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Léopold 1er du Saint Empire ou Léopold 1er de Habsbourg

lundi 5 septembre 2016, par ljallamion

Léopold 1er du Saint Empire ou Léopold 1er de Habsbourg (1640-1705)

Roi de Hongrie-Roi de Bohême en 1657-Archiduc d’Autriche-Empereur du Saint Empire romain en 1658

Portrait de Léopold 1er par Benjamin Block. (musée d'histoire de l'art de Vienne)Fils cadet de Ferdinand III de Habsbourg et de Marie-Anne d’Autriche , infante d’Espagne, il était destiné à l’Église.

Né pendant la Guerre de Trente ans [1], il suit sa famille à Linz [2] où sa mère, épuisée par le voyage, meurt en couches alors qu’il n’a que 6 ans.

Les Traités de Westphalie [3] qui mettent fin à la guerre consacrent l’échec de la Maison de Habsbourg, accordant une indépendance complète aux princes souverains du Saint Empire et donnant l’Alsace à la France.

La mort de son frère aîné, déjà roi de Hongrie sous le nom de Ferdinand IV , le fait héritier du trône à 14 ans. Son père meurt 3 ans plus tard laissant l’adolescent de 17 ans gérer seul un héritage complexe.

Élu empereur à 18 ans, il accueille les princes de Lorraine chassés de leurs duchés par les troupes de Louis XIV et se lie d’une grande amitié avec l’héritier du trône lorrain, le futur Charles V de Lorraine . Il soutient ce dernier, allant jusqu’à permettre son mariage avec sa sœur Éléonore , veuve du roi de Pologne.

Pour leur épargner les ragots de la cour et leur permettre de vivre selon leur rang, Léopold donne à Charles le gouvernement de la province du Tyrol [4].

Au cours de son règne, l’empereur fut soutenu par le capucin Marc d’Aviano .

Mari fidèle et excellent musicien, il composa lui-même plusieurs œuvres.

Souverain pacifique mais entouré d’ennemis, Léopold 1er passa une bonne partie de sa vie à faire la guerre.

Avec l’Empire, il héritait une guerre avec la Suède à laquelle il mit fin dès 1660.

Puis ce fut une première guerre contre les Turcs (1663-1664) mais qui se termina dès août 1664 par la victoire du généralissime Raimondo Montecuccoli à la bataille de Saint-Gothard sur la Raab [5], la seule où le roi de France ait jamais été allié des Habsbourg contre les Ottomans, et la conclusion d’une trêve de 20 ans concrétisée par la Paix de Vasvár [6].

Après une victoire militaire pourtant décisive, ce traité permettait au Sultan de conserver ses conquêtes faites depuis 1660, notamment aux dépens de Pierre Zrinski , seigneur de Čakovec [7], qui y vit une trahison par l’empereur de ses engagements de défense en tant que Roi de Hongrie.

En 1670, les seigneurs croates Pierre Zrinski et Franjo Kristof Frankopan complotèrent avec les "malcontents de Hongrie" pour détacher des Habsbourg la couronne de Hongrie, la proposant au roi de Pologne, à Louis XIV et en désespoir de cause au Sultan lui-même. Ils furent exécutés en 1671 et leurs terres confisquées.

À l’expiration de la trêve de Vásvar, les Ottomans repartirent en guerre et mirent le siège devant Vienne le 14 juillet 1683 sous la direction du Grand Vizir Kara Mustapha . L’armée de secours dirigée par le Duc Charles V de Lorraine et le Roi de Pologne Jean III Sobieski écrasa les assiégeants le 12 septembre 1683 à la Bataille du Kahlenberg [8]. Ce fut le point de départ d’une guerre de libération qui devait se conclure en 1699 par le Traité de Paix de Karlowitz [9], qui rendait à la couronne de Hongrie ses possessions de Slavonie [10], Syrmie [11], Bácska [12] et Banat [13], que Soliman le Magnifique avait conquises au 16ème siècle.

Entre-temps, Léopold avait affermi la possession des Habsbourg sur cette couronne, en obtenant en 1687 à Presbourg [14] que le roi de Hongrie ne soit plus choisi par une assemblée nobiliaire mais par voie héréditaire de primogéniture. En même temps, il faisait abolir l’article 31 de la Bulle d’or de 1222 [15].

Léopold connut plus de difficultés dans ses guerres contre Louis XIV, guerre de Hollande de 1672 à 1679 puis guerre de la Ligue d’Augsbourg de 1688 à 1697 mais le Français dut s’incliner et rendre leur indépendance au Duché de Lorraine et au Duché de Bar dont le souverain légitime, Léopold 1er de Lorraine, était le neveu et filleul de l’empereur.

Avant sa mort, Léopold engagea l’empire dans une troisième guerre, la guerre de Succession d’Espagne [16]. À partir de 1703, il dut faire face à une révolte soutenue par la France et menée par François II Rákóczi en Hongrie. Celle-ci ne fut jugulée qu’après sa mort, en 1711.

Léopold 1er poursuivit la reconstruction économique entreprise par son père Ferdinand III et l’on admet qu’à la fin du règne la monarchie autrichienne avait retrouvé un niveau de population comparable à celui de 1618, au début de la guerre de Trente Ans [17]. La guerre de Hongrie stimula l’industrie des fournitures de guerre pour la production d’armes, de munitions et de draps aux armées en campagne. Dès 1684, la Chambre des Comptes passa de multiples marchés avec les corporations et les nobles possédant des manufactures en Bohême Moravie. Cette croissance dû au dynamisme apparent du mercantilisme dont les véritables bénéficiaires étaient les aristocrates de Cour qui avaient compris que l’industrie et les prêts à l’Empereur étaient des placements infiniment plus rentables que l’agriculture, il suffisait d’une croissance momentanée de la demande pour que les manufactures produisent davantage.

La seconde moitié du 17ème siècle est marquée par l’essor de la pensée économique dans le Saint Empire ainsi qu’en Bohême. Deux groupes de personnalités se sont intéressés au développement économique, d’une part des hommes d’affaires et des officiers de finance de Bohême et d’Autriche, d’autre part, une équipe de conseillers personnels de Léopold, les Caméralistes [18]. Ce groupe d’intellectuels étrangers aux Pays Héréditaires a entraîné l’empereur sur la voie du développement industriel et du grand commerce. Tâche d’autant plus aisée que le monarque jalousait les succès économiques de Louis XIV qui, sans mines d’or ni d’empire colonial américain retirait par l’essor du colbertisme des ressources considérables de la population active et du commerce.

À l’origine de ce groupe, on trouve le franciscain Don Cristobal Rojas Y Spinola, hispano-gênois natif des Provinces-Unies [19], profondément marqué par la guerre de Trente Ans, et pour qui l’unité du christianisme passait par la reconstruction économique de l’Europe centrale. Dès 1660, Don Cristobal propose à l’empereur la création d’une Compagnie des Indes orientales disposant d’un capital de un million et demi de florins et de vingt-cinq navires. En 1665, il tentait de convaincre le monarque de transformer en un marché unique le Saint Empire. De même Johann Joachim Becher né en 1635, rhénan et protestant converti, qui en 1664, passe au service de l’Électeur de Bavière en créant des manufactures drapières utilisant la laine des ovins bavarois. Ce dernier pensait résoudre les difficultés de la Bavière en prônant l’union douanière avec les Pays Héréditaires, ce qui aurait constitué une première étape dans la création du mercantilisme d’Empire. Selon Becher, la vraie richesse d’un État résidait dans sa population active, il fallait donc favoriser l’expansion démographique en lui donnant des moyens de subsistance appropriés. Becher concevait l’État comme une communauté économique composée de l’ordre des paysans, de l’ordre des artisans et de l’ordre des marchands qui prenait le contre-pied de la société d’ordres issue du Moyen Âge.

Léopold vieillissant renonce à favoriser une politique économique plus dynamique, sauf de faire droit à des vœux exprimés par les Diètes. De 1700 à 1705, la Cour s’est avant tout préoccupée d’empêcher l’exportation de devises et l’importation de produits manufacturés. La politique économique de la Diète de Bohême n’eut pas plus de succès sous son règne. Durant toute cette période, les communications en Bohême sont difficiles. Le réseau routier est en mauvais état. Les quelque sept cents propriétaires des péages privés n’entretiennent pas les voies qui ne sont pas sûres. à la fin du siècle la Diète bohémienne réclame vainement des mesures en faveur de l’industrie et la régulation des cours de l’Elbe [20] et de la Vltava [21] pour les rendre plus navigables.

L’échec relatif de la politique mercantiliste de Léopold est dû à l’absence d’union douanière au sein du Saint Empire, au corporatisme, à l’apathie bureaucratique et à l’indolence de la Cour, aux querelles confessionnelles, à l’état de guerre endémique à l’ouest comme à l’est, aux préjugés des possédants à l’égard des produits locaux ainsi qu’à l’hostilité des marchands et des maîtres de métiers envers toute innovation.

De ce fait, Léopold n’a rien pu réaliser de décisif dans l’effort de développement industriel qui s’est interrompu dès le déclenchement de la guerre de Succession d’Espagne (1701/1714).

L’empereur se maria trois fois. Sa cousine Marie-Thérèse d’Autriche , fille aînée du roi d’Espagne Philippe IV donnée en mariage par le traité des Pyrénées au roi de France Louis XIV en 1660, il épouse en 1666 la demi-sœur de celle-ci, sa nièce Marguerite-Thérèse d’Autriche , infante d’Espagne.

En 1673, Léopold 1er épouse en secondes noces Claude-Félicité d’Autriche .

En 1676, il épouse en troisièmes noces Éléonore de Neubourg .

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Jean Bérenger, Léopold Ier (1640-1705), fondateur de la puissance autrichienne, PUF Perspectives Germaniques/ Le petit mourre dictionnaire d’histoire universelle édition Bordas 2004 p 790

Notes

[1] La guerre de Trente Ans est une série de conflits armés qui a déchiré l’Europe de 1618 à 1648. Les causes en sont multiples mais son déclencheur est la révolte des sujets tchèques protestants de la maison de Habsbourg, la répression qui suivit et le désir de ces derniers d’accroître leur hégémonie et celle de la religion catholique dans le Saint-Empire. Ces conflits ont opposé le camp des Habsbourg d’Espagne et du Saint-Empire, soutenus par l’Église catholique romaine, aux États allemands protestants du Saint-Empire, auxquels étaient alliées les puissances européennes voisines à majorité protestante, Provinces-Unies et pays scandinaves, ainsi que la France qui, bien que catholique et luttant contre les protestants chez elle, entendait réduire la puissance de la maison de Habsbourg sur le continent européen.

[2] Linz est une ville du nord de l’Autriche, capitale du Land de Haute-Autriche (Oberösterreich), sur le Danube. C’est la 3ème ville la plus peuplée du pays. La ville a été fondée par les Romains, qui l’appelaient Lentia. La ville se gouvernait elle-même ainsi que sa province du Saint Empire romain germanique et était un chemin de passage important entre plusieurs routes commerciales, comme le Danube ouest-est et l’axe nord-sud entre la Tchéquie et la Pologne au nord, et les Balkans et l’Italie au sud. Comme l’Empereur Habsbourg Frédéric III y passa ses dernières années, ce fut pendant une courte période la ville la plus importante de l’empire. Cependant, après la mort de l’empereur en 1493, elle perdit son statut de ville impériale au profit de Vienne et Prague.

[3] Les traités de Westphalie (ou paix de Westphalie) conclurent la guerre de Trente Ans et la guerre de Quatre-vingts ans le 24 octobre 1648. Ils sont à la base du « système westphalien », expression utilisée a posteriori pour désigner le système international spécifique mis en place, de façon durable, par ces traités. Catholiques et protestants ayant refusé de se rencontrer, les négociations se tinrent à partir de décembre 1644 à Münster pour les premiers et à partir de 1645 à Osnabrück pour les seconds. Cette solution qui avait été proposée par la Suède est préférée à l’alternative française qui suggérait Hambourg et Cologne.

[4] Le comté de Tyrol était un comté du Saint Empire romain germanique, ayant pour capitale la ville de Merano puis à partir de 1420, Innsbruck. C’est en 1140 que naît le comté. Cet État a existé pendant plus de 750 ans, jusqu’à sa division en 1919 par le traité de Saint-Germain-en-Laye.

[5] La bataille de Saint-Gothard eut lieu le 1er août 1664, près du village de Saint-Gothard (Szentgotthárd) en Hongrie, sur la rive nord de la rivière la Raab. Elle opposa l’armée coalisée composée principalement d’Impériaux et d’un fort contingent français aux troupes ottomanes lors d’une tentative de franchissement du cours d’eau.

[6] La Paix de Vasvár est un traité de paix signé le 1er août 1664 entre l’Autriche des Habsbourg et l’Empire ottoman après la bataille de Saint-Gothard. Elle met fin à la première guerre austro turque et assure la paix entre autrichiens et ottomans jusqu’en 1683, année durant laquelle un accrochage à la frontière engendre la grande guerre turque qui voit les ottomans assiéger Vienne pour la seconde fois.

[7] Čakovec est une ville et une municipalité chef-lieu du comitat de Međimurje, en Croatie.

[8] La bataille de Vienne du 12 septembre 1683, sur la colline du Kahlenberg, mit fin au second siège de Vienne par les Turcs. Cette défaite décisive des Ottomans fut le point de départ d’une campagne militaire de 16 ans qui devait permettre aux Habsbourg de reprendre les territoires de Hongrie Croatie et de mettre fin à la menace ottomane en Europe centrale

[9] Le Traité de Karlowitz (ou traité de Karlovci) fut signé en 1699 à Sremski Karlovci ville aujourd’hui en Serbie, concluant la Grande guerre turque dans laquelle l’Empire ottoman, qui menaçait depuis plus de 150 ans l’Autriche et la Pologne, fut défait par l’Empire des Habsbourg.

[10] La Slavonie est une vaste plaine agricole de Croatie. Cette plaine est limitée au nord par la Drave, au sud par la Save et à l’est par le Danube. La capitale de la région est Osijek. Les autres villes de la plaine sont, entre autres, Slavonski Brod, Vinkovci, Vukovar, Pakrac et Djakovo. La Baranja (au nord d’Osijek), les vallées de la Save (Posavina), du Danube (Podunavlje) et de la Drave (Podravina) y sont traditionnellement rattachées.

[11] La Syrmie, est une ancienne province historique de Hongrie Croatie, située entre le Danube et la Save, du confluent du Danube avec la Drave jusqu’à son confluent avec la Save en face de Belgrade. C’est en Syrmie que se trouve la Fruška gora, la seule montagne de Voïvodine, devenue aujourd’hui un parc national. On y trouve de nombreux monastères orthodoxes. Le nom de "Syrmie" vient du nom de la ville romaine Sirmium, aujourd’hui nommée en serbe Sremska Mitrovica, en croate Srijemska Mitrovica.

[12] La Bačka est une région située dans la plaine pannonienne entre le Danube et la Tisa. Elle s’étend principalement en Serbie et en Hongrie, avec quelques enclaves sur la rive gauche du Danube qui font partie de la Croatie mais qui, depuis 1991, se trouvent sous le contrôle de la Serbie. La plus grande partie de la région se trouve aujourd’hui en Voïvodine, une province autonome au sein de la Serbie. Novi Sad, la capitale de la Voïvodine, se trouve à la frontière entre la Bačka et la Syrmie. La partie la plus septentrionale de la région est située dans le comitat de Bács-Kiskun, en Hongrie.

[13] Le Banat est une région sud-est de l’Europe, divisée entre trois pays : le Banat roumain, partie orientale qui appartient à la Roumanie (județ de Timiș et județ de Caraș-Severin). Le Banat serbe, partie occidentale (Banat septentrional, Banat central, Banat méridional) qui appartient depuis la Première Guerre mondiale à la Serbie, aujourd’hui dans la région de Voïvodine. Le Banat hongrois, petite partie au nord-ouest, près de Szeged, qui appartient à la Hongrie (comitat de Csongrád). C’est la partie Sud-Est de la plaine de Pannonie limitée par le Danube au sud, la Tisza à l’ouest, le Mureș au nord, et les Carpates méridionales à l’est. Sa capitale historique est Timișoara, située dans le județ de Timiș de Roumanie.

[14] alors capitale de la Hongrie sous le nom allemand de Preßburg, hongrois de Pozsony, croate de Požun, aujourd’hui en slovaque Bratislava

[15] qui autorisait la noblesse à se révolter contre le roi de Hongrie si celui-ci violait le droit

[16] La guerre de Succession d’Espagne est un conflit qui a opposé plusieurs puissances européennes de 1701 à 1714, dont l’enjeu était la succession au trône d’Espagne à la suite de la mort sans descendance du dernier Habsbourg espagnol Charles II et, à travers lui, la domination en Europe. Dernière grande guerre de Louis XIV, elle permit à la France d’installer un monarque français à Madrid : Philippe V, mais avec un pouvoir réduit, et le renoncement, pour lui et pour sa descendance, au trône de France, même dans le cas où les autres princes du sang français disparaîtraient. Ces conditions ne permettaient pas une union aussi étroite que celle qui était espérée par Louis XIV. La guerre de succession donna néanmoins naissance à la dynastie des Bourbons d’Espagne, qui règne toujours aujourd’hui.

[17] La guerre de Trente Ans est une série de conflits armés qui a déchiré l’Europe de 1618 à 1648. Les causes en sont multiples mais son déclencheur est la révolte des sujets tchèques protestants de la maison de Habsbourg, la répression qui suivit et le désir de ces derniers d’accroître leur hégémonie et celle de la religion catholique dans le Saint-Empire. Ces conflits ont opposé le camp des Habsbourg d’Espagne et du Saint-Empire, soutenus par l’Église catholique romaine, aux États allemands protestants du Saint-Empire, auxquels étaient alliées les puissances européennes voisines à majorité protestante, Provinces-Unies et pays scandinaves, ainsi que la France qui, bien que catholique et luttant contre les protestants chez elle, entendait réduire la puissance de la maison de Habsbourg sur le continent européen.

[18] L’école caméraliste est une des versions du mercantilisme qui s’est formé dans les États allemands au 16ème siècle. Cette école a influencé la pensée et l’action économique dans les États de culture germanique jusqu’au 19ème siècle. Cette appellation provient de la création de "chaires" d’économie dans les facultés allemandes. Il y en eut à Strasbourg, alors ville d’Empire, dès 1500. On parlait de science camérale parce que le mot "Kamera" désignait alors en langue allemande le lieu où étaient conservés les deniers publics. L’administrateur des finances royales portait le nom de camerarius. On appela caméralistes tous les auteurs se préoccupant de l’enrichissement de l’État. Les caméralistes donnaient des conseils aux chefs des principautés allemandes pendant la guerre de Trente Ans ; ils furent influents pendant les deux siècles suivants.

[19] La République des sept Provinces-Unies des Pays-Bas ou République des Provinces-Unies des Pays-Bas ou en abrégé Provinces-Unies, en néerlandais, Republiek der Zeven Verenigde Nederlanden ou plus souvent Republiek der Verenigde Nederlanden et en latin Belgica Foederata ou Belgium Foederatum, est le nom usuellement donné aux sept provinces du nord des Dix-sept Provinces ou Pays-Bas espagnols en 1581 jusqu’à la création par les Français de la République batave (1795) puis du Royaume de Hollande (1806)

[20] L’Elbe est un fleuve d’Europe centrale qui prend sa source en République tchèque dans les monts des Géants et, après un parcours situé en majeure partie en Allemagne, se jette dans la mer du Nord par un long estuaire d’une centaine de kilomètres sur lequel se trouve Hambourg, premier port d’Allemagne. La longueur de ce fleuve est de 1 091 kilomètres.

[21] La Vltava parfois désignée par son nom allemand : Moldau est la plus longue rivière de la République tchèque, affluent de l’Elbe.