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Théodechilde (fille de Thierry 1er)

dimanche 29 septembre 2019

Théodechilde (fille de Thierry 1er) (après 507

Fille de Thierry 1er, fils de Clovis.

Flodoard, qui cite Théodechilde comme étant la fille de Thierry 1er, dit qu’elle a donné plusieurs terres à l’église de Reims. Or Théodechilde est contemporaine de Mapinius et Egidius, évêques de Reims respectivement en 550 et de 565 à 590. Par ailleurs elle avait des terres en Auvergne, ce qui établit un rapprochement de plus entre elle et l’abbaye de Saint-Pierre-le-Vif [1] qu’elle a fondée.

Grégoire de Tours cite le mariage de Thierry et d’une princesse burgonde [2], fille du roi Sigismond, communément identifiée à Suavegotha regina dite Suavegothe ; il cite également leur fille Theut-hild. Or ce mariage se passe après 507. Il est donc probable qu’elle est née après 507.

Il est à peu près certain que Théodechilde a fondé l’abbaye de Saint-Pierre-le-Vif à Sens, et le prieuré de Mauriac [3]. Ce dernier fut fondé à partir de donations, volontaires ou non, d’un certain homme appelé Basolus. Il est aussi tout à fait possible que Théodechilde ait convaincu un seigneur local de faire don de terres pour la fondation d’un établissement religieux, car le christianisme avait le vent en poupe à l’époque.

Toujours est-il que ce sont presque certainement les possessions de ce Basilus qui, par l’intermédiaire de Théodechilde, ont été attribuées à Saint-Pierre-le-Vif et ont servi à fonder le prieuré de Mauriac.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Théodechilde (fille de Thierry Ier)/ Portail du Haut Moyen Âge/ Reine franque

Notes

[1] L’abbaye Saint-Pierre-le-Vif est une abbaye bénédictine située à Sens, actuel département de l’Yonne, aujourd’hui disparue. Selon Odorannus de Sens, elle a été fondée au 6ème siècle par Théodechilde, petite-fille de Clovis, après 533. Elle est dédiée aux saints Pierre et Paul. Elle a été dissoute en 1714.

[2] D’abord cantonnés en Sapaudia les Burgondes commencèrent par grignoter le territoire gaulois vers l’ouest. En 457, Gondioc et Chilpéric Ier saisirent une première occasion de pousser leurs frontières. A l’été 457 le Valais, la Tarentaise, les villes de Besançon, Chalon sur Saône, Langres, Autun, Grenoble ainsi que Lugdunum, la vieille capitale des Gaules, se livrèrent pacifiquement aux Burgondes. Egidius, le généralissime de Majorien en Gaule reprit aussitôt la capitale des Gaules mais il abandonna aux rois Burgondes leurs nouvelles terres. Lugdunum reviendra aux Burgondes vers 467 lorsque Chilpéric 1er s’en empara, comme il s’empara également à la même époque de la ville de Vienne. Il profita probablement des troubles qui secouèrent entre 469 et 475 un Empire d’Occident, alors à l’agonie, pour porter jusqu’à la Durance les limites de son royaume. Les villes de Viviers, Gap, Embrun, Die, Sisteron, Orange, Apt, Cavaillon, Avignon devinrent villes burgondes. L’empereur Népos reconnut leurs conquêtes. Dès ce moment le royaume burgonde eut, ou peu s’en faut, les limites qu’il conserva dès lors. Ce territoire ne comprenait pas moins de 25 diocèses ou anciennes cités romaines : Auxerre, Langres, Besançon, Chalon sur Saône, Autun, Lugdunum, Genève, Windisch, Octodurum actuellement Martigny, en Suisse, Vienne, Valence, Carpentras, Orange, Avignon, Cavaillon, Vaison, Gap, Embrun, Sisteron, Grenoble, Aoste, Die, Viviers, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Apt. Mais les Burgondes gagnent ou perdent incessamment du terrain. Marseille et son port, Arles et la Provence gagnés vers 484, et perdus après la guerre contre les Francs, conquêtes éphémères, auront un moment fait partie de leur territoire. À son apogée, les contours du royaume burgonde touchaient, au nord, la ligne des Vosges et la Durance au midi ; d’orient en occident, ils s’étendaient de l’Aar à la Saône et la Haute-Loire. Ce fut le territoire soumis à cette royauté qui prit, une première fois, le nom de Burgondia dans une correspondance de Cassiodore et rédigée en 507 au nom de Théodoric le Grand.

[3] Mauriac est une commune française, chef-lieu d’arrondissement, située dans le département du Cantal.