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Joseph fils de Matthias le Prêtre dit Flavius Josèphe

lundi 14 juillet 2014, par ljallamion

Joseph fils de Matthias le Prêtre dit Flavius Josèphe (vers 37- vers 100)

Historiographe judéen

Ce buste romain serait celui de Flavius Josèphe tiré d'une copie de Josèphe « La guerre des Juifs » daté de 1888Né à Jérusalem et mort à Rome, il est d’origine juive et de langue grecque. Il est considéré comme l’un des plus importants Historiographe de l’Antiquité gréco-romaine.

Son œuvre est l’une des sources principales sur l’histoire des Judées du 1er siècle et concernant les événements et conflits de son temps entre Rome et Jérusalem.

Il est lié à la monarchie des hasmonéens du côté de sa mère. En 63-64, il est envoyé à Rome et négocie avec succès auprès de Poppée, l’épouse de l’empereur Néron, la libération de prêtres mis en accusation et emprisonnés par le procurateur de Judée Antonius Felix.

En 66, nommé commandant militaire de Galilée par le Sanhédrin, il prend une part active à la Première guerre judéo romaine au cours de laquelle son commandement a du mal à s’imposer, en concurrence avec d’autres responsables régionaux de la révolte tels Jean de Gischala et Juste de Tibériade . Ceux-ci, ainsi que Jésus fils de Sapphias, le soupçonnent de jouer double jeu et l’accusent de trahison. Ils parviennent à obtenir sa destitution, mais Josèphe en faisant jouer d’autres influences à Jérusalem, se maintient quand même à son poste.

Il se rend aux Romains dès le début de la campagne de Vespasien en Galilée au printemps 67. D’après ses récits, lors de la prise de la garnison juive de la forteresse de Jotapata [1], où des centaines de soldats sont tués et où la plupart des autres se suicident, il est piégé en juillet dans une grotte avec 40 de ses compagnons. Ceux-ci refusent de se rendre aux Romains et se livrent à un suicide collectif, dont seuls Josèphe et un compagnon réchappent pour finalement se livrer au général en chef des troupes romaines Vespasien et son fils Titus. Selon ses dires, au premier, Josèphe promet l’empire, dans un oracle inspiré des prophéties messianiques contenues dans les livres saints judaïques.

Cette prédiction, qui participe de la propagande flavienne en recherche de légitimation d’essence divine, lui vaut son élargissement en 69 avec statut d’affranchi, peu après la nomination de Vespasien comme empereur. Il rejoint ce dernier à Alexandrie. Dès lors, il se place au service des Romains comme intermédiaire, interprète et négociateur entre ces derniers et les Juifs lors du siège de Jérusalem conduit par Titus en 70, ce qui lui vaut une réputation de traître dans le monde juif.

Après la fin de la grande révolte judéenne, en 71, il s’établit auprès de son protecteur à Rome où il obtient la citoyenneté romaine. Il prend alors le prénom de Titus et le nom de Flavius en l’honneur de ses protecteurs et bénéficie d’une pension permanente de la dynastie régnante auprès de laquelle il vit en courtisan lettré. C’est à cette période, qu’il rédige tous ses écrits historiques connus, principale source non chrétienne sur la période du second temple de Jérusalem. Il rapporte notamment le siège et la prise de Massada en 74 [2].

Flavius Josèphe se marie au moins 3 fois. Il répudie une première épouse originaire de Césarée. Vers 70, il divorce de sa seconde femme, une Judéenne d’Alexandrie avec laquelle il a un fils, et se marie à nouveau, en 75, avec une Judéenne de Crète dont il a deux garçons.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Flavius Josèphe/ Portail de la culture juive et du judaïsme/ Historien des Juifs et du judaïsme

Notes

[1] actuelle Yodfat

[2] Le siège et la prise de Massada, forteresse surplombant la Mer morte, fut le dernier engagement de grande ampleur de l’armée romaine en Judée. Cette victoire romaine mit fin à une guerre sanglante qui avait duré huit ans ( de 66 à 74) malgré l’écrasante supériorité romaine et qui avait requise pas moins de cinq généraux successifs.