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Guillaume Bonne Âme

dimanche 16 mars 2014

Guillaume Bonne Âme (mort en 1110)

Abbé de Saint-Étienne de Caen de 1070 à 1079-Archevêque de Rouen à partir de 1079

Sceau de Guillaume Bonne-Âme, archevêque de Rouen

Fils de Radbod évêque de Sées . Sa mère est une sœur ou une belle-sœur de Gérard Flaitel .

Il est chanoine et archidiacre sous l’archiépiscopat de Maurille . Il semble être celui qui signe après l’évêque d’Évreux la charte de fondation de Lyre [1] vers 1050. En compagnie de Thierry de Mathonville , abbé de Saint-Évroult, Herbert de Montreuil et Gundulf, futur évêque de Rochester, il effectue un pèlerinage à Jérusalem en 1057. Il devient à son retour moine au Bec [2], où il sera l’élève de Lanfranc.

En 1063, il accompagne Lanfranc à l’abbaye Saint-Étienne de Caen [3] et devient maître des novices. Il devient ensuite prieur puis succède à l’abbatiat en 1070, suite au départ de Lanfranc pour Cantorbéry.

Il poursuit l’accroissement du temporel ainsi que la construction des bâtiments de l’abbaye, notamment le transept et la nef de l’abbatiale. La dédicace de l’église se fait le 13 septembre 1077, en présence de son prédécesseur Lanfranc et du roi Guillaume le Conquérant.

Il devient archevêque de Rouen, sur nomination de Guillaume le Conquérant, en juillet 1079. Le pape réformateur Grégoire VII hésite à le reconnaître, car son élection n’est pas canonique. En 1080, le nouvel archevêque envoie à Rome une mission afin de régler cette question. Le pape préfère ne pas rentrer en conflit avec le Conquérant, qui réforme l’Église anglaise, et le reconnaît archevêque de Rouen. Il préside en 1083 les funérailles de la duchesse Mathilde à la Trinité de Caen.

En 1087, il est présent au chevet du lit de mort de Guillaume le Conquérant et préside cette même année un synode à Lillebonne pour imposer une vie stricte aux prêtres et inciter le respect de la Trêve de Dieu.

Il se voit céder en fief par Philippe 1er, roi de France, l’abbaye Saint-Mellon de Pontoise. Il excommunie Gilbert de Boury, puissant chatelain du Vexin français qui a usurpé avant 1105 Gisors. Son fils Raoul restitue la terre en présence des vassaux de l’archevêque réunis à Vesly le 28 mai 1105.

Le 17 décembre 1107, Guillaume ordonne dans la cathédrale 244 diacres et 120 prêtres, parmi lesquels figure Orderic Vital.

Durant son épiscopat, il fait démolir les restes de la basilique Saint-Étienne, seul reste la cathédrale Notre-Dame. Il fait reconstruire le cloître canonial et les maisons du chapitre. Il serait également à l’origine de la foire du Pardon ou foire Saint-Romain. Il fait également construire un manoir près de la collégiale des Andelys, possession des archevêques.

Il meurt le 9 février 1110. Il est inhumé dans le chapitre de la cathédrale.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Guillaume Bonne-Âme/ Portail de la Normandie/ Archevêque de Rouen

Notes

[1] L’abbaye Notre-Dame de Lyre est un monastère bénédictin de Normandie. Fondée en 1046 à la Vieille-Lyre (Eure), elle disparut à la Révolution française.

[2] L’abbaye Notre-Dame du Bec est une abbaye catholique bénédictine faisant aujourd’hui partie de la congrégation de Sainte-Marie de Mont-Olivet et située au Bec-Hellouin, près de Brionne, dans le département de l’Eure. Elle a été fondée en 1034 par Herluin, chevalier du comte Gilbert de Brionne. Avec l’arrivée de l’Italien Lanfranc de Pavie, prieur et maître de l’école monastique, puis d’Anselme de Cantorbéry, le Bec devient l’un des principaux foyers de la vie intellectuelle du 11ème siècle : le futur pape Alexandre II y étudie vers 1050 ainsi que nombre de futurs légats et évêques.

[3] L’abbaye aux Hommes est une des deux grandes abbayes, avec l’abbaye aux Dames, fondées par Guillaume le Conquérant à Caen, en France. Elle s’élève à l’ouest du centre-ville et donna le nom de Bourg-l’Abbé au quartier qui l’entoure. La construction de l’abbaye aux Hommes, confiée à Lanfranc, commence en 1063. L’église a été construite entre 1065 et 1083. La conquête de l’Angleterre, en 1066, en apportant des moyens supplémentaires, mais aussi la présence de carrières de pierre à ciel ouvert à proximité, expliquent la rapidité de cette construction. La guerre de Cent Ans met l’abbaye en première ligne des combats. Après la prise de Caen par les Français en 1346, les religieux reçoivent l’ordre de fortifier l’enceinte, Saint-Étienne se trouvant en dehors des fortifications de la ville.