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Soliman II dit le magnifique

mardi 5 février 2013

Soliman II dit le magnifique (1495-1566)

Sultan ottoman de 1520 à 1566

Soliman II dit le magnifique Sultan ottoman de 1520 à 1566

Chef de guerre, mais aussi grand diplomate, né à Trébizonde, seul fils survivant de Selim 1er Yavuz, il fut le 10ème sultan de la dynastie ottomane. Son père lui ouvrit une voie toute tracée. À l’âge de7 ans, il fut envoyé dans la capitale, Istanbul pour y suivre ses humanités qui consistaient, à l’époque, en l’étude des sciences, histoire, littérature, théologie. Son père, y ajouta les techniques militaires. Il fit ses premières expériences en matière de gouvernement dans différentes provinces. En 1517, Selim 1er avait pris le contrôle de l’ancien territoire de Judée aux Mamelouks. Les Ottomans reçurent des centaines de réfugiés fuyant les conversions forcées opérés par le roi Ferdinand II d’Aragon en 1492, c’est ainsi qu’à Istanbul s’était installée une importante minorité juive. Soliman prit soin de restaurer Jérusalem et il fit entourer la vieille ville d’une muraille.

A la mort de son père le 20 septembre 1520 il monta logiquement sur le trône. Avec l’aide de son grand vizir, il imposa les réformes qui lui valurent son surnom turc de Kanûnî*. Il porta à son apogée l’Empire ottoman. Engageant la guerre contre la Hongrie, il s’empara de Belgrade en 1521.

L’année suivante, il assiégea et prit l’île de Rhodes, laissant les chevaliers de Saint Jean se réfugier à Malte.

Il battit et tua le roi Louis de Hongrie à Mohacs, et prit Buda* en 1526, étendant la domination ottomane sur presque tout le territoire hongrois dont il donna le trône à Jean Zápolya, prince de Transylvanie. Les Ottomans parvinrent jusqu’à Vienne dont ils commencèrent le siège en 1529. Entre-temps, A l’Est il avait conquis l’Azerbaïdjan, Tabriz et Bagdad en 1534, alors que les corsaires turcs ravageaient la Méditerranée et contrôlait les rivages de l’Afrique du Nord, à l’éxeption du Maroc et de Tunis, reconquise par Charles Quint en 1536. a la suite de la mort de Jean Zapolya, dont il avait précédemment soutenu les droits au trône de Hongrie contre Ferdinand d’Autriche en 1529, il annexa la Hongrie, y plaça un gouverneur turc et ne laissa que la Transylvanie au fils de Zapolya. Après plusieurs années de guerres, Soliman et Ferdinand finirent par conclure une paix en 1547 qui laissait la Hongrie occidentale à l’Autriche, en échange d’un imprtant tribut annuel versé aux ottomans. Ferdinand ne cessa de contester ce traité et Soliman menait encore campagne en Hongrie lorsqu’il mourut lors du siège de Szeged.

A la suite de la mort, de Jean Zapolya, dont il avait précédemment soutenu les droits au trône de Hongrie contre Ferdinand d’Autriche en 1529, il annexa la Hongrie, y plaça un gouverneur turc et ne laissa que la Transylvanie au fils de Zapolya.

De 1533 à 1536, les troupes ottomanes occupèrent le Yémen. Les corsaires turcs installés à Alger prirent Tunis aux Hafsides en son nom en 1534. Leur royaume fut conquis par le pacha turc de Tripoli qui prit Kairouan en 1557 et par le pacha d’Alger qui prit Tunis en 1569.

Soliman consolida ses conquêtes en signant une série de traités de paix avec ses voisins. En 1540, il signa avec Venise un traité de paix assorti de capitulations avantageuses pour les marchands vénitiens. En 1541, il installa une régence ottomane en Hongrie pendant l’enfance du nouveau roi. Dans le même temps, il entretint de bonnes relations avec la France, autre adversaire de Charles Quint. En gage de ces bonnes relations, il permit à François 1er d’avoir une représentation permanente à İstanbul, une chapelle d’Ambassade qui devint par la suite le Lycée Saint-Benoît et accorda à la France des capitulations.

Après plusieurs années de guerre, Soliman et Ferdinand finirent par conclure une paix en 1547 qui laissait la Hongrie occidentale à l’Autriche, en échange d’un important tribut annuel versé aux Ottomans. Le 29 août 1551, Soliman prit la forteresse hongroise de Belgrade et Sabac. En 1559, il signa un traité de paix avec le chah safavide d’Iran.

Ferdinand ne cessa de contester ce traité et Soliman menait encore campagne en Hongrie lorsqu’il mourut au siège de Szeged.

Il fit bâtir de nombreux complexes religieux, comprenant mosquée, madrasas, bibliothèque, cantines et mausolée, dont le plus célèbre est la mosquée Süleymaniye d’İstanbul. Il fit construire des complexes de ce genre à Damas à Médine et au Yémen.