Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Chevau-légers lanciers

lundi 18 janvier 2021, par ljallamion

Chevau-légers lanciers

1er régiment :

Lors de son entrée à Varsovie*, en décembre 1806, Napoléon fut escorté par une garde d’honneur composée de nobles polonais dont la superbe allure le séduisit. Aussi, dès le 2 mars 1807, l’Empereur ordonna-t-il la formation d’un poulk* (corps de cavalerie polonaise) de 4 escadrons destinés à faire partie de sa Garde.   Tout Polonais, qu’il fût paysan libre, noble ou bourgeois, pouvait s’y engager. L’effectif total du régiment se montait à 968 hommes, état-major compris, qui reçurent le nom de chevau-légers polonais.   Arrivés en France, ils prirent leurs quartiers à Chantilly*. Après la campagne de 1809 et l’adoption de la lance, le régiment prit le titre de chevau-légers lanciers polonais, communément celui de lanciers polonais.   Le 11 mars 1812, un 5ème escadron fut créé. Le 8 octobre de la même année, le régiment fut porté à 1.500 hommes montés, sans augmentation de l’effectif des cadres.   Les brillants exploits des lanciers polonais sont innombrables. Nous citerons le combat de Somosierra ou ils délogèrent, avec un seul escadron, 15.000 Espagnols bien retranchés et munis de canons. Semant leurs morts par paquets, tout au long d’une pénible escalade, ils reviendront à 15 seulement, mais victorieux.   A Wagram* en 1809, ils s’étaient improvisés lanciers en arrachant aux uhlans* autrichiens leurs lances pour mieux les pourchasser ensuite.   Après la défaite de 1814, 120 lanciers polonais accompagnèrent Napoléon à l’île d’Elbe*. Pendant les Cent-Jours*, les rescapés restés en France formèrent avec ceux de l’île d’Elbe un escadron qui conserva la dénomination de lanciers polonais et combattit vaillamment à Ligny*. Les lanciers polonais firent toujours partie de la Vielle Garde.

2e régiment :

Le 2e régiment, créé le 13 septembre 1810 et célèbre sous le nom de lanciers rouges, il était composé des hussards de la Garde hollandaise, éléments des troupes du roi Louis incorporées à celle de la France.   Au 10 janvier 1813, le régiment était fort de 8 escadrons, chacun de 250 hommes. Le 23 février suivant, l’escadron des dragons de la Garde municipale de Paris y fut intégré, portant l’effectif à 2.500 hommes répartis en 10 escadrons. Les escadrons 1, 2, 3 et 4, constitués de Hollandais, firent partie de la Moyenne Garde ; les suivants, composés de Français, appartinrent à la Jeune Garde.   Pendant les Cent-Jours, le régiment fut organisé dans le cadre de la Vieille Garde, sous le nom de régiment de chevau-légers lanciers de la Garde impériale. Il comprenait l’escadron de lanciers polonais. Les lanciers rouges d’origine française étaient généralement originaires d’Alsace ou de Lorraine. Ils rivalisèrent de bravoure avec leurs aînés les Polonais. Ils se distinguèrent pendant la campagne de Russie et firent beaucoup de mal à la fameuse Garde anglaise sur le champ de bataille de Waterloo.

3e régiment :

D’une existence éphémère et formé en Lituanie* le 12 septembre 1812. Il fut détruit presque complètement à Slonim* (Russie) et son chef, le général Konapka, héros du 1er régiment pendant la guerre d’Espagne*, fut blessé et fait prisonnier.

Dragons

Par décret impérial daté du palais de Saint-Cloud, le 15 avril 1806, un régiment de dragons fut organisé sur le modèle des grenadiers à cheval.   Le recrutement se faisait dans les différents régiments de dragons de la ligne, parmi les soldats de belle prestance, totalisant 10 ans de service et mesurant 5 pieds 4 pouces (1,73 m).   C’est lors de sa première présentation au cours d’une revue sur la place du Carrousel que l’Impératrice décida d’être la marraine de ce nouveau corps, qui s’appela désormais fièrement dragons de l’Impératrice.   En marche, un escadron comptait 200 dragons plus 50 vélites*, incorporés pour l’occasion de façon que, si le régiment réunissait ses 44 escadrons, il alignât 1.000 hommes dont 800 anciens et 200 bleus.   Transformé pour le temps de la première Restauration en Corps royal des dragons de France, le régiment fut rétabli par l’Empereur à son retour d’exil dans la nouvelle organisation de la Garde, le 8 avril 1815.   Après la capitulation de Paris, le régiment se retira derrière la Loire et se dispersa. Tout était fini et pourtant, pendant de longues années et jusqu’à ce que le dernier dragon de l’Impératrice eût rendu le dernier soupir, le château de la Malmaison fut le lieu d’un pèlerinage annuel qui réunissait, le jour anniversaire de la mort de Joséphine, les survivants des fringants cavaliers dont elle avait été la marraine.

 Eclaireurs

Trois régiments d’éclaireurs à cheval furent créés dans la Garde le 9 décembre 1813. Chacun se divisait en 4 escadrons de 250 hommes. On recruta le premier et le deuxième régiment au moyen de conscrits et de cavaliers de la ligne, le troisième parmi les Polonais.   Ces régiments étaient attachés respectivement aux grenadiers à cheval, aux dragons et aux lanciers polonais. Les deux premiers étaient composés à parts égales de Vieille et de Jeune Garde.   Pleins de fougue et de courage, ces soldats ne jouèrent jamais le rôle de véritables éclaireurs ; en 1814, les deux premiers régiments furent incorporés dans la ligne et le troisième renvoyé en Pologne.   Comme armement, les éclaireurs avaient pour une moitié la lance à fanion cramoisi et blanc, pour l’autre moitié la carabine. Tous avaient deux pistolets et un sabre à fourreau en fer avec garde et bracelets en cuivre.