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Ereuleva

dimanche 20 octobre 2019

Ereuleva (née avant 440-morte vers 500 ?)

Femme de Thiudimir, mère du roi ostrogoth [1] Théodoric le Grand et de la reine des Vandales [2] Amalafrida.

Au 4ème siècle, les Huns [3] se déplacent vers l’Est et des bandes de tribus barbares tentent de passer le limes [4] pour se réfugier dans l’Empire romain. Parmi les groupes qui s’approchent de l’Italie, on trouve une partie des Goths [5], réunis autour de la dynastie Amale [6]. Thiudimir, membre de la dynastie des Amales, règne conjointement avec ses deux frères, et à cette époque est un vassal du roi Attila des Huns.

Ereuleva est parfois nommée concubine de Thiudimir, roi des Ostrogoths ou reine selon Gélase. Son statut n’est donc pas vraiment clair ; le rite du mariage n’étant pas toujours la règle dans les peuples germaniques et le concubinage une réalité.

Ereleuva est chrétienne, baptisée sous le nom d’Eusébie. Probablement converti à l’arianisme [7] à l’âge adulte, les détails de sa conversion sont flous. Ereleuva entretient une correspondance avec le pape Gélase 1er et elle est mentionnée dans “le Panégyrique de Théodoric” d’Ennodius. Ces indices font d’Ereuleva une croyante convaincue.

Elle vit dans les campements avec son époux mais doit laisser son fils Théodoric partir 9 ans comme otage à Constantinople

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Ereleuva »

Notes

[1] Les Ostrogoths étaient une des deux fractions des Goths, peuple germanique venu des confins de la Baltique et établi au 4ème siècle en Ukraine et en Russie méridionale, au nord de la mer Noire, l’autre fraction étant celle des Wisigoths. Ils jouèrent un rôle considérable dans les événements de la fin de l’Empire romain.

[2] Les Vandales sont un peuple germanique oriental. Ils conquirent successivement la Gaule, la Galice et la Bétique (sud de l’Espagne), l’Afrique du Nord et les îles de la Méditerranée occidentale lors des Grandes invasions, au 5ème siècle. Ils fondèrent également le « royaume vandale d’Afrique » (439–534) dont la capitale fut Carthage.

[3] Les Huns sont un ancien peuple nomade originaire de l’Asie centrale, dont la présence en Europe est attestée à partir du 4ème siècle et qui y établirent le vaste empire hunnique. L’origine des Huns est disputée. Les Huns ont joué un rôle important dans le cadre des grandes invasions qui contribuèrent à l’écroulement de l’Empire romain d’Occident. Sous le règne d’Attila, l’empire est unifié mais ne lui survit pas plus d’un an. Les descendants et successeurs des Huns occupent encore diverses parties de l’Europe de l’Est et d’Asie centrale entre les 4ème et 6ème siècles, et laissent encore quelques traces dans le Caucase jusqu’au début du 8ème siècle.

[4] Le limes est le nom donné par les historiens modernes aux systèmes de fortifications romains établis au long de certaines des frontières de l’empire. Le limes peut comporter deux significations :Dans le premier cas, le mot peut être considéré comme "frontière" ou "limite", avec comme équivalent la Grande Muraille de Chine ou plus tard la Ligne Maginot. Pour les Romains, ce terme signifie qu’il s’agit d’une barrière pour défendre l’intérieur de l’Empire romain. Dans le deuxième cas, ce terme peut signifier "chemin" ou "route", c’est-à-dire la voie qui mène vers des territoires nouvellement conquis ou à conquérir, comme par exemple le limes germanique sous Auguste, qui longe la rivière Lippe. Cette frontière était gardée par plusieurs places d’auxiliaires ou de légionnaires.

[5] Les Goths faisaient partie des peuples germaniques. Selon leurs propres traditions, ils seraient originaires de la Scandinavie. Ils provenaient peut-être de l’île de Gotland. Mais ils pourraient également être issus du Götaland en Suède méridionale ou bien du Nord de la Pologne actuelle. Au début de notre ère, ils s’installèrent dans la région de l’estuaire de la Vistule. Dans la seconde partie du 2ème siècle, une partie des Goths migrèrent vers le sud-est en direction de la mer Noire. Dès le 3ème siècle les Goths étaient fixés dans la région de l’Ukraine moderne et de la Biélorussie où ils furent probablement rejoints par d’autres groupes qui ont été plus ou moins intégrés dans la tribu. Les Goths formaient un seul peuple jusqu’à la fin du 3ème siècle. Après un premier affrontement avec l’Empire romain dans le sud-est de l’Europe au début du siècle, ils se séparèrent en deux groupes : les Greuthunges à l’Est et les Tervinges à l’Ouest qui deviendront par la suite les Ostrogoths ou « Goths brillants », à l’Est, et les Wisigoths ou « Goths sages » à l’Ouest.

[6] La dynastie des Amales descend, selon leur tradition orale, du dieu suprême des Goths, Gaut traduit par le « verseur de semence », un des noms d’Odin à l’origine probable du nom de ce peuple. Jordanès, dans la Getica, parle des héros légendaires à l’origine des Amales : Gapt/ Gaut, engendre Humal, qui à son tour engendre Augis. Ce dernier est le père de Amal, qui donne son nom à la dynastie. « Cet Amal engendra Hisarnis. Hisarnis pour sa part engendra Ostrogotha. Ostrogotha pour sa part engendra Hunuil. Hunuil engendra de même Athal. Athal engendra Achiulf et Odulf. Achiulf pour sa part engendra Ansila et Ediulf, Vultulf et Hermanaric. Vultulf quant à lui engendra Valaravans. Valaravans pour sa part engendra Vinitharius. Vinitharius à son tour engendra Vandalarius. Vandalarius engendra Theudimir et Valamir et Vidimir. Theudimir engendra Théodoric...

[7] L’arianisme est un courant de pensée théologique des débuts du christianisme, due à Arius, théologien alexandrin au début du 4ème siècle. La pensée de l’arianisme affirme que si Dieu est divin, son Fils, lui, est d’abord humain, mais un humain disposant d’une part de divinité. Le premier concile de Nicée, convoqué par Constantin en 325, rejeta l’arianisme. Il fut dès lors qualifié d’hérésie par les chrétiens trinitaires, mais les controverses sur la double nature, divine et humaine, du Christ (Dieu fait homme), se prolongèrent pendant plus d’un demi-siècle. Les empereurs succédant à Constantin revinrent à l’arianisme et c’est à cette foi que se convertirent la plupart des peuples germaniques qui rejoignirent l’empire en tant que peuples fédérés. Les wisigoths d’Hispanie restèrent ariens jusqu’à la fin du 6ème siècle et les Lombards jusqu’à la moitié du 7ème siècle.