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Bouzes ou Buzes

mardi 24 février 2015

Bouzes ou Buzes (528-556)

Général Byzantin

Originaire de Thrace [1], actif sous le règne de Justinien 1er dans les guerres contre les Perses sassanides. Il était probablement le fils du général rebelle Vitalien.

Bouzes était stationné à Palmyre [2] et son frère Coutzes à Damas. Les deux frères sont décrits comme étant jeune à l’époque par Procope .

Leur mission première connue fut d’envoyé les deux frères sur le front de la guerre ibérique contre l’Empire sassanide pour renforcer Bélisaire à Mindouos. Bélisaire tentant de construire une forteresse à cet endroit.

Une bataille féroce eu lieu dans lequel les Romains furent vaincus, et nombreux ont également été faits prisonniers par l’ennemi. Parmi ceux-ci était Coutzes.

Bouzes survécu à la défaite. Il fut ensuite mentionné participant à la bataille de Dara [3] en Juin 530. Il servi dans le commandement de la cavalerie aux côtés de Pharas le Hérule . Parmi ses serviteurs était Andreas, qui s’est distingué le premier jour de la bataille.

Dans l’après-midi un certain détachement de cavaliers qui occupaient l’aile droite des Sassanides, se séparant du reste de l’armée, est venu contre les forces de Bouzes et Pharas. Et les Romains se retirèrent à distance vers l’arrière.

En 531, Bouzes n’a pas pu participer à la bataille de Callinicum [4] le 19 avril 531. Il aurait été en poste à Amida [5], une maladie l’empêchant de faire campagne. Zacharie le Rhéteur mentionne que Bouzes chargea son neveu Domnentiolus d’une armée.

En Septembre/Octobre 531, Couzes et Bessas étaient commandants de la garnison de Martyropolis [6].

La ville fut assiégée par une force sassanide. La mort de Kavadh entraîna la fin prématurée du siège.

Bouzes refait surface en 539, quand il succéda à Sittas à la tête de l’armée romaine d’Arménie. Il fut chargé de mettre fin à une révolte arménienne en cours.

En 540, Justinien 1er nomma Bélisaire et Bouzes magistri militum [7] pour l’Orient. Bouzes seraient le commandant de la zone entre l’Euphrate et la frontière perse. Il occupa temporairement le commandement sur les zones de Bélisaire. Bélisaire venait d’être rappelé à la guerre gothique [8] et était encore dans la péninsule italienne. Il n’atteindrait pas son nouveau poste avant le printemps de 541.

Au printemps de la même année en 540, les Sassanides envahirent les zones byzantines. Ils évitèrent les forteresses de la Mésopotamie, se dirigeant vers les cibles plus faciles de la Syrie et de Cilicie [9]. Bouzes était stationné à Hiérapolis [10] au début de cette campagne. À la mi-été, les Sassanides avaient pris Sura. Bouzes à Hiérapolis à la tête de ses meilleures troupes promis de revenir si la ville était sous la menace perse, mais Procope accuse Bouzes de tout simplement disparaître.

Il est mentionné plus tard à Edesse [11]. Les citoyens de la région ont tenté de payer une rançon pour le retour des prisonniers détenus à Antioche. Bouzes les a empêché de le faire.

Les hostilités de 540 ont cédé la place à la guerre lazique [12] de 541 à 562. En 541, Bouzes est enregistré comme l’un des différents commandants byzantins regroupés à Dara pour décider d’un plan d’action. Il était de ceux qui était en faveur d’une invasion dans les zones sassanides. Bouzes a probablement servi sous Bélisaire dans cette campagne. La force d’invasion byzantine échoua à prendre Nisibe [13] , mais ils prirent Sisauranon.

Durant la saison de la campagne de 542, Khosro 1er fit de nouveau envahir des zones byzantines. Bouzes, Justin et d’autres se retirèrent dans les murs de Hiérapolis.

Au printemps 549, Bouzes était de nouveau en campagne. Il fut envoyé pour aider les Lombards contre les Gépides [14]. Cette campagne fut de courte durée, car les deux adversaires conclure un traité de paix, ce qui rendait la présence des forces byzantines inutile.

Au début de 556, Bouzes fut condamné à défendre Nesus [15]. Il a ensuite été rejoint par Justin . Les deux hommes continuèrent à garder l’île, tandis que le reste de l’armée faisait campagne contre les Misimiani [16].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé Bouzes/ Traduit par mes soins

Notes

[1] La Thrace désigne une région de la péninsule balkanique partagée entre la Grèce, la Bulgarie et la Turquie ; elle doit son nom aux Thraces, la peuplade qui occupait la région dans l’Antiquité. Au 21ème siècle, la Thrace fait partie, à l’ouest, de la Grèce, Thrace occidentale, au nord, de la Bulgarie et, à l’est, de la Turquie, Thrace orientale.

[2] Palmyre est une oasis du désert de Syrie, à 210 km au nord-est de Damas. C’est au 1er siècle av jc que la cité est mentionnée dans les sources gréco-romaines. Elle faisait partie d’un réseau marchand reliant la Syrie à la Mésopotamie et à la côte méditerranéenne. La Bible attribue la construction de Palmyre au roi Salomon

[3] La bataille de Dara a eu lieu à la frontière des empires byzantin et sassanide au niveau de la ville fortifiée de Dara en 530. Elle débuta par les tirs des archers perses. Des lanciers et la cavalerie lourde chargèrent le flanc droit des forces byzantines, puis le gauche. Les cavaliers byzantins furent repoussés par ces charges. Cependant les archers montés Huns de Bélisaire avaient profité des charges ennemies pour les encercler. La cavalerie perse fut défaite et les fantassins au vu de cette perte s’enfuirent. Bélisaire refusa de les poursuivre.

[4] La bataille de Callinicum opposa l’armée de l’empire byzantin sous le commandement du général Bélisaire à celle des Perses Sassanides dirigée par Sepahbod Azarethes le 19 avril 531 dans le cadre de la guerre d’Ibérie. Bélisaire avait été engagé dans des escarmouches avec les forces persannes suite à la bataille de Dara dans le but d’une mise en déroute. Néanmoins, la victoire revint aux Perses à Callinicum ce qui conduit au retrait des deux armées.

[5] Amida était une ville ancienne située dans la province de Diyarbakır, dans la Turquie actuelle. Les écrivains romains Ammien Marcellin et Procope la considèrent comme une ville de la Mésopotamie, mais il peut être plus correctement considérés comme appartenant à l’Arménie Majeure. La ville était située sur la rive droite du Tigre.

[6] Silvan est le chef-lieu de l’arrondissement de même nom dans la province de Diyarbakır en Turquie. À l’époque byzantine elle était connue sous le nom de Martyropolis.

[7] Le magister militum est un officier supérieur de l’armée romaine durant l’Antiquité tardive. Son nom est souvent traduit par « maître de la milice » ou « maître des milices ». À l’origine, on distinguait le magister peditum ou commandant de l’infanterie et le magister equitum ou commandant de la cavalerie. Les deux fonctions furent à l’occasion réunies et leur titulaire prit le titre de magister utriusque militiae. Le commandant des corps demeurant à la disposition de l’empereur près de la capitale fut appelé magister militum praesentales. En Orient, la fonction cessa d’exister avec la création des thèmes où le gouverneur (strategos), cumula les fonctions militaires et civiles.

[8] La guerre des Goths est un conflit qui opposa les Byzantins et les Ostrogoths en Italie entre 535 et 553. Cette guerre intervient à la suite de la décision de Justinien 1er en 535 de reconquérir les provinces romaines occidentales perdues à la fin du siècle précédent lors de leur conquête par les Hérules d’Odoacre puis les Ostrogoths de Théodoric le Grand.

[9] La Cilicie est une ancienne province romaine située dans la moitié orientale du sud de l’Asie Mineure en Turquie. Elle était bordée au nord par la Cappadoce et la Lycaonie, à l’est par la Pisidie et la Pamphylie, au sud par la Méditerranée et au sud-est par la Syrie. Elle correspond approximativement aujourd’hui à la province d’Adana : région comprise entre les monts Taurus, les monts Amanos et la Méditerranée. Vers 27, sous l’empereur Tibère, la Cilicie est rattachée à la province de Syrie. Certaines parties de la région restent néanmoins dirigée par des souverains locaux jusqu’à l’annexion complète par Vespasien en 74. La province est suffisamment importante pour qu’un proconsul y soit nommé.

[10] Phrygie

[11] Édesse, était la capitale de l’Osroène, un petit État d’abord indépendant (132 av. jc-216 ap. jc), devenu province romaine en 216, puis incorporé au diocèse d’Orient, de 244 aux Omeyyades.

[12] La guerre lazique aussi appelée Grande Guerre d’Egris idi Omi ou Guerre colchique dans l’historiographie de la Géorgie, opposa les empires byzantin et sassanide pour le contrôle de la région de la Lazique (ou Egrisi) correspondant actuellement à l’ouest de la Géorgie. La guerre lazique dura une vingtaine d’années entre 541 et 562, ponctuées par des retournements de situation, pour finalement s’achever sur une victoire byzantine.

[13] Nusaybin ou Nisibe est une ville du sud-est de la Turquie située dans la province de Mardin, à la frontière turco-syrienne. Elle est un haut lieu de l’histoire du christianisme de langue syriaque.

[14] Les Gépides sont un peuple germanique du rameau ostique, proche des Goths, qui était installé en basse Vistule, puis au centre de l’Europe (bassin des Carpates, 269–670) durant le haut Moyen Âge. En 539, les Gépides, qui ont donné leur nom à la Dacie, anciennement Gothie mènent la guerre contre l’Empire d’Orient et s’étendent en Mésie. Vers 550, leur territoire comprend les terres situées entre Dobroudja et Tisza d’ouest en est, et entre Carpates et Danube, du nord au sud

[15] une île mineure de la rivière Phase

[16] une tribu locale