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Le siège de Toulon en 1793

mercredi 25 septembre 2013

Le siège de Toulon en 1793

En 1793, il s’agit pour la France de se défendre, les frontières du nord et du midi sont envahies par les puissances coalisées contre la Révolution. Toulon notamment vient d’être occupé en août 1793 par les anglais. Ainsi quand on proposa au capitaine Bonaparte de prendre le commandement de l’artillerie qui faisait le siège de la ville, il accepta sans hésitations. La Convention montagnarde ayant pris le pouvoir le 2 juin 1793 et instauré la "Terreur", les grandes villes de France favorables au Girondins se rebellent tour à tour : Lyon, Bordeaux, Nantes,... La répression organisée par les représentants en mission comme Carrier est exemplaire. Mais Toulon n’a pas fait l’erreur de ne solliciter aucun soutient. Elle a trouvé un allié potable, déjà ennemi de la République, possédant une flotte puissante, l’Angleterre. Les notables de Toulon ont livré la ville aux anglais, en échange d’une protection rapprochée et durable. Ceux-ci ont pris position dans la ville, sur les avants postes. Une armée de la République a été dépêché à Toulon pour faire "cesser la contre-révolution." Le siège s’engagea, il allait durer plus de 4 mois. Bonaparte arriva à Toulon le 16 septembre 1793. Les opérations sont dirigées par un ancien peintre sans culottes, le général Carteaux, homme brave mais d’une incompétence absolue. Bonaparte, du premier coup d’œil, a vu que prendre le fort de l’Eguilette, position qui bat la sortie de la rade, c’est prendre Toulon. Carteaux en rit : "Ce blanc bec ne connaît rien à la géographie". Ainsi, pendant plusieurs semaines, Bonaparte inutilisé, se morfond. Il expose ses idées sur la prise du fort aux commissaires de la Convention Saliceti et Gasparin. Ceux-ci obtiennent, sur les insistances de Bonaparte le remplacement de Carteaux par Doppet, un ancien médecin que son incompétence fit écarter après peu de temps, puis par Dugommier. Celui-ci qui adopte le plan du jeune corse remet en ordre l’armée. Bonaparte exhorte ses troupes, couvre les régiments d’artillerie de surnoms propices à la motivation et au courage. L’effet est immédiat. Le 12 novembre, le fort de l’Eguillette est pris, celui de Mulgrave, de Balaguier et de Faron le 17. Napoléon n’a plus qu’à ordonner de pilonner les positions anglaises. Si bien que le 19 décembre, les anglais du général O’Hara évacue le port de Toulon, laissant derrière eux 4 000 morts et prisonniers, ainsi que 6 navires détruits ou capturés. Bonaparte est partout. Son activité, son énergie font merveille. Dormant près de ses canons, partageant le danger de la troupe, blessé à deux reprises, il semble devenir l’âme du siège. Le général anglais O’Hara tente une sortie, il est battu et fait prisonnier. Reste cependant à l’ennemi, une redoute formidable appelée le "Petit Gibraltar". Bonaparte la foudroie pendant 3 jours. Debout sur un parapet au centre de la batterie des "Hommes sans peur" il dirige les opérations d’artillerie. Sur ces insistances dans la nuit du 18 décembre sous des torrents de pluie l’assaut est décidé par Dugommier. Le Petit Gibraltar tombe, Toulon est repris. La ville insurgée est livrée aux vengeances de la convention. A partir de Toulon, Bonaparte, n’est plus seul. Déjà un petit groupe d’admirateur l’entoure. Marmont, Muiron, Junot. Napoléon Bonaparte est arrivé à Toulon capitaine, il en repartira général.