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Anne duc de Montmorency

vendredi 23 octobre 2015, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 2 novembre 2012).

Anne duc de Montmorency (1493-1567)

Connétable de France et Maréchal de France

Anne duc de Montmorency

C’est avec François d’Angoulême qu’est élevé le fils du premier baron de France. En 1515, François d’Angoulême devient François 1er.

Roi, il garde auprès de lui celui qui a été brave à la bataille de Ravenne [1] en 1512.

Il est auprès du roi à Marignan. En 1516 il est gouverneur de Novare [2] et accompagnera François 1er à l’entrevue du camp du Drap d’or [3] en 1520. Il reprend les armes auprès de Bayard en 1521. L’année suivante, le roi le fait maréchal de France.

En 1525, il est fait prisonnier à Pavie [4] en même temps que le roi. Il est l’un des négociateurs du traité de Cambrai [5], signé en 1529, et c’est lui que le roi charge, l’année suivante, de la libération de ses fils, otages à Madrid.

Les pouvoirs que lui avait donnés le roi lui permettaient alors de diriger la France. En 1536, il fut l’un de ceux qui mettèrent en place la tactique de la terre brûlée, en Provence, devant les troupes de Charles Quint. Ceci lui vaut d’être nommé en 1538 connétable de France [6]. Mais son amitié avec le Dauphin et les relations qu’il continue d’entretenir avec Charles Quint lui valent d’être disgracié en 1541.

Il passa alors plusieurs années à Chantilly et ne revint à la Cour qu’en 1547, après l’avènement d’Henri II. Pour asseoir le pouvoir qu’il reprend, il scelle le mariage de son fils aîné avec Diane de France, fille légitimée du roi. Mais bientôt on lui préfère les Guise.

Ce n’est qu’après la mort du roi que Catherine de Médicis le rappelle au Conseil. La puissance des huguenots le rapproche des Guise et du maréchal de Jacques d’Albon de Saint-André . Tous 3, après le massacre de Wassy [7], contraignent le roi à reprendre la lutte contre la Réforme.

Fait prisonnier à la bataille de Dreux [8] le 19 décembre 1562, il ne sera libéré par les huguenots qu’après la paix d’Amboise [9] de mars 1563. Blessé lors de la bataille de Saint-Denis [10] en novembre 1567, il meurt sans avoir retrouvé de réelle influence.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Brigitte Bedos Rezak, Anne de Montmorency : seigneur de la Renaissance, Paris, Éditions Publisud, coll. « La France au fil des siècles »,‎ 1990, 415 p. (ISBN 2-86600-312-8,

Notes

[1] Au cours des guerres du Rinascimento pour la prédominance en Italie, les Français, confrontés à une contre-offensive de la Sainte Ligue, battent avec l’artillerie alliée du duc de Ferrare les troupes espagnoles le 11 avril 1512 lors de la bataille de Ravenne. Mais Gaston de Foix meurt durant cette bataille et Jacques II de Chabannes, son successeur, n’a pas ses talents de général. Menacés au nord, les Français doivent se replier vers le Piémont.

[2] Novare ou Novarre est une ville italienne, située dans la province de même nom, dans la région Piémont, région de la plaine du Pô, dans le nord-ouest de l’Italie.

[3] Le camp du Drap d’Or est le nom donné à la rencontre diplomatique qui se déroula entre le roi François 1er et Henri VIII d’Angleterre du 7 au 24 juin 1520, dans un lieu situé dans le nord de la France, près de Calais, entre Ardres et Guînes.

[4] La bataille de Pavie (24 février 1525) est un événement décisif de la sixième guerre d’Italie (1521-1526). Elle marque la défaite des rois de France dans leur tentative de domination du nord de l’Italie.

[5] La paix des Dames, ou paix de Cambrai, en 1529, met fin à la deuxième guerre entre les deux souverains François 1er et Charles Quint, François 1er n’ayant pas respecté tous les termes du traité de Madrid. François 1er fait la paix avec l’Empereur d’Autriche, Charles Quint. Il renonce à ses prétentions italiennes et récupère la Bourgogne, mais il cède l’Artois et les Flandres. Pour sceller cette entente, François 1er, veuf depuis plusieurs années, accepte d’épouser Éléonore de Habsbourg, la sœur de l’empereur. En outre, il récupère la Bourgogne mais s’engage encore à renoncer à l’Italie. Enfin, le traité négocie également, en échange d’une énorme rançon, la libération des enfants royaux, François et Henri (futur Henri II), qui étaient maintenus en otages à Madrid comme gage de paix.

[6] Le connétable de France était le chef des armées du roi.

[7] Le massacre de Vassy est un événement survenu le 1er mars 1562 à Vassy (bourg de la principauté de Joinville dont le seigneur est le duc de Guise) au cours duquel une cinquantaine de protestants furent tués, et environ 150 blessés par les troupes du duc de Guise. Cette affaire ouvre l’ère des guerres de religion en France. Le massacre de Vassy intervient 6 semaines après la signature de l’édit de janvier 1562 par lequel le roi autorisait les protestants à se rassembler publiquement à l’extérieur des villes pour célébrer leur culte.

[8] Le 19 décembre 1562, la campagne sud de la ville de Dreux est le théâtre du premier choc important des guerres de religion entre les troupes protestantes du prince de Condé et de l’amiral de Coligny et l’armée catholique et royale dirigée par le « triumvirat » composé du connétable de Montmorency, du duc de Guise et de Jacques d’Albon de Saint-André, ancien favori d’Henri II, maréchal de France et premier gentilhomme de la Chambre.

[9] La Paix d’Amboise, ou édit d’Amboise, est un traité de paix signé le 19 mars 1563 par Louis de Condé, chef des protestants, et Anne de Montmorency, chef de l’armée catholique. Signée à Amboise, elle confirme la liberté de conscience accordée par l’édit de janvier 1562, accorde l’amnistie aux calvinistes, mais restreint l’exercice du culte protestant en dehors des villes et sur les terres de certains seigneurs. Si elle marque la fin de la première guerre de religion, cette paix n’est que peu durable, puisque les affrontements reprennent quatre ans plus tard.

[10] Le 10 novembre 1567 eut lieu la bataille de Saint-Denis entre catholiques et protestants.