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Gwenddolau ap Ceidiaw

mercredi 13 avril 2022, par ljallamion

Gwenddolau ap Ceidiaw (mort en 573)

"La Grande-Bretagne vers 600."Roi cité dans les triades galloises [1] et les poèmes relatifs à Merlin .

Selon le Généalogies des Hommes du Nord [2] ; Gwenddolau est réputé être un descendant de Coel Hen, il est le fils de Ceidiaw mab Arthwys , fils de Arthwys mab Mar , le fils de Ceneu mab Coel

Il est roi d’une région qui correspond au moderne Galloway [3] vers 560. Durant la bataille d’Arfderydd [4] où Merlin est à son service comme Barde [5], allié à Morcant et au roi des Scots [6] Áedan de Dal Riada ; il est vaincu et tué par une coalition de princes bretons du nord dirigée par le roi d’Ebrauc Peredyr Arueu Dur qui comprend son frère Gwrgi et le roi Rhydderch Hael de Strathclyde [7].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Rachel Bromwich (ed.), Trioedd Ynys Prydein ? University of Wales Press, new ed. 1991.

Notes

[1] Les Triades galloises, sont un groupe de textes inclus dans des manuscrits médiévaux gallois, dans lesquels sont conservés des fragments de culture galloise ancienne concernant l’histoire aussi bien que la mythologie celtique. Il s’agit de listes de personnages groupés par trois selon une caractéristique commune (ex : Les trois beaux princes de l’île de Bretagne : Owain mab Urien, Rhun mab Maelgwn, Rhufawn mab Dewrarth Wledig, le Radieux). Parfois la triade est suivie d’un texte les détaillant ou développant leur légende. Ces triades seraient un regroupement par thème effectué par les bardes pour favoriser la mémorisation des récits.

[2] Le Bonedd Gwŷr y Gogledd ou Extraction des Hommes du Nord est un bref récit en moyen gallois qui prétend donner les généalogies de vingt dirigeants du 6ème siècle du Hen Ogledd, les actuelles parties anglophones du sud de l’Écosse et du nord de l’Angleterre. Il est attesté dans un certain nombre de manuscrits, le plus ancien étant NLW, Peniarth MS 45, daté de la fin du 13ème siècle. Le texte a peut-être été composé au 12ème siècle. L’historicité d’une grande partie de l’information est fausse ou douteuse. Bien que certaines parties soient en accord avec les Harleian genealogies antérieures, le texte représente une révision substantielle cherchant à intégrer les branches de nombreux dirigeants et héros qui sont importants dans d’autres traditions, comme le prince de Rheged Llywarch Hen.

[3] Sous royaume de l’Ecosse, le Galloway désigne aujourd’hui l’ancien comté de Wigtownshire (délimité par la côte à l’ouest, les collines de Galloway au nord, et le fleuve Cree à l’est) et la Stewartry of Kirkcudbright (qui s’étend du Nith au Cree, et est limité également par les collines de Galloway au Nord) dans le sud-ouest de l’Écosse, mais dont la taille a beaucoup varié au cours de l’Histoire.

[4] La Bataille d’Arfderydd, selon les Annales Cambriae, opposa en 573 Gwenddolew ap Ceidio, roi de Caer Guendoleu à une coalition de princes bretons dirigée par le roi d’Ebrauc Peredur mab Eliffer et qui comprenait son frère Gwrgi, le roi Rhydderch Hael de Strathclyde. Gwenddolew ap Ceidio fut vaincu et tué mais Ebrauc fut affaibli et ne put résister aux Angles de Deira et de Bernicie qui le détruisirent sept ans plus tard. La bataille aurait eu lieu à proximité de la petite ville actuelle de Longtown, dans le comté de Cumbria (au nord-ouest de l’Angleterre, près de Carlisle).

[5] Dans la civilisation celtique de l’Antiquité, le barde est un lettré et un fonctionnaire qui tient une place prépondérante dans la société en perpétuant la tradition orale. Il appartient à la classe sacerdotale, de même que les druides et les vates.

[6] Les Scots sont un peuple celte originaire de l’est de l’Irlande qui commença à s’établir dans l’île de Bretagne entre les rivières Clyde et Solway aux 3ème et 4ème siècles de l’ère chrétienne. L’Écosse actuelle leur doit son nom (Scotland). Les premiers Scots affrontèrent les Britto-romains lors de raids qui se transformèrent en établissements durables, profitant sans doute d’un dépeuplement précoce des régions où ils effectuaient leur piraterie. Peu avant 500, ces Scots s’établirent sur les côtes du Devon et du pays de Galles, mais ils n’y établirent pas d’ensembles politiques durables. On leur doit toutefois l’introduction de l’écriture oghamique sur l’île. Plus au nord, les Scots devinrent dans un premier temps les voisins immédiats et les rivaux occidentaux des Pictes, les anciens habitants de la Calédonie. Cette région, qui n’avait jamais été conquise par Rome, passa progressivement sous leur contrôle du 6ème au 9ème siècle. Dès le 6ème siècle, les Scots durent cependant résister aux Anglo-Saxons, établis durablement au sud du Forth avant 500, contrairement aux Bretons, les Scots nouèrent de nombreux contacts avec ces nouveaux venus, surtout à l’est avec le royaume septentrional de Northumbrie. Au 7ème siècle, les Scots chrétiens jouèrent en particulier un rôle important dans l’évangélisation des Anglo-Saxons, rôle qui fut ensuite éclipsé par Rome.

[7] Le Strathclyde est l’un des royaumes celtes brittoniques qui résista aux Anglo-Saxons, aux Pictes, aux Scots et aux Vikings durant le haut Moyen Âge avant d’être réuni au royaume des Pictes et des Scots vers le milieu du 11ème siècle.