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Abolition des galères

mardi 16 juillet 2013, par ljallamion

Abolition des galères

Galère la "Réale"

Une ordonnance du roi Louis XV le 27 septembre 1748 supprime les galères, et incorpore ces dernières dans la marine royale. Les forçats sont internés dans des prisons côtières ou enfermés dans les navires hors service notamment à Toulon, dans ce qui sera le bagne. Depuis 1560, où une condamnation à un minimum de dix ans a été instituée par Charles IX, les condamnés étaient enchaînés à leur banc. A leurs côtés, les engagés volontaires n’étaient pas enchaînés. Si la galère coulait ceux-ci pouvaient donc, s’ils savaient nager, tenter de survivre. Les condamnés quant à eux coulaient avec l’épave. Les uns et les autres formaient la chiourme. Un comité les commandait.

Les galères s’étaient multipliées au siècle précédent, sous le règne de Louis XIV. Le Roi-Soleil avait manifesté la volonté de dominer les mers comme le continent. Il avait confié à son ministre Colbert le soin de créer une marine digne de ce nom, rivale des marines anglaise et hollandaise. Colbert avait d’abord acheté des navires à l’étranger avant de lancer une industrie navale en France même. Dès 1677, la France comptait 116 vaisseaux dont 12 de premier rang, avec 74 à 120 canons. Au total plus de 6000 canons. Les galères royales basées à Toulon étaient au nombre d’une quarantaine. Elles étaient armées de canons à l’avant. Les rameurs étaient des esclaves turcs achetés sur les marchés de Livourne, de Gênes ou de Malte, ainsi que des condamnés de droit commun. À ceux-là s’ajoutaient de malheureux vagabonds, des huguenots ou encore des faux-saulniers, coupables de contrebande sur le sel. Saint Vincent de Paul s’était indigné mais en vain du sort de ces hommes.