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Mathilda Van Vlaanderen dite Mathilde de Flandre

vendredi 2 décembre 2011

Mathilda Van Vlaanderen dite Mathilde de Flandre (vers 1031-1083)

Duchesse de Normandie et reine d’Angleterre

Fille de Baudouin V dit Baudouin de Lille, comte de Flandre, et d’Adèle de France, comtesse de Corbie. Petite-fille du roi de France Robert II.

En 1050 elle épouse le duc de Normandie Guillaume le Bâtard, fils illégitime de Robert 1er , dit Robert le Diable, duc de Normandie, et d’Arlette de Falaise. Le mariage à lieu à Rouen, la capitale du duché de Normandie. Les négociations pour leur mariage avaient débuté probablement depuis 1048, mais en 1049, le pape Léon IX le prohibe sur des bases inconnues.

Toutefois, les futurs époux outrepassent l’interdiction. En 1059, le pape Nicolas II valide rétrospectivement ce mariage à condition que les 2 époux fondent chacun une abbaye. Mathilde fonde alors l’abbaye aux Dames de Caen, dédiée à la Sainte Trinité. Son église abbatiale est dédicacée le 18 juin 1066. La fondation de l’église Notre-Dame du Pré de Quevilly lui est aussi attribuée.

Elle a apparemment des relations cordiales avec tous ses enfants, et elle est notamment très proche de son aîné Robert. Elle est particulièrement peinée quand celui-ci se dispute avec son père et qu’il s’exile en France. Elle a l’habitude de lui envoyer de l’argent et de l’or aux dépens de son mari, mais quand celui-ci découvre le pot au rose, il menace de sévices le messager breton qu’elle utilise.

Sur le plan politique, elle est régente du duché pendant la conquête normande de l’Angleterre, probablement avec son fils Robert. Roger II de Montgommery et Roger de Beaumont sont parfois ses conseillers. Elle contribue à la flotte d’invasion en donnant un bateau nommé Mora, que l’on peut d’ailleurs voir sur la Tapisserie de Bayeux. À la Pentecôte 1068, elle est en Angleterre où elle se fait couronner reine à Westminster. Elle continue à s’occuper de la régence de la Normandie durant les années 1070 et 1080. Dans son entourage on trouve l’évêque Guy d’Amiens, et elle entretient une correspondance avec le pape réformateur Grégoire VII, qui l’encourage à user de son influence sur son mari.

La conquête de l’Angleterre lui apporte de nombreuses terres et fait d’elle une riche propriétaire terrienne avec des propriétés dans 8 comtés. Elle ne possédait auparavant qu’un maigre douaire dans le Pays de Caux, Bures-en-Bray, Maintru, et Osmoy-Saint-Valery. Elle utilise ses nouvelles ressources financières pour faire divers dons à des maisons religieuses, notamment aux abbayes de Saint-Évroult, Corneille, Cluny et bien sûr de la Sainte Trinité de Caen.

Elle tombe malade à la fin de l’été 1083 et meurt le 2 novembre. Selon sa volonté, elle est inhumée dans l’église de la Sainte Trinité de Caen. Elle laisse toutes ses terres anglaises et son argent à son benjamin Henri. Sa couronne et son sceptre vont aux nonnes de la Sainte Trinité.