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Jean d’Épiphanie

mardi 21 avril 2020, par lucien jallamion

Jean d’Épiphanie

Historien de langue grecque de la fin du 6ème siècle

Une façade ancienne à Hama l'antique Épiphanie de SyrieNatif de la ville d’Épiphanie en Syrie [1]. Il était le cousin d’ Évagre le Scholastique , natif de la même ville, qui parle de lui comme l’une de ses sources dans son “Histoire ecclésiastique”. Ce passage d’Évagre est d’ailleurs la seule source d’information sur Jean en dehors de son texte.

Les deux cousins exerçaient la profession d’avocat, étaient devenus conseillers juridiques de Grégoire 1er , patriarche d’Antioche [2], et obtinrent le titre de apoéparque [3]. Dans le cadre de ses fonctions auprès du patriarche Grégoire, il eut l’occasion de rencontrer des dignitaires du royaume des Perses, et surtout, au moment du séjour de Khosro II, renversé par Vahram Chubin, à Circésium avec sa suite, en 590, il accompagna le patriarche dans une importante mission diplomatique confiée par l’empereurMaurice. Ensuite, il rédigea une œuvre historiographique sur les relations entre les Perses et les Romains après la mort de l’empereur Justinien en 565.

De cette œuvre, seuls ont été conservés les 5 premiers paragraphes, qui se trouvent dans le manuscrit “Vaticanus graecus” . Elle a inspiré l’Histoire ecclésiastique d’Évagre, mais aussi l’œuvre historique de Théophylacte Simocatta qui porte sur le règne de l’empereur Maurice. La première a été rédigée en 594, la seconde vers 630. Ensuite, Jean d’Épiphanie semble disparaître dans la tradition byzantine.

Théophane le Confesseur et Jean Zonaras s’inspirent semble-t-il uniquement d’Évagre et de Théophylacte ; Photius n’a aucun codex sur lui ; aucun extrait de son œuvre ne figure dans les “Excerpta” de Constantin VII Porphyrogénète.

Le court passage qui a été conservé directement comprend un paragraphe d’introduction et le récit du début de la guerre entre les Perses et les Byzantins qui commence en 571. Ce récit est d’ailleurs inspiré, soit de Théophane de Byzance , soit de Ménandre le Protecteur.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Jean d’Épiphanie/ Portail de l’historiographie/ Catégories : Historien byzantin

Notes

[1] Hama, Hamah et parfois Hamath, est une ville se trouvant en Syrie, chef-lieu du gouvernorat de Hama. Elle occupe l’emplacement de l’antique Épiphanie de Syrie. De la forteresse au centre de la ville il ne reste guère que la colline sur laquelle elle était construite en bordure de l’Oronte. Les dynastes arabes prennent peu à peu possession de parties de la Syrie. Mais les Romains interviennent, avec Pompée, et Hama devient une partie de l’importante province romaine de Syrie (64 av. jc-211), jusqu’au Bas-Empire romain. Dès 330, l’Empire byzantin maîtrise la région, et Hama continue à prospérer, sous le nom d’Emath ou Emathoùs, en contexte chrétien. L’historien Jean d’Épiphanie y est né.

[2] Le titre de « patriarche d’Antioche » est traditionnellement porté par l’évêque d’Antioche (dans l’actuelle Turquie). L’Église d’Antioche est l’une des plus anciennes de la chrétienté, son institution remontant à l’apôtre Pierre. Aujourd’hui, pas moins de cinq chefs d’Église, dont trois catholiques, portent le titre de « patriarche d’Antioche ». Aucun d’entre eux ne réside à Antioche / Antakya depuis la présence musulmane majoritaire en Turquie.

[3] préfet honoraire