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Magnus Felix Ennodius dit Ennode de Pavie

mercredi 1er octobre 2014

Magnus Felix Ennodius dit Ennode de Pavie (473/474-521)

Évêque de Pavie-Légat à Constantinople

Magnus Felix Ennodius dit Ennode de Pavie Évêque de Pavie-Légat à ConstantinopleNé dans une famille arlésienne. Après la mort de ses parents, il va vivre chez une tante paternelle en Ligurie [1]. Il trouve alors la protection d’une famille riche et pieuse et se fiance ou se marie avec une fille de cette famille.

En 494, il est secrétaire au service de l’évêque Épiphane de Pavie lors de négociations avec le roi des Burgondes [2] Gundobad à Lyon. C’est donc à cette époque qu’il entre dans le clergé. Il est ensuite attaché au service de Milan, où il devient le conseiller de l’évêque Laurent, probablement à la mort d’Epiphane. Il est fait diacre vers 502.

II joue un rôle important dans le schisme laurentin, en s’engageant du côté de Symmaque et en participant aux conciles romains de 501 et 502. Lors du “Synodus Palmaris”, du 23 octobre 501, qu’avait convoqué à Rome Théodoric, il fut décidé que le Synode n’avait pas le pouvoir de juger un pape, car c’était interdit par Dieu. C’est cette thèse que défend Ennode dans le “Libellus pro Synodo”.

En 514, il devient lui-même évêque de Pavie. Le pape Hormisdas l’envoie comme légat à Constantinople en 515, puis en 517 pour défendre le point de vue romain sur le schisme d’Acacius.

Il est enterré à Pavie le 17 juillet 521.

Les œuvres d’Ennodius sont une source importante pour le début du 6ème siècle. Elles sont souvent négligées à côté de ses contemporains. C’est un homme imprégné de culture classique, qui n’hésite pas à faire des références à la mythologie païenne.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Ennode de Pavie/ Portail du christianisme/ Légat du pape

Notes

[1] La Région de Ligurie plus couramment appelée Ligurie, est une région d’Italie située dans le nord-ouest de la péninsule. Son nom vient du peuple antique des Ligures, même si ceux-ci occupaient un territoire beaucoup plus étendu que celui de la Ligurie actuelle.

[2] D’abord cantonnés en Sapaudia les Burgondes commencèrent par grignoter le territoire gaulois vers l’ouest. En 457, Gondioc et Chilpéric Ier saisirent une première occasion de pousser leurs frontières. A l’été 457 le Valais, la Tarentaise, les villes de Besançon, Chalon sur Saône, Langres, Autun, Grenoble ainsi que Lugdunum, la vieille capitale des Gaules, se livrèrent pacifiquement aux Burgondes. Egidius, le généralissime de Majorien en Gaule reprit aussitôt la capitale des Gaules mais il abandonna aux rois Burgondes leurs nouvelles terres. Lugdunum reviendra aux Burgondes vers 467 lorsque Chilpéric 1er s’en empara, comme il s’empara également à la même époque de la ville de Vienne. Il profita probablement des troubles qui secouèrent entre 469 et 475 un Empire d’Occident, alors à l’agonie, pour porter jusqu’à la Durance les limites de son royaume. Les villes de Viviers, Gap, Embrun, Die, Sisteron, Orange, Apt, Cavaillon, Avignon devinrent villes burgondes. L’empereur Népos reconnut leurs conquêtes. Dès ce moment le royaume burgonde eut, ou peu s’en faut, les limites qu’il conserva dès lors. Ce territoire ne comprenait pas moins de 25 diocèses ou anciennes cités romaines : Auxerre, Langres, Besançon, Chalon sur Saône, Autun, Lugdunum, Genève, Windisch, Octodurum actuellement Martigny, en Suisse, Vienne, Valence, Carpentras, Orange, Avignon, Cavaillon, Vaison, Gap, Embrun, Sisteron, Grenoble, Aoste, Die, Viviers, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Apt. Mais les Burgondes gagnent ou perdent incessamment du terrain. Marseille et son port, Arles et la Provence gagnés vers 484, et perdus après la guerre contre les Francs, conquêtes éphémères, auront un moment fait partie de leur territoire. À son apogée, les contours du royaume burgonde touchaient, au nord, la ligne des Vosges et la Durance au midi ; d’orient en occident, ils s’étendaient de l’Aar à la Saône et la Haute-Loire. Ce fut le territoire soumis à cette royauté qui prit, une première fois, le nom de Burgondia dans une correspondance de Cassiodore et rédigée en 507 au nom de Théodoric le Grand.