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William de Newburgh ou de Newbury ou Guillaume de Newburgh

vendredi 14 juillet 2017

William de Newburgh ou de Newbury ou Guillaume de Newburgh (vers 1136-vers 1198)

Historien anglais du Moyen Âge-Chanoine de saint Augustin

Son travail majeur est “Historia rerum Anglicarum ou Historia de rebus anglicis” [1].

Les historiens lui prêtent une importance certaine, car il rapporte plusieurs détails sur l’anarchie anglaise alors qu’Étienne d’Angleterre était au pouvoir. C’est l’un des ouvrages majeurs de cette époque en ce qui concerne les histoires de revenants du Moyen Âge, vampires compris.

Newburgh a publié son ouvrage en se basant sur des sources crédibles, au contraire du “Historia Regum Britanniae” [2] de Geoffroy de Monmouth, duquel il était d’ailleurs critique. « Seule une personne ignorante de l’histoire ancienne douterait de la façon dont il a sans honte et sans pudeur menti à propos de presque tout. » Il a critiqué Geoffroy pour avoir écrit une histoire qui entrait en conflit avec les récits de Bède le Vénérable.

La croyance dans le retour des âmes de personnes décédées étant forte au 12ème siècle, l’Historia de Newburgh rapporte de courtes histoires à propos de revenants qu’il a entendues, tout comme son contemporain Walter Map . Il a aussi mentionné l’arrivée d’enfants verts à Woolpit [3] au Suffolk [4], enfants en provenance de la terre de Saint-Martin. Ayant mentionné plusieurs événements étranges pour son époque, il croyait qu’ils avaient une signification, mais n’a pas offert d’explications.

Il a aussi composé un texte sur le “Cantique des Cantiques” et trois sermons sur des textes liturgiques.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « William of Newburgh »

Notes

[1] Histoire des affaires anglaises, une histoire de l’Angleterre de 1066 à 1198

[2] L’Historia regum Britanniae (en français : « Histoire des rois de Bretagne ») est une œuvre rédigée en latin entre 1135 et 1138, par l’écrivain gallois Geoffroy de Monmouth. Le texte présente une histoire légendaire des rois de l’île de Bretagne depuis Brutus, fondateur mythique de la lignée, jusqu’à Cadwaladr. On y trouve la première apparition de personnages marquants tels que Merlin ou Uther Pendragon. Proche de la chronique, le texte présente la succession d’une centaine de règnes avec des passages épiques. L’auteur prétend que c’est une traduction du Britannici sermonis liber vetustissimus (« Le livre le plus ancien de la langue britannique »), manuscrit en langue bretonne dont l’existence est généralement contestée même si certains auteurs, dont Léon Fleuriot, affirment que ce manuscrit a pu exister. L’œuvre eut un grand succès au Moyen Âge, puisque 215 manuscrits sont recensés. Elle marque la naissance littéraire de la matière de Bretagne et a eu une influence déterminante sur la légende arthurienne. Une adaptation en français est faite par le trouvère normand Wace en 1155 titrée Le roman de Brut.

[3] *

[4] Le Suffolk a des frontières au nord avec le Norfolk, à l’ouest avec le Cambridgeshire et au sud avec l’Essex. Il est bordé à l’est par la mer du Nord. La capitale du comté est Ipswich et les autres villes importantes sont Lowestoft et Bury St Edmunds. La ville de Felixstowe est, quant à elle, l’un des plus grands ports de containers d’Europe.