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Othon IV de Bourgogne

samedi 27 novembre 2021, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 2 juin 2012).

Othon IV de Bourgogne (1248-1303)

Comte palatin de Bourgogne-Comte « titulaire » de Chalon de 1267 à 1303-Comte d’Artois

Fils du comte Hugues de Chalon et de la comtesse Adélaïde 1ère de Bourgogne.

En 1263 il se marie avec Philippa de Bar, fille du comte Thiébaut II de Bar, qui décède en 1283.

En 1291, il se remarie avec la comtesse Mathilde d’Artois dite Mahaut d’Artois.

Le 4 avril1303, il meurt à l’âge de 56 ans, au service du roi de France Philippe IV, des suites de blessures reçues au cours de la bataille d’Arques du comté d’Artois dans le Nord de la France, contre le comte Flamand Guillaume de Juliers dit le jeune vainqueur de la bataille de Courtrai [1]. Son corps fut déposé dans l’Abbaye du Lys [2], près de Melun [3]. 6 ans après, on l’exhuma pour l’enterrer dans l’église de l’abbaye de Cherlieu [4] où eut lieu la cérémonie funèbre le 5 mars 1309.

Son fils Robert de Bourgogne ou Robert d’Artois lui succède comme comte de Bourgogne à l’âge de 3 ans sous la régence de Mahaut d’Artois. Mais, celui-ci décède vers l’âge de 15 ans sans avoir régné et sans héritiers, sa sœur cadette Jeanne II de Bourgogne lui succède comme comtesse de Bourgogne avant de se marier et de devenir Reine de France en 1316 en épousant le roi Philippe V.

Othon sera le dernier comte de Bourgogne de la Maison d’Ivrée [5] avant que le comté ne soit rattaché par mariage et filiation de ses deux filles au Royaume de France puis au Duché de Bourgogne.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Gabriel Gravier et Jean Girardot, Histoire de la Franche-Comté, Marque-Maillard, 1987 (ISBN 2-903900-29-9)

Notes

[1] La bataille de Courtrai, connue sous le nom de bataille des éperons d’or, opposa l’armée du roi Philippe IV de France appuyée par les Brabançons de Godefroid de Brabant et les Hennuyers de Jean Sans-Merci, aux milices communales flamandes appuyées par des milices venues de Zélande et, peut-être, de Namur, le 11 juillet 1302 près de Courtrai

[2] L’ancienne abbaye royale Notre-Dame du Lys, aujourd’hui en ruine, est une abbaye cistercienne de moniales fondée par Blanche de Castille et par saint Louis en 1244. Elle se situe en bordure du centre-ville de la commune de Dammarie-les-Lys, à 4 kilomètres en aval de Melun, dans le sud de la Seine-et-Marne. Livrée aux pillages, transformée en enclos à bœufs à la Révolution, puis vendue comme ruine romantique à un Suisse en 1796

[3] Melun est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Elle est le siège de la préfecture. Après la mort du fils de Bouchard 1er, Renaud de Vendôme en 1016, la ville de Melun est rattachée au domaine royal français. Melun sera durant 300 ans le lieu de séjour ordinaire des rois, des princes et des seigneurs. Henri 1er de France en fait sa demeure de prédilection. La ville est par la suite désolée par la peste et la famine. Du fait de sa position stratégique, elle contrôle le trafic routier et fluvial en amont de Paris, vers Troyes, Sens, Auxerre, la Bourgogne et au-delà l’Italie. Elle occupe donc une place stratégique, jusqu’au rattachement de la Champagne au domaine royal, en 1285. Quand Pierre Abélard est chassé de Paris en 1102, c’est à Melun qu’il vient poursuivre son enseignement. Le roi de France Philippe 1er demeure au château de Melun, il y mourra le 30 juillet 1108. Son fils Louis VI le Gros, et son petit-fils Louis VII le Jeune, y résident également. Sous le règne de ce dernier la ville croît rapidement, et en 1178 une charte est accordée aux habitants, les protégeant des exactions des officiers royaux, donnant au commerce et à l’industrie plus de sécurité. La cité est également un centre intellectuel renommé, grâce aux écoles de Saint-Père et d’Abélard.

[4] L’abbaye de Cherlieu était une abbaye cistercienne. Il n’en reste que des ruines, situées au hameau de Cherlieu, dans la commune de Montigny-lès-Cherlieu, département de la Haute-Saône.

[5] La maison d’Ivrée, appelée aussi famille des marquis d’Ivrée, parfois Bourgogne-Ivrée, maison des comtes palatins de Bourgogne ou encore Anscarides, est une famille de seigneurs originaires du comté d’Oscheret du royaume de Bourgogne. De cette famille furent notamment issus pendant plusieurs siècles les comtes de Bourgogne et les rois de Castille.