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Nicolas de Laval-Montfort dit Guy XVI de Laval

mercredi 14 août 2019, par ljallamion

Nicolas de Laval-Montfort dit Guy XVI de Laval (1476-1531)

Comte de Laval-Baron de Vitré-Vicomte de Rennes-Baron de La Roche-Bernard-Baron d’Acquigny et de Crevecœur-Seigneur de Montfort et de Gaël-Baron de Quintin et du Perrier

La France sous François 1er, ses acquisitions et les demeures royales.Seigneur d’Avaugour [1], de Beffou [2], de Belle-Isle [3], châtelain de La Bretesche [4], seigneur de La Roche-en-Nort [5], de Laz [6], seigneur de Tinténiac [7], de Bécherel [8] et de Romillé [9], seigneur de Lohéac [10], de Bréal [11], et de La Roche-en-Nort [12], seigneur de La Roche-d’Iré [13], chevalier de l’Ordre de Saint-Michel [14], gouverneur et lieutenant-général [15] en Bretagne, capitaine de Rennes, amiral de Bretagne.

Jean de Laval, son père, était toujours resté fidèle à la cause de son seigneur, dans les guerres que le duc de Bretagne, François II de Bretagne, avait soutenues contre son suzerain, le roi de France, à qui il avait pourtant prêté hommage par deux fois, en 1459 et 1461.

À l’âge de 3 ans, il avait perdu son père et sa mère. Sa tutelle avait été confiée à son oncle dont il devait recueillir l’héritage. Son enfance se passa dans la maison de son aïeul maternel. Il tomba donc successivement sous la garde de Guy XIV de Laval, son aïeul, et sous celle de Guy XV de Laval, son oncle.

Son père avait été constamment attaché au service de François II de Bretagne, duc de Bretagne. Ce fut ce qui mérita au fils l’affection de la duchesse Anne de Bretagne, fille de François, qui, l’ayant fait venir auprès d’elle, le considérait et le distinguait entre tous ses parents.

Le fils unique de Guy XV était mort encore jeune, la succession revenait à Nicolas de Laval. En conséquence, Nicolas est chargé, par un acte du 8 novembre 1494, de l’administration des terres de Guy XV.

En 1499, Guy XV eut une attaque de paralysie, dont il demeura perclus d’esprit et de corps. Nicolas veut profiter de l’ensemble de l’héritage et se trouve en conflit avec Catherine de Valois, femme de Guy XV, qui lui dispute tant que vit son mari. Il n’eut pas du reste à en attendre longtemps la pleine et entière jouissance. Guy XV meurt au Château de Laval le 28 janvier 1501. Catherine, la veuve de Guy XV, meurt en 1505 au château de Montjean [16].

La princesse Anne lui donna pour femme, Charlotte d’Aragon , princesse de Tarente, fille de Frédéric 1er de Naples , puis comte du Maine [17], roi de Sicile péninsulaire [18], et petite-fille, par Anne de Savoie sa mère, d’Amédée IX de Savoie, duc de Savoie [19], et d’Yolande, sa femme, fille du roi Charles VII. Les conventions du mariage furent arrêtées à Vierzon [20], le 27 janvier 1499.

Ayant accompagné la princesse Anne et le roi Louis XII, son époux, en 1500, au voyage de Lyon, il fut du tournoi qui s’y donna en l’honneur de leurs majestés, et fut le chef du parti de la reine. Le 20 juillet, le mariage fut célébré dans l’église Sainte-Croix de Lyon [21].

Par le contrat de leur mariage, Frédéric 1er s’engagea à verser à son gendre les 100 000 livres de la dot de sa fille ; et, tout en exigeant l’engagement pour elle et ses ayants droit de respecter les droits successifs de ses héritiers mâles, Frédéric reconnut pour la postérité de Charlotte le droit d’hériter du trône de Naples à son tour, à défaut des mâles.

Néanmoins, Frédéric, père de Charlotte, chassé de ses États, vint mourir en France. Il avait perdu son trône et sa fortune. Il ne resta au sire de Laval que l’honneur d’une alliance qui le rattachait à toutes les maisons royales d’Europe. Les chances qu’avait Charlotte d’occuper le trône de Naples étaient nulles ; et, Nicolas en l’épousant ne dut pas les faire entrer en ligne de compte. Sans doute, épouser la fille d’un roi, une petite fille de Charles VII, la favorite de la reine Anne de Bretagne, et compter sur une dot de cent mille livres, était bien suffisant à ses yeux pour constituer une alliance.

Nicolas se trouvait dans sa 26ème année quand le décès de son oncle, Guy XV de Laval, advenu le 28 janvier 1501, fit de lui l’héritier du riche patrimoine des Laval. Mais ce patrimoine si considérable, il ne le reçut pas dans son intégrité : le domaine de Gavre [22], hérité de Béatrix de Gavre , soumis à la coutume de Flandre échappa à ses mains.

Au mois de décembre 1501, le sire de Laval était à Blois, et y prenait part aux fêtes que donnait la cour pour la réception de la princesse de Castille.

Charlotte ne vécut que six ans avec son mari, étant morte à Vitré [23], le 6 octobre 1506, en couche d’Anne de Laval. Ce fut Guy XVI qui apporta dans la maison de Laval, des droits sur la principauté de Tarente, par son mariage.

À la mort de sa femme, Guy XVI reprend le métier des armes. Il participe en 1507 à l’expédition du roi Louis XII en Italie contre la ville de Gênes. Ses mœurs, pendant son veuvage, ne furent pas irréprochables ; il eut un fils illégitime, nommé François.

En 1513, il accompagne encore le roi Louis XII en Flandre, et faisait partie de ceux qui étaient chargés de ravitailler la ville de Therouanne [24], assiégée par les Anglais. Il réussit à s’échapper, dans l’échec de l’armée française à la bataille de Guinegate [25], où Longueville est fait prisonnier.

Il envoie en 1508, pour le représenter à l’assemblée liée à la réforme de la Coutume du Maine, deux commissaires : François de la Pommeraie [26], et Jean Hennier, juge ou sénéchal du comté [27]. C’est pour la première fois que l’on voit deux hommes de loi de Laval prendre part aux assemblées de la province. On reprocha à ces commissaires de n’avoir pas soutenu avec assez de force les droits de leur seigneur, surtout de ne pas s’être opposé à ce que le comté de Laval [28] fût regardé comme susceptible d’être divisé, malgré les privilèges dont il jouissait de toute ancienneté.

Grand seigneur féru de la Renaissance italienne, il entreprend la rénovation du Vieux Château de Laval et l’édification du Château-neuf, ancien palais de justice.

Il se trouve en 1514, aux fêtes et tournois qui sont donnés à Reims à l’occasion du mariage de Louis XII avec Marie d’Angleterre , sœur du roi d’Angleterre ; il a les honneurs des joutes et des passes d’armes.

Il est ensuite à Reims au sacre et au couronnement de François 1er, et paraît à la suite du roi à sa première entrée dans Paris. Le roi lui confirme, à son avènement au trône, tous les privilèges que les rois ses prédécesseurs ont accordés aux sires de Laval.

Il assista, le 2 mars 1515, au couronnement de la reine Claude de France, femme du nouveau roi François 1er, où il tint les premiers rangs après les princes du sang. Il revint de cette cérémonie avec le gouvernement de Bretagne que le roi lui conféra.

La cour de France commençait à prendre de l’éclat. Anne de Bretagne l’avait formée en s’entourant des jeunes filles des premières maisons nobles du royaume, auxquelles l’on donnait le nom de filles de la reine. Claude, femme de François 1er, suivit l’exemple d’Anne sa mère. Elle voulut avoir près d’elle les enfants du sire de Laval. Guy XVI s’empressa d’accéder à sa demande, et fit partir ses deux filles Catherine et Anne. François leur frère les accompagna.

Le roi François 1er fait épouser à Guy XVI, le 5 mai 1517, Anne de Montmorency, sœur d’Anne, qui devint connétable de France [29]. Les entrées de la nouvelle comtesse eurent lieu à Laval le 4 juin 1517 et à Vitré le 18 juin.

François 1er, en 1524, à la mort de Claude, sa femme, de laquelle il tenait la Bretagne, donne à Guy XVI, avec le vice-chancelier Jean Briçonnet et le président de Fresnes, commission de recevoir, au nom du roi de France, le serment de fidélité des barons et nobles bretons. Le 26 novembre, Guy reçoit celui des États de Rennes, le 26 novembre 1524.

Guy XVI est capitaine de la ville de Rennes et lieutenant général de Bretagne en 1524. Il devient gouverneur de Bretagne, à la suite du Duc d’Alençon Charles IV d’Alençon le 27 août 1526. Il revient à Rennes, en qualité de commissaire du roi, pour y tenir les États de Bretagne en 1529.

La mort lui enleva, en 1525, le 26 juin, Anne de Montmorency, au château de Comper [30]. Le corps d’Anne de Montmorency fut rapporté à Laval et fut inhumé à la Collégiale Saint-Tugal de Laval [31], le 23 juillet, par Yves Mahyeuc , évêque de Rennes [32] qui, la veille, venait de procéder à la consécration de la chapelle de la maison de Patience.

Il répara cette perte l’année suivante par le troisième mariage qu’il fit, le 3 mars, avec Antoinette de Daillon , fille aînée de Jacques de Daillon, seigneur du Lude [33] et de Jeanne d’Uliers. Elle lui apporta les terres de l’Isle-Brûlon [34] et de la Cropte [35] et en outre une somme de 20 000 livres. Le 21 septembre 1526, Antoinette fit à Laval l’entrée à laquelle elle avait droit.

Le 10 septembre 1528, le comte de Laval se trouve au défi de combat apporté au roi de France de la part de l’empereur Charles Quint. Le héraut est reçu dans la grande salle du Palais Royal, devant la table de marbre. Derrière le roi, se trouve le sire de Laval, lieutenant général et gouverneur en Bretagne, à côté de Montmorency, au milieu d’une foule de seigneurs.

L’Empereur veut avoir le comte de Laval, avec Vendôme, de Rieux, François 1er de Saint-Pol et autres grands capitaines, seuls appuis que la France ait conservés après la bataille de Pavie. Il les demande au roi de France comme garants de la rançon de ses enfants qu’il a laissés en otage à Madrid pour recouvrer sa liberté.

Le traité de Cambrai en 1529 [36], les rend enfin à la France, François 1er épouse Éléonore de Habsbourg, sœur de l’Empereur. Le sire de Laval est mandé à Paris pour prendre part aux tournois et aux fêtes que l’arrivée de la nouvelle reine occasionne.

En 1531, étant allé dans sa terre de La Gravelle [37] pour y chasser au vol, il y reçut un coup de pied de cheval dont il mourut le 30 mai. Son corps fut rapporté à Laval, où il fut inhumé dans la Collégiale Saint-Tugal de Laval.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Malcolm Walsby "La famille de Laval et Anne de Bretagne 1488 - 1513" in D. Le Page, ed., Pour en finir avec Anne de Bretagne ?, (Nantes, 2004)

Notes

[1] en Plésidy

[2] Loguivy-Plougras est une commune française située dans le département des Côtes-d’Armor. La forêt de Beffou située sur la commune est traversée par une voie romaine, construite en l’an 50 avant Jésus-Christ par les soldats de Jules César, voie romaine qui traversait la Bretagne du Yaudet à Vannes en passant par Carhaix. On dit que Yvi de Bretagne serait passé par cette voie romaine et aurait donné son nom à Loguivy, du Breton lok qui signifie ermitage et de Ivy. Ce saint aurait ensuite séjourné à Pontivy. Charbonniers et sabotiers étaient nombreux les siècles passés jusque dans les premières décennies du 20ème siècle en forêt de Beffou.

[3] Belle-Isle-en-Terre est une commune française située dans le département des Côtes-d’Armor. Au 12ème siècle, des moines seraient venus fonder un monastère sur le site de Locmaria. Ces moines venant de Belle-Ile-en-Mer, le nom français actuel Belle-Isle-en-Terre aurait donc été retenu par opposition. À l’époque des croisades, on y fait construire un hospice afin de soigner les croisés et les pèlerins. Le nom de la ville, au 17ème siècle, est Bellisle. Au siècle suivant, le qualificatif en terre est ajouté.

[4] Missillac est une commune de l’Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique. En 1806, la commune de La Bretèche jusqu’ici indépendante, est rattachée à celle de Missillac

[5] Le château de Lucinière est un château de la commune de Joué-sur-Erdre en Loire-Atlantique. Sa construction s’étend du 17ème siècle au 18ème siècle et au 19ème siècle. Le château a abrité un haras, appelé « haras de Lucinière ». En 1485, le château est vendu par la famille de Montfort-Laval à Pierre Landais. Le nom de la seigneurie était alors Roche-en-Nort. Elle était alors sous la dépendance d’une autre seigneurie, celle de La Roche-Bernard. Le 13 août 1487, après l’échec du siège de Nantes (du 19 juin au 6 août 1487) tenu par le duc de Bretagne, le roi Charles VIII et Anne de Beaujeu campent avec leurs troupes aux alentours du château de Lucinière, dans la paroisse de Joué. Le château fut par la suite acquis par le cardinal Robert Guibé.

[6] Laz est une commune du département du Finistère. La baronnie de Laz, dont l’origine est inconnue, comprenait au 15ème siècle la partie de la Cornouaille qui s’avançait en pointe dans le pays de Poher, du bourg de Coray jusqu’à quelques toises de la ville de Châteauneuf-du-Faou. […] Elle comprenait la vaste paroisse de Laz, dont Saint-Goazec ne formait qu’une trève, la presque totalité de Trégourez et enfin une notable partie de Coray. […] Le chef-lieu en était le château de Laz, qui s’élevait au bourg de ce nom, au bord d’un des anciens chemins mettant Carhaix en communication avec la mer.

[7] Tinténiac est mentionné pour la première fois en 1032 dans le cartulaire de l’Abbaye Saint-Georges de Rennes, l’église et le bourg y sont alors donnés par le duc de Bretagne Alain III à sa sœur Adèle 1ère en 1067, abbesse de Saint-Georges de Rennes en 1032, à l’occasion de la fondation de l’abbaye. L’Abbaye rétrocède dès 1036 une partie de son fief au chevalier Donoual ou Donoald. L’abbesse demande alors à Donoual de construire un château fort pour protéger ses terres (il s’agit d’une forteresse aujourd’hui remplacé par le château de Montmuran). Les successeurs de Donoal porteront longtemps le nom d’Ismaëlites, peut-être à la suite d’un pèlerinage en Terre-Sainte fait par Guillaume au début du 11ème siècle. Ils prennent le nom de Tinténiac à la fin du 12ème siècle. La seigneurie de Tinténiac était une châtellenie d’ancienneté et s’étendait sur sept paroisses, avec un droit de haute justice.

[8] Bécherel est une commune française située dans le département d’Ille-et-Vilaine. En 1419, Anne de Laval, baronne de Bécherel, restaure les fortifications de la ville. Mais au 16ème siècle, la place tombe en ruine. Entre le 16ème siècle et le 18ème siècle, grâce à la culture et au tissage du lin et du chanvre, Bécherel est prospère. Le blocus continental imposé par Napoléon et la concurrence du coton vont amener le déclin de ces cultures.

[9] Romillé est une commune française située dans le département d’Ille-et-Vilaine. La seigneurie et l’ancien manoir du Perron à Romillé appartiennent successivement à la famille Colin, au 15ème siècle, à Pierre de La Douesnellière, seigneur du Fail, en 1500 et à Thomas Trémaudan en 1677.

[10] Lohéac est une commune française située dans le département d’Ille-et-Vilaine.

[11] Bréal-sous-Montfort est une commune française située dans le département d’Ille-et-Vilaine. Bréal est mentionnée dès 1152, le prieuré Sainte-Madeleine dépend de l’abbaye de Paimpont. Bréal dispose du titre de ville au Moyen Âge, qui lui donne le droit de haute justice. La ville possède son auditoire et sa prison. La seigneurie de bréal provient peut-être d’un démembrement de la baronnie de Lohéac. Les nombreux manoirs et les maisons à pan de bois du bourg témoignent du développement médiéval de Bréal. Le 13 août 1532, François dauphin de France fils de Claude de France et François 1er couche à Bréal. Le lendemain, il sera couronné Duc de Bretagne à Rennes. Les armes de la commune de Bréal reprennent celles de François.

[12] Nort-sur-Erdre est une commune de l’Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique. L’édification d’une chaussée par l’évêque de Nantes Saint Félix au 6ème siècle a provoqué l’inondation des marais de l’Erdre, rendant ainsi la navigation sur la rivière possible jusqu’à Nort. La commune s’est développée principalement grâce à son activité commerciale. Au 11ème siècle, un prieuré de l’abbaye de Marmoutier est créé.

[13] Loiré est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire. le village relève de la baronnie de Candé, la seigneurie locale habitant d’abord la Motte-Cesbron puis le château du Gué à partir du 17ème siècle

[14] L’ordre de Saint-Michel est un ordre de chevalerie, fondé à Amboise le 1er août 1469 par Louis XI, sous le nom d’« Ordre et aimable compagnie de monsieur saint Michel ». Les membres de l’ordre de Saint-Michel se disaient « chevaliers de l’ordre du Roi », alors que les chevaliers de l’ordre du Saint-Esprit s’intitulaient « chevaliers des ordres du Roi ». Son siège était établi à l’abbaye du Mont-Saint-Michel.

[15] Le lieutenant général de province était un personnage, issu souvent de la haute aristocratie, qui représentait le roi dans les provinces du royaume. Son rôle était théoriquement d’assurer la suppléance du gouverneur. En fait, les rois espéraient ainsi que leurs influences se neutraliseraient mutuellement, empêchant ainsi toute tentative de révolte. La charge de lieutenant général devint au 17ème siècle et surtout au 18ème siècle purement honorifique : le titulaire résidait à la Cour et se contentait de toucher les revenus sans effectuer de réel travail. De plus, les rois avaient tendance à nommer les fils successeurs de leur père, ce qui fit que les offices de lieutenant général firent quasiment partie du patrimoine de ces familles aristocratiques. Il ne faut pas confondre l’office de lieutenant général avec celui de « lieutenant de roi ». Le lieutenant de roi était subordonné au lieutenant général et son rôle (par essence le même : représenter le roi dans les provinces) n’était tenu que dans des ressorts beaucoup plus réduits.

[16] Le château de Montjean est un château fort en ruine situé près d’un étang à Montjean dans le département de la Mayenne. Il est situé à 2,5 kilomètres à l’est du bourg. Le château de Montjean était au 16ème siècle une place importante qui défendait le Comté de Laval royaliste contre les bandes de Mercœur et les ligueurs de l’Anjou. Situé à quatre lieues de Laval, sur les confins de la Bretagne, il avait été reconstruit par André de Lohéac, après la Campagne de Bretagne et de Normandie en 1448-1449.

[17] Après 748 Le Maine et le Mans disparaissent des documents et chartes pour ne réapparaître qu’avec les Rorgonides qui sont probablement descendants de Roger et d’Hervé. À la mort de Gauzfrid en 878, son fils étant trop jeune pour lui succéder, le comté du Maine est donné à Ragenold, un rorgonide d’une branche cadette, puis Roger du Maine, marié à une carolingienne. Les Rorgonides se tournent alors vers les Robertiens et le comté est disputé entre les deux familles. Gauzlin II fils de Gauzfrid du Maine. Il est le dernier comte du Maine de sa famille, qui se le fait confisquer par le roi Charles III le Simple, au bénéfice de Robert le Fort, ancêtre des Capétiens. Sans enfant, Herbert II mort en 1062 désigne dans son testament Guillaume le Conquérant comme son successeur, mais les seigneurs du Maine se révoltent et appellent un oncle par alliance d’Herbert II.

[18] roi de Naples

[19] Le duché de Savoie est un fief du Saint-Empire romain germanique, du 15ème au 19ème siècle, bénéficiant d’une relative autonomie politique. Il a pour capitale la ville de Chambéry (1416-1563), située sur le versant septentrional des Alpes, puis celle de Turin (1563-1713), en Piémont. Le duché correspond à l’ensemble des territoires, appelés également les États de Savoie, obtenus par la maison de Savoie, depuis son émergence au cours du 11ème siècle. En 1416, le comte Amédée VIII de Savoie obtient de l’Empereur l’érection du comté de Savoie en duché. Ses successeurs obtiennent le titre et le royaume de Sicile en 1713, puis celui de royaume de Sardaigne en 1720. En 1860, le duché de Savoie est annexé à la France sous le Second Empire de Napoléon III, tandis que le reste des territoires sont intégrés au nouveau royaume d’Italie.

[20] Vierzon est une commune française située dans le département du Cher. En 1196, les troupes de Richard Cœur de Lion s’emparent de Vierzon et la pillent. En août 1356, lors de la Chevauchée du Prince noir, la ville est prise par les troupes du captal de Buch, Jean de Grailly. Elle est incendiée ainsi que le château et l’abbaye. En 1370, Bertrand Du Guesclin en chasse les Anglais et redonne Vierzon à la couronne de France. La ville deviendra alors un des centres de ravitaillement des armées de Jeanne d’Arc. Vierzon subit les guerres de Religion, mais reste catholique.

[21] L’église Sainte-Croix de Lyon est un édifice religieux catholique détruit au 19ème siècle. Elle est l’église la plus septentrionale du groupe épiscopal lyonnais comprenant la cathédrale Saint-Jean et l’ancienne église Saint-Étienne, des restes de ses fondations sont visibles dans le parc archéologique attenant.

[22] Gavere est une commune de Flandre-Orientale liée au comté d’Alost, à ne pas confondre avec Le Gâvre, près de Nantes. Ce titre était réservé selon la coutume familiale à l’héritier présomptif du chef de la Maison de Laval à partir du mariage de Guy IX de Laval. Il passe au 16ème siècle à la Maison d’Egmond.

[23] Vitré est une commune française située dans le département d’Ille-et-Vilaine. Vitré est au Moyen Âge le siège d’une baronnie. Au 13ème siècle, le château est agrandi et le « Vieil Bourg » avec l’église Notre-Dame se sont développés sur le plateau est. La place du Château qui était considérée comme une avant-cour, était urbanisée en réalité. La ville s’est vue encerclée par des remparts et des fossés extérieurs. C’est donc à cette époque que la ville close prend sa forme actuelle. En même temps, des « bourgs privilégiés », c’est-à-dire des faubourgs nés à la demande du baron, se sont développés autour de la ville close. Dès le 13ème siècle, Vitré réunit tous les éléments de la ville.

[24] Thérouanne (en picard Therwane , en néerlandais Terwaan ou Terenburg, en flamand Therenburch) est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais Ce fut le siège d’un diocèse important, érigé par saint Achaire. Le plus célèbre de ses évêques est saint Omer. Saint Erkembode, moine bénédictin irlandais, devint évêque de Thérouanne au 8ème siècle. Au Moyen Âge, Thérouanne a fait partie du comté de Flandre, puis du comté d’Artois lorsqu’il s’en est détaché. La cité fut pillée par les Normands en 880 et 882. Les étudiants de son diocèse faisaient partie de la Nation Picarde aux universités de Paris, Orléans et Bologne.

[25] La deuxième bataille de Guinegatte, surnommée Journée des éperons eut lieu le 16 août 1513 à Guinegatte (aujourd’hui Enguinegatte, près de Saint-Omer dans le Pas-de-Calais) et opposa les troupes françaises dirigées par Louis XII à la coalition anglo-germanique dirigée par Henry VIII et par l’empereur Maximilien 1er réunis sous la bannière de la Ligue catholique. À la suite de sa défaite à la bataille de Novare du 6 juin 1513, Louis XII dut évacuer son armée d’Italie et songer à défendre le territoire français. Henri VIII, roi d’Angleterre, débarqua le 30 juin 1513 à Calais et se joignit aux troupes menées par l’empereur Maximilien 1er. Six semaines plus tard, les Français (troupes de Louis 1er de Longueville et du sire de La Palice) se laissèrent surprendre et furent écrasés par les armées de la Sainte Ligue (troupes commandées par Thomas Wolsey, futur cardinal-archevêque d’York) à Guinegatte, le 16 août 1513. Les deux commandants français, ainsi que Bayard et Jacques d’Amboise, fils de Jean IV d’Amboise furent en outre faits prisonniers par les Anglais et retenus à Londres. Cette bataille fut aussi appelée « Journée des éperons » car la cavalerie française se servit plus de ses éperons (pour manœuvrer) que de ses armes (pour combattre).

[26] La famille de La Pommeraie était attachée au service de la famille de Laval, en Mayenne. Elle possédait les terres du Verger de Montigné et d’Entrammes. Cette famille s’éteignit au commencement du 17ème siècle, dans la personne de Jeanne, dame de la châtellenie d’Entramnes, du Verger, etc., seule héritière de sa maison, mariée à François de Birague.

[27] Un sénéchal est un officier au service d’un roi, d’un prince ou d’un seigneur temporel.

[28] Le comté de Laval était composé de douze châtellenies importantes1 et contenait 112 paroisses. Il constituait un gouvernement distinct du Comté du Maine et du Perche. Il a été créé en 1429 en suite de la baronnie de Laval, indépendamment du comté du Maine, par le roi Charles VII, avec une dépendance directe au royaume de France.

[29] Le connétable de France était le chef des armées du roi.

[30] Le château de Comper est situé à proximité de la forêt de Paimpont, à trois kilomètres à l’est du bourg de Concoret en Bretagne. À l’origine château fort médiéval profitant d’une position stratégique enviable grâce à la protection offerte par le vaste étang et la forêt qui l’entourent, il a connu diverses destructions et reconstructions au fil de son histoire. Il passe aux mains des barons de Gaël-Montfort, des Laval, des Rieux, des Coligny et des La Trémoille. Démantelé en 1598 sur ordre d’Henri IV, il est incendié durant la Révolution française.

[31] La collégiale Saint-Tugal de Laval était située à Laval en Mayenne. Elle était liée à la paroisse Saint-Tugal de Laval. La collégiale fut démolie en 1798. Lors du rétablissement du culte en 1800, il ne pouvait être aucunement question ni du rétablissement du chapitre ni de celui de la paroisse de Saint-Tugal qui se trouva réuni tout naturellement à celle de la Trinité.

[32] L’archidiocèse de Rennes est une église particulière de l’Église catholique en France. Érigé au 3ème siècle, le diocèse de Rennes (dioecesis Rhedonensis) est un des neuf diocèses historiques de Bretagne.

[33] Le château du Lude se situe dans la commune du Lude dans le département français de la Sarthe. Situé parmi les châteaux de la Loire les plus au nord, le site est occupé dès le Moyen Âge et devient un point stratégique aux confins du Maine, de l’Anjou et de la Touraine. Occupé par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans, le château devient la propriété de Jean Daillon, chambellan du roi Louis XI, en 1457. Pendant deux siècles, les Daillon œuvrent à l’embellissement du château, et transforment l’ancienne forteresse médiévale en logis de plaisance.

[34] Brûlon est une commune française, située dans le département de la Sarthe. Au haut Moyen Âge, la motte castrale devient le siège d’un château avec développement de deux agglomérations, une autour du château médiéval détruit par son propriétaire en 1774 et l’autre autour de l’église romane et son prieuré.

[35] La Cropte est une commune française, située dans le département de la Mayenne. Au 12ème siècle, le seigneur de La Cropte est l’un des principaux vassaux du comte de Laval. Il a droit de prendre le bois d’œuvre pour son hébergement, mais aussi pour la construction de pressoirs, cuves, tonneaux. En revanche, il ne peut les vendre en dehors de son fief. Il a aussi le droit de prendre le bois de chauffage et tout ce qui permet de faire des roues, charrettes, utiles au labour. Foulques, seigneur d’Entrammes, fils du fondateur du prieuré de Port-Reingeard, échange en 1265 avec Guy VII de Laval, son suzerain, les fiefs et seigneuries du Pont-de-Mayenne contre la terre de La Cropte. En 1377, une industrie de la chaux est attestée

[36] La paix des Dames, ou paix de Cambrai, en 1529, met fin à la deuxième guerre entre les deux souverains François 1er et Charles Quint, François 1er n’ayant pas respecté tous les termes du traité de Madrid.

[37] Le château de la Gravelle était un château situé à la lisière de la région forestière située sur les confins de la Bretagne. Il est construit sur les marches de Bretagne comme un grand nombre de châteaux. Le domaine est fondé par la famille de Laval au 12ème siècle. Il comprenait une motte féodale, entièrement cernée par des douves et une cour, avec un donjon quadrangulaire habité. Afin de favoriser sa mainmise sur ce secteur stratégique, Guy V de Laval développa les défrichements pour créer le village de La Gravelle. Jusqu’à la fin du 13ème siècle et au début du 14ème siècle, les Laval utilisent le château : un acte de Guy V de Laval est rédigé en 1194 in Gravellam. Entre 1196 et 1210, Guy VI de Laval concède au prieuré du Plessis-Milcent, plusieurs droits d’usage de la forêt de Frageu, mais conserve le droit de chasser les lapins et les chevreuils. Le 3 mars 1292, Guy VIII de Laval édicte une franchise depuis la Gravelle. Au 15ème siècle, le château, principale place forte de la région avec le château de Laval est progressivement abandonné. Le seigneur de Laval et de Vitré n’utilise plus le chastel que pour fournir le giste d’une nuit ainsi que de l’avoine et du foin pour les chevaux. Le château est probablement un lieu des chasses de la famille de Laval. Les moines se voient accordés de nombreux usages dans les forêts environnantes, néanmoins, les seigneurs de Laval prennent soin de se réserver quelques privilèges. Après l’occupation du pays par les Anglais, la ville de Laval résistait et les dames de Laval, retirées à Vitré, ne manquaient aucune occasion d’envoyer des secours aux serviteurs du roi et du dauphin-régent.