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L’histoire pour le plaisir

Onfroy II de Toron

samedi 30 octobre 2021, par ljallamion

Onfroy II de Toron (vers 1117-vers 1179)

Seigneur de Toron-Connétable du royaume de Jérusalem

Fils d’Onfroy 1er de Toron. Il devint seigneur d’Hébron [1] peu de temps avant 1140 et épousa la fille de Rénier Brus, seigneur de Banias [2]. Ce mariage lui apporta Banias qu’il ajouta à Toron [3]. Onfroy devint ensuite châtelain d’Hébron en 1149 quand celui-ci retourna au domaine royal. En 1153, il devint connétable du royaume quand Baudouin III de Jérusalem devint seul régnant après une lutte contre sa mère Mélisende.

Onfroy fut battu par Nur ad-Din à Banias en 1157 et fut assiégé dans le château jusqu’à ce que Baudouin III arrive pour faire lever le siège. La même année, Onfroy vendit Banias et Chastel Neuf aux chevaliers de l’Hôpital [4]. Chastel Neuf fut pris par Nour ad-Din en 1167. Toujours la même année, il participa aux négociations du mariage entre Baudouin III et Théodora, nièce de l’empereur byzantin Manuel 1er Comnène.

Il se remaria plus tard à Philippa d’Antioche , sœur de Bohémond III d’Antioche, qui avait eu une liaison avec Andronic 1er Comnène. Il n’eut pas d’enfants de ce second mariage.

En 1173, Onfroy força Nur ad-Din à lever le siège du crac en Oultre-Jourdain [5]. En 1176, son importance à la cour diminua, principalement à cause de l’influence d’ Agnès de Courtenay , mais il conserva son office de connétable.

En 1177, la perte de son influence fut manifeste quand la seigneurie d’Hébron lui fut reprise et donnée à Renaud de Châtillon. Il fut partisan de Raymond III de Tripoli, régent pour Baudouin IV de Jérusalem. Raymond, Onfroy et d’autres étaient de la faction de familles anciennes à la cour, opposés à des nouveaux venus comme Renaud de Châtillon et plus tard Guy de Lusignan.

En 1179, Onfroy fit reconstruire Chastel Neuf, qui avait été détruit après plusieurs sièges. Toujours en 1179, il aida à arranger un différend entre les Chevaliers de l’Hôpital et les Templiers [6]. À la fin de l’année, il accompagna le roi Baudouin IV combattre contre un petit détachement musulman, mais, bien qu’il sauva la vie du roi, il reçut des coups mortels et mourut bientôt. De son premier mariage, il avait eu un fils, Onfroy III de Toron qui était déjà décédé. Ce fut son petit-fils Onfroy IV de Toron qui lui succéda.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Onfroy II de Toron/ Portail des croisades/ Noble latin d’Orient

Notes

[1] Hébron, est une ville palestinienne de Cisjordanie, dans la région des monts de Judée, au sud de Jérusalem. Cette ville est une des plus anciennes cités du Proche-Orient encore habitée. Hébron est considérée comme une ville sainte par les trois grands monothéismes, depuis l’acquisition par Abraham d’une grotte où est bâti actuellement le Tombeau des Patriarches.

[2] Baniyas, Banias ou Panéas est un site archéologique qui s’est appelé Césarée de Philippe pendant la période romaine. Le site est situé sur le mont Hermon à la source de la rivière Baniyas, près d’une des sources du Jourdain. Il a donné son nom à la seigneurie de Banias un des fiefs du royaume de Jérusalem pendant les croisades.

[3] La seigneurie de Toron est un des fiefs du royaume de Jérusalem. Toron appelé aussi Tibnine. C’est un château qui fut construit dans la principauté de Galilée en 1105 par Hugues de Saint-Omer. Suite à sa mort la seigneurie de Toron relevât directement du royaume de Jérusalem et fût indépendante de la principauté de Galilée. Le roi de Jérusalem, Baudouin 1er, le donna à Onfroy 1er de Toron, Le nom du château fut adopte par le nouveau seigneur comme patronyme et sa postérité après lui. Onfroy IV le donna au roi de Jérusalem contre la possibilité d’hériter de la seigneurie d’Outre-Jourdain. Il fut conquis par Saladin en 1187, puis repris par les Francs en 1229 et rendu aux héritiers de la famille de Toron.

[4] L’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, généralement connu, dès le 12ème siècle, sous le nom de Ordo Hospitalis Sancti Johannis Hierosolymitani, est un ordre religieux catholique hospitalier et militaire qui a existé de l’époque des Croisades jusqu’au début du 19ème siècle. Son origine remonterait à la fin du 11ème siècle dans l’établissement des marchands amalfitains à Jérusalem et la création d’hôpitaux, d’abord à Jérusalem, puis en Terre sainte, d’où leur nom d’« Hospitaliers ». À la suite de donations, ils vont posséder des établissements, prieurés et commanderies dans toute l’Europe catholique. À l’instar des Templiers, il assume rapidement une fonction militaire pour défendre les pèlerins qu’il accueille sur les chemins de Jérusalem, puis pour combattre les Sarrasins aux côtés des Francs de Terre sainte. Après l’expulsion des Croisés de Terre sainte en 1291, l’Ordre s’installe à Chypre avant de conquérir l’île de Rhodes en 1310 et de devenir une puissance maritime pour continuer à être le rempart de la chrétienté contre les Sarrasins. À la suite de la disparition de l’ordre du Temple en 1314, les Hospitaliers reçoivent les biens des Templiers, ce qui fait d’eux l’ordre le plus puissant de la chrétienté. Expulsé de Rhodes en 1523 par la conquête turque, l’Ordre s’installe à Malte en 1530, dont il est considéré comme le souverain, par décision de Charles Quint.

[5] La seigneurie d’Outre-Jourdain aussi appelée seigneurie de Montréal, du nom de sa capitale, était au 12ème siècle un fief du royaume de Jérusalem situé à l’est du Jourdain.

[6] L’ordre du Temple était un ordre religieux et militaire issu de la chevalerie chrétienne du Moyen Âge, dont les membres étaient appelés les Templiers. Cet ordre fut créé à l’occasion du concile de Troyes, ouvert le 13 janvier 1129 à partir d’une milice appelée les Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon. Il œuvra pendant les 12ème et 13ème siècles à l’accompagnement et à la protection des pèlerins pour Jérusalem dans le contexte de la guerre sainte et des croisades. Il participa activement aux batailles qui eurent lieu lors des croisades et de la Reconquête ibérique. Afin de mener à bien ses missions et notamment d’en assurer le financement, il constitua à travers l’Europe chrétienne d’Occident et à partir de dons fonciers, un réseau de monastères appelés commanderies. Cette activité soutenue fit de l’ordre un interlocuteur financier privilégié des puissances de l’époque, le menant même à effectuer des transactions sans but lucratif avec certains rois ou à avoir la garde de trésors royaux. Après la perte définitive de la Terre sainte consécutive au siège de Saint-Jean-d’Acre de 1291, l’ordre fut victime de la lutte entre la papauté et le roi de France, Philippe le Bel. Il fut dissous par le pape Clément V le 13 mars 1312 à la suite d’un procès en hérésie.