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Aristobule le mineur ou le Jeune

mardi 20 mars 2018, par ljallamion

Aristobule le mineur ou le Jeune (mort après 44)

Prince de la dynastie hérodienne

Carte du royaume de Hérode le GrandPetit-fils d’Hérode le Grand, il est d’ascendance juive, nabatéenne [1] et édomite [2]. Son père, le prince Aristobule IV et sa mère, la princesse Bérénice de Judée , sont cousins germains.

Il est élevé et instruit dans sa jeunesse avec ses frères, Hérode de Chalcis et Agrippa 1er à Rome en compagnie de Claude le futur empereur romain. Claude et Aristobule devinrent amis et il est en grande faveur auprès du futur empereur. Claude et Aristobule ont d’ailleurs entretenu une correspondance régulière.

Aristobule a vécu en inimitié avec son frère et rival Agrippa 1er. Alors qu’ils vivaient tous deux en Syrie-Palestine [3], Aristobule dénonça le futur Agrippa 1er auprès de son protecteur Pomponius Flaccus , le proconsul de Cœlé-Syrie [4] de 33 à 35.

Selon Flavius Josèphe , Agrippa avait quitté Rome car il n’avait plus d’argent et avait fini par obtenir par faveur le poste d’agoranome [5] de la ville de Tibériade [6], grâce à l’intercession de sa femme auprès de la nouvelle femme d’Hérode Antipas, Hérodiade.

Toutefois, Agrippa s’était rapidement brouillé avec Antipas. Agrippa demanda alors aide et protection auprès du proconsul Pomponius Flaccus auprès de qui vivait déjà Aristobule son frère. Mais lorsque Aristobule a révélé que son frère avait touché une grosse somme des habitants de Damas [7] pour que celui-ci donne des conseils à Pomponius Flacchus pour qu’il leur soit favorables dans le conflit de frontières qu’ils avaient avec Sidon [8]. Agrippa fut privé de protection auprès du gouverneur romain.

Toutefois, après être parti à Rome, puis jeté en prison par Tibère, Agrippa sera nommé roi de Batanée [9] lorsque Caïus Caligula parvint au pouvoir en mars 37, puis roi de Judée [10] après avoir aidé l’empereur Claude à parvenir au pouvoir en janvier 41.

Aristobule s’est marié avec Iotapa , une princesse syrienne de la famille royale d’Émèse [11] et sœur du roi Sampsiceramus II et de la reine Iotapa qui régnèrent sur Émèse de 11 av. jc jusqu’à 42 ap jc.

Ce mariage d’Aristobule était un mariage prometteur en termes dynastique. Iotapa et Aristobule ont choisi de vivre comme des citoyens privés au Moyen-Orient. Iotapa et Aristobule ont eu une fille nommée Iotapa, qui était sourde et muette. En dehors de leur fille, ils n’ont pas eu d’autre descendant.

Sous le règne de l’empereur Caligula, Aristobule s’est opposé à l’empereur lorsque celui-ci a voulu installer des statues de lui-même dans les lieux de culte juifs et notamment dans le Temple de Jérusalem.

Il a survécu quelque temps à son frère Agrippa 1er, qui est décédé en 44.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Aristobulus Minor »

Notes

[1] Les Nabatéens étaient un peuple commerçant du sud de la Jordanie et de Canaan, et du nord de l’Arabie, dont les peuplements dans les oasis au temps de Flavius Josèphe ont donné le nom de Nabatène à la région frontalière entre la Syrie et l’Arabie, entre l’Euphrate et la mer Rouge. Leur capitale était la cité troglodytique de Pétra, située aujourd’hui en territoire jordanien. Leur commerce se déroulait principalement entre les oasis, où ils pratiquaient l’agriculture de manière intensive. Ces oasis étaient reliées par des routes commerçantes. Les frontières de cet ensemble n’étaient pas précisément définies. L’empereur romain Trajan soumet les Nabatéens définitivement et les incorpore à l’Empire, où leur culture se dissipe et disparaît.

[2] Édom est un petit royaume du Proche-Orient ancien situé au sud de la mer Morte, au sud de la Transjordanie et de la Judée, de part et d’autre de la vallée de la Aravah. Le terme Édom désigne à la fois un peuple, les Édomites, et une région.

[3] La Syrie-Palestine est le nom de la province romaine qui après la défaite de la révolte de Bar Kokhba en 132 à 134 fut formée par la fusion de la province de Syrie avec l’ancienne province de Judée sous le règne d’Hadrien.

[4] La Cœlé-Syrie correspond à l actuelle vallée de la Bekaa au Liban ; mais ce terme sert souvent, de manière conventionnelle, à désigner tout le territoire allant de Byblos (Liban) à la frontière nord de l Egypte ptolémaïque, y compris la Judée.

[5] c’est-à-dire surveillant des marchés

[6] Tibériade est la capitale de la Galilée, dans le nord d’Israël. C’est une ville historique et touristique réputée. La cité antique est située dans la partie sud de l’agglomération d’aujourd’hui.

[7] Damas est l’une des plus anciennes villes continuellement habitées. Elle est aussi la ville la plus peuplée de la grande Syrie (Assyrie) (des traces archéologiques remontent au 4ème millénaire av. jc). Elle est citée dans la Bible, dans le livre de la Genèse, et plusieurs fois dans les Livres des Rois et des Prophètes. Damas connut l’influence de nombreuses civilisations dont celles des Assyriens, Perses, Grecs, Séleucides, Romains, Arabes et Turcs. De la fin du 12ème siècle av. jc à 734 av. jc, elle est la capitale du royaume d’Aram-Damas. Elle fut l’un des berceaux du christianisme et vit saint Paul prononcer ses premières prédications, notamment dans la maison d’Ananie, où celui-ci a ouvert une église domestique dès l’année 37. Cette dernière est la plus vieille de Syrie (aujourd’hui dans le quartier chrétien de Bab Touma). En 635, Damas se soumit aux musulmans et devint la capitale de la dynastie des Omeyyades de 661 à 750. Avec l’adoption de la langue arabe, elle devint le centre culturel et administratif de l’empire musulman durant près d’un siècle. Par la suite, elle demeura un foyer culturel majeur et un pôle économique de premier plan profitant de sa situation géographique privilégiée, à la croisée des chemins de La Mecque, l’Afrique, l’Anatolie, la mer Méditerranée et l’Asie (route de la soie en direction de la Chine et du commerce des épices avec l’Inde).

[8] Sidon ou Saïda en arabe est une ville du Liban. Elle fut dans l’antiquité la capitale incontestée de la Phénicie. La ville était construite sur un promontoire s’avançant dans la mer. Ce fut le plus grand port de la Phénicie sous son roi Zimrida, au 18ème siècle.

[9] La Batanée actuellement Al-Bathaniya est une plaine fertile du sud de la Syrie actuelle. À l’est du Golan à l’ouest de la Trachonitide et au nord de l’Auranitide qui est la région frontalière avec la Jordanie. C’est une partie de l’ancien royaume de Bashân.

[10] La Judée est le nom historique et biblique d’une région montagneuse qui correspond aujourd’hui à une partie de la Cisjordanie et du sud d’Israël. Son nom vient de la tribu de Juda dont elle constituait le territoire. Dans l’Antiquité, c’était une région plutôt reculée au relief escarpé. La Judée a été le centre de plusieurs royaumes et provinces antiques : le royaume de Juda à l’âge du fer, la province perse de Yehoud Medinata, les dynasties des hasmonéens et des hérodiens puis la province romaine de Iudaea.

[11] Homs, Appelée par les Grecs Émèse, Homs fit partie de l’empire des Séleucides jusqu’en 69 av. jc avant d’acquérir son indépendance sous la dynastie de prêtres-rois fondée par Sampsigeramos 1er qui devint vassale de Rome dès 63 av. jc.