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Le 14 juin 1800 Bonaparte victorieux de justesse à Marengo

mardi 27 juillet 2021, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 12 février 2020).

Le 14 juin 1800 Bonaparte victorieux de justesse à Marengo

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La bataille de Marengo. Tableau de Louis-François Lejeune. (Musée National du Château de Versailles)

Napoléon Bonaparte bat les Autrichiens à Marengo [1], près d’Alexandrie [2], dans le Piémont italien.   Devenu Premier Consul quelques mois auparavant, par le coup d’État de Brumaire, Bonaparte veut clore la Révolution. Ayant redressé la France à coup de réformes hardies, il tente d’établir une paix durable avec le reste de l’Europe.   Mais ses offres de paix échouent. Il doit reprendre les armes et vaincre la deuxième coalition qui rassemble depuis 2 ans l’Angleterre, l’Autriche et la Russie.   L’armée du Rhin, sous le commandement de Jean Victor Marie Moreau , piétine dans sa marche vers Vienne [3], tandis que l’armée d’Italie, sous le commandement de André Masséna , se laisse assiéger dans Gênes [4] sans relâcher la pression sur les Autrichiens.   Bonaparte lève dans l’improvisation une armée de réserve : 40.000 hommes, 6.000 chevaux, 40 canons.

Il franchit à sa tête le col du Grand-Saint-Bernard [5] (2469 mètres) en Suisse, dans des conditions qui frappent de stupeur les contemporains. Il y a plusieurs mètres de neige au col, et l’équipement de la troupe est radicalement inadapté. Les hommes doivent se transformer en bêtes de somme pour transporter le matériel.   La rencontre décisive avec les Autrichiens du feld-maréchal [6] Michael von Melas débute mal pour les Français.

Ceux-ci se retirent en bon ordre. Bonaparte, à tout hasard, envoie un messager à Louis Charles Antoine Desaix sans savoir si son ami pourra intervenir à temps.   Se guidant au son du canon, le général Desaix surgit avec ses deux divisions au début de l’après-midi, tandis que les Autrichiens se préparent à poursuivre les Français. Il retourne la situation mais périt d’une balle en plein cœur au cours de la bataille.   Le lendemain, à Alexandrie, le général Mélas signe un armistice avec le Premier Consul qui ne manque pas de s’attribuer le mérite de la victoire.   Avec Marengo disparaît la menace d’une nouvelle invasion de la France par le sud, mais la victoire française est insuffisante pour contraindre les Autrichiens à la paix. Les pourparlers s’éternisent à Lunéville [7], en Lorraine pendant l’automne.   C’est seulement le succès inattendu du général Moreau à Hohenlinden, en Bavière, sur la route de Vienne, qui va contraindre l’archiduc François II ou François 1er (empereur d’Autriche) à la paix.   La paix sera signée à Lunéville avec l’Autriche avant de l’être avec la Russie et l’Angleterre. Elle durera juste assez pour permettre à Bonaparte de devenir Napoléon 1er, empereur des Français.

Notes

[1] Spinetta Marengo est un village de la commune italienne d’Alexandrie, dans la province du même nom, dans la région du Piémont. Spinetta Marengo est considéré comme un hameau au sens que prend ce mot en région bilingue francophone du Val d’Aoste à savoir une subdivision de commune. Spinetta Marengo est connu pour avoir été le lieu de la bataille de Marengo qui opposa les armées françaises aux armées autrichiennes, le 14 juin 1800.

[2] Alexandrie est une commune et une ville italienne, place-forte pendant la Renaissance, située dans la région du Piémont dans la plaine du Pô, qui est aujourd’hui le chef-lieu de la province d’Alexandrie. La ville est située au bord du Tanaro, à environ 75 kilomètres au sud-est de Turin.

[3] autriche

[4] Gênes est une ville italienne, capitale de la Ligurie, premier port italien et deuxième port de la mer Méditerranée. Gênes est située sur le golfe de Gênes, partie septentrionale de la mer de Ligurie. La ville correspond à l’inclinaison de l’arc de cercle formé à cet endroit par la côte. Au nord de la ville commencent les Apennins, débouchant à proximité sur la plaine du Pô. Gênes offre une façade méditerranéenne au nord de l’Italie, à 193 km de Nice au sud-ouest, à 155 km de Milan au nord et à 518 km de Rome au sud-est.

[5] Le col du Grand-Saint-Bernard, anciennement appelé col du Mont-Joux, est un col de montagne routier des Alpes pennines, situé à 2 469 mètres d’altitude en Valais sur la commune de Bourg-Saint-Pierre en Suisse. La frontière avec l’Italie passe quelques centaines de mètres au sud-ouest du col. Il sépare la vallée du même nom, en Vallée d’Aoste au sud, du val d’Entremont, situé en Valais au nord et constitue un passage entre le mont Mort et la pointe de Drône, tous deux situés sur la frontière italio-suisse. C’est le troisième plus haut col routier des Alpes suisses et le septième plus haut d’Italie.

[6] Grade le plus élevé dans les armées allemande et autrichienne.

[7] Lunéville est une commune française du département de Meurthe-et-Moselle. La ville a d’abord appartenu à plusieurs princes allemands, avant de passer aux mains d’Étienne, évêque de Toul et premier comte de Lunéville. Ses descendants possédèrent la cité jusqu’en 1055. En 1243, le comté fut rattaché au duché de Lorraine. Lunéville ne se développe qu’à partir de 1330 sous le règne du duc Raoul 1er. Le vieux château féodal subsista jusqu’en 1612, date à laquelle Henri II, préférant Lunéville à Nancy, le démolit et en construisit un nouveau. Celui-ci eut une courte vie. Démantelé pendant la guerre de Trente Ans, il fut totalement détruit lorsque le duc Léopold 1er de Lorraine, arrivant à Lunéville en 1702, choisit de bâtir un palais moderne : c’est le château actuel.