers sous le règne de Théodoric, il a perduré comme un État tampon face aux Francs. Inévitablement, leur terre portera leur nom de Thuringe par la suite.

[27] Bataille de Tolbiac : A l’issue de l’épisode légendaire du vase de Soissons , Clovis choisit avec intelligence de ne pas poursuivre aussitôt sa conquête vers le sud, mais d’affermir ses positions à l’est. Luttes sanglantes, mais mal connues, pour soumettre les autres tribus franques et les Thuringiens, pour contenir la poussée des Alamans. Ces derniers sont vaincus et dispersés en 496 ou 506 à la bataille dite de Tolbiac aujourd’hui Zülpich et la partie rhénane de leur royaume passe sous protectorat franc. Après cette victoire, il est convenu de situer le baptême de Clovis, avec 3 000 de ses guerriers, par saint Remi, évêque de Reims. Cette conversion place Clovis, le barbare païen, dans l’ordre religieux du côté de ses sujets gallo-romains.

[28] Le premier texte précis concernant le diocèse de Reims date du concile d’Arles en 314 : parmi les 16 évêques figurant à ce concile se trouvaient ceux de Reims (Bétause) et de Trèves, provinces de la Gaule belgique. D’après la tradition, l’évêché de Reims fut fondé vers 250 par les saints Sixte et Sinice. Aucun de leurs successeurs ne fut plus célèbre que saint Remi, mort en 533, après 74 ans d’épiscopat. Une des prérogatives des archevêques de Reims fut de sacrer les rois de France, avec l’huile de la Sainte Ampoule. Dans la cathédrale de Reims actuelle, de Louis VIII à Charles X, vingt-cinq rois de France furent sacrés. L’archevêque reçut le titre de primat de Gaule belgique en 1089. En 1023, l’archevêque Ebles acquit définitivement le comté de Reims, qui fut érigé en duché-pairie entre 1060 et 1170.

[29] La bataille de Vouillé, qui s’est déroulée au printemps 507, est une bataille qui opposa les Wisigoths, au sud, aux Francs, au nord. Cette bataille vit la victoire des Francs, les Wisigoths perdant leur roi Alaric II au combat, et étant contraint de laisser un vaste territoire (midi de la France) aux vainqueurs.

[30] Tribu franque d’origine germanique installée au 4ème siècle en Toxandrie, région comprise entre la Meuse et l’Escaut. Avec les Francs ripuaires, ils constituent la principale peuplade franque. Ils envahissent la Gaule au 5ème siècle sous l’impulsion de leur chef Mérovée, ancêtre des Mérovingiens. Sous le règne de Clovis, ils se rendent maîtres d’une grande partie de la Gaule et rédigent leurs coutumes dans un texte connu sous le nom de loi salique.

[31] Tournai est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne et en Flandre romane , chef-lieu d’arrondissement en province de Hainaut et siège de l’évêché de Tournai.

[32] La Saône est une rivière de l’Est de la France, principal affluent de la rive droite du Rhône. Avec une longueur de près de 480 kilomètres, c’est le neuvième cours d’eau le plus long de France. Depuis 3 000 ans, des bateaux naviguent sur la Saône. Une pirogue datant de l’âge du bronze a été découverte à Saint-Marcel. Datant de l’âge du fer une pirogue a été découverte à Thorey. La Saône a joué le rôle de frontière naturelle par le passé. Notamment, son franchissement par les Helvètes en 58 av. jc marque l’un des éléments déclencheurs de la Guerre des Gaules. À Chalon-sur-Saône, deux épaves de l’époque romaine ont été découvertes. Sur la Saône, la navigation s’effectuait essentiellement à la descente. Dirigés à l’aide de grands rame-gouvernails, les bateaux chargés profitaient d’une pointe d’eau pour se laisser glisser sur la rivière. La remonte, ordinairement à vide, s’effectuait en convois halés par 2 ou 4 chevaux

[33] Le Rhône est un fleuve d’Europe, long de 812 kilomètres (un tiers en Suisse et deux tiers en France). Il prend sa source dans le glacier du Rhône, en Suisse, à une altitude de 2 209 m, à l’extrémité orientale du Valais, dans le massif des Alpes uranaises. Il parcourt 290 km en Suisse, se jetant dans le Léman pour en sortir à Genève. Il entre ensuite en France. Il termine son cours dans le delta de Camargue pour se jeter dans la mer Méditerranée. Port-Saint-Louis-du-Rhône est la dernière ville traversée par le Rhône.

[34] Le diocèse d’Auvergne est établi à Arvernis, l’ancien chef-lieu de la cité des Arvernes. Ses évêques ne sont appelés évêques de Clairmont ou Clermont (aujourd’hui Clermont-Ferrand) qu’en 1160. À partir de 1317, le diocèse est démembré et un diocèse particulier est créé pour la Haute Auvergne : le diocèse de Saint-Flour.