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Louis XVI déclare la guerre à l’Autriche

mardi 27 août 2013, par ljallamion

Louis XVI déclare la guerre à l’Autriche

Louis XVI demande la guerre contre l'Autriche

Le 20 avril 1792, le roi Louis XVI déclare officiellement la guerre au « roi de Bohême et de Hongrie ».

Ce titre volontairement méprisant désigne rien moins que l’empereur allemand, l’archiduc d’Autriche François II, qui est aussi le neveu de Marie-Antoinette, la reine de France. La guerre était dans l’air depuis plusieurs mois déjà...

Le roi Louis XVI avait tenté le 20 juin 1791 de fuir la capitale mais il avait été arrêté à Varennes, en Champagne, ramené au palais des Tuileries et placé sous la « surveillance du peuple ».

Le 25 août 1791, le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II, l’empereur allemand François II et l’Électeur de Saxe ont une entrevue à Pillnitz, en Allemagne, et l’empereur avait exigé des révolutionnaires qu’ils rétablissent le roi de France dans la plénitude de ses droits. Louis XVI, qui ne se résigne pas à un rôle de figurant, pousse à la guerre en espérant que la victoire des souverains restaurera son pouvoir absolu.

À l’Assemblée législative, le parti de la Montagne ou des Jacobins pousse aussi à la guerre, sous l’influence de plusieurs députés de la Gironde, comme Brissot. Les Brissotins, que l’on appellera plus tard Girondins, espèrent que la guerre obligera le roi à prendre parti pour ou contre la Révolution. Ils rêvent aussi d’étendre la Révolution au reste de l’Europe. Robespierre, au Club des Jacobins, est l’un des rares révolutionnaires à mettre en garde contre une guerre. Il ne sera pas écouté et au plus fort de l’invasion, c’est à lui que l’on fera appel pour sauver le pays.

Dès la déclaration de guerre, le roi de Prusse se rallie à l’empereur. Les premières batailles sont désastreuses pour les Français.

Dès l’été, la France est envahie cependant que les Prussiens menacent Paris d’un mauvais sort. Surexcitée, la foule envahit les Tuileries. Le roi est déchu et incarcéré avec sa famille dans la prison du Temple le 10 août 1792. Une nouvelle assemblée, la Convention, est élue. Elle se réunit le 21 septembre 1792, au lendemain d’une victoire sur les Prussiens à Valmy, et proclame l’abolition de la monarchie. Les Girondins, adeptes d’un pouvoir décentralisé, souhaitaient arrêter le cours de la Révolution. Mais au printemps 1793, une succession de défaites militaires ranime la crainte de l’invasion. Les Vendéens se soulèvent de leur côté pour échapper à la levée en masse. La disette et l’inflation réapparaissent de plus belle. Au contraire des Girondins, les députés de la Montagne préconisent des mesures draconiennes. Robespierre, leur chef, craint qu’une interruption du processus révolutionnaire n’entraîne une restauration de la monarchie. Les Montagnards font voter une loi sur le cours forcé de l’assignat et ils obtiennent le lancement d’un “emprunt forcé” sur les riches. Ils créent aussi un Tribunal révolutionnaire et un Comité de salut public.

Les Montagnards bénéficient du soutien des sans-culottes parisiens, de la Commune de Paris et du club des Jacobins, ainsi que des bourgeois enrichis par la vente des biens nationaux. Leurs mesures extrêmes leur rallient aussi le mouvement parisien des Enragés de Jacques Roux. Les Girondins, bien que tenant les rênes du gouvernement, sont acculés par les groupes de pression parisiens et impuissants à mobiliser leurs propres partisans, pour la plupart en province. Ils tentent de faire mettre en accusation Marat. De façon prévisible, celui-ci est acquitté par le Tribunal révolutionnaire. Ils mettent alors sur pied, à la Convention, une Commission des Douze chargée d’enquêter sur des pétitions contre eux-mêmes, qui circulent dans les sections parisiennes de sans-culottes. Les Montagnards tentent une première fois, le 31 mai, d’organiser une insurrection populaire autour de l’Assemblée pour abattre leurs rivaux. Mais l’insurrection n’aboutit qu’à la suppression de la Commission des Douze.