Bienvenue sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Accueil du site > De 400 à 300 avant Jésus Christ > Duc Xiao de Qin ou Xiao de Qin

Duc Xiao de Qin ou Xiao de Qin

vendredi 21 juillet 2023, par lucien jallamion

Duc Xiao de Qin ou Xiao de Qin (381 av. jc-338 av. jc)

Duc de Qin durant la Période des Royaumes combattants de 361 à 338 av. jc

L'empire Qin après l'unification et les conquêtes du règne de Qin Shi Huangdi, vers 210 av. jc.Il est surtout connu pour avoir nommé à la tête de son État le légiste Shang Yang et avoir ainsi procédé à une série de réformes politiques, militaires et économiques.


Ying Quliang monta sur le trône de l’État de Qin [1] en 361 av. jc à l’âge de 21 ans, succédant à son père, le duc Xian . Il était déterminé à rétablir la gloire ancestrale de Qin tel que du temps d’un de ses aïeuls le duc Mu qui fut parmi les cinq hégémons de la Période des Printemps et Automnes [2]. Par conséquent, le jeune duc envoya un communiqué à travers différents États, appelant à des hommes de talent pour l’aider dans la réforme de Qin en leur promettant des récompenses, de hautes fonctions et des terres en échange de leur service. Gongsun Yang (plus tard connu sous le nom de Shang Yang), un disciple de l’école légaliste, a répondu à l’appel du duc.

Gongsun Yang a été introduit auprès du duc par Jing Jian, Cependant leur premier entretien se passe très mal, le duc Xiao s’endort à plusieurs reprises et n’écoute pas la conversation.

Au troisième entretien, le duc ne voit toujours pas comment il pourrait employer Gongsun Yang.

Le quatrième entretien passionna tellement le duc Xiao qu’il dura plusieurs jours et qu’il se trouva assis à l’extrême bout de son siège, comme pour boire les paroles.

Impressionné, le duc Xiao engage Gongsun Yang. Lorsque ce dernier désire entreprendre des réformes, le duc se montre au départ réticent, ayant peur des critiques que cela pouvait attirer. Il doit également faire face aux réticences des conseillers Gan Long et Du Zhi qui ne jurent que par les anciens rites et les anciennes lois. Gongsun Yang parvient à convaincre le duc qui le nomme chéngxiàng [3] et l’autorise à entreprendre ses réformes.

Selon le Shiji [4], lorsque Shang Yang finit d’élaborer ses lois, il se retient de les promulguer, craignant que le peuple ne les croit pas. Il fait planter un poteau à la porte sud de la place du marché de la capitale et fit décréter que quiconque déplace le poteau à la porte nord recevrait 10 pièces d’or. Personne dans la foule n’ose approcher et Shang Yang augmente la récompense promise à 50 pièces d’or. Une personne ose déplacer le poteau et reçoit sur le champ sa récompense, illustrant que les décrets de Shang Yang n’étaient pas mensongers. Il fait alors promulguer ses lois.

Au bout d’un an, Shang Yang s’aperçoit qu’il y a toujours de vives réticences de la part du peuple. Il estime que si les lois sont si mal perçues par le peuple, c’est parce que les nobles ne les suivaient pas. Le prince héritier viole la loi, et Shang Yang, ne pouvant directement le châtier, fait punir son tuteur Gongzi Qian et fait tatouer son précepteur Gongsun Jia afin de prouver que même les nobles n’étaient pas à l’abri de la nouvelle législation. Quelques années plus tard, il fait également couper le nez de Gongzi Qian lorsque celui-ci viole à nouveau la loi. Après une dizaine d’années, les doléances du peuple se changèrent en compliments. Ne supportant pas les beaux parleurs, Shang Yang fait déporter aux frontières ceux qui venaient le féliciter sur ses réformes.

Shang Yang entreprend la construction de palais et jardins à Xianyang [5] et y fait déplacer la capitale pour centraliser le pouvoir. Il divise également l’état en une trentaine de districts et fait normaliser les unités de poids et mesures.

En 366 av. J.-C., les armées de Qin ont défait les forces alliées des États de Han [6] et de Wei [7] lors de la bataille de Shimen. Conformément à la nouvelle législation les soldats de Qin et officiers furent récompensés en fonction du nombre de têtes ennemies qu’ils ont recueillies au cours de la bataille.

Après cette bataille, l’État de Wei, qui a réussi à survivre qu’avec l’aide de l’État de Zhao [8], était considérablement affaibli.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Duc Xiao de Qin/ Portail du monde chinois/ Catégories  : Duc et roi de Qin

Notes

[1] L’État de Qin ou Ts’in apparaît au début de la dynastie des Zhou Orientaux, dans la vallée de la Wei (actuelle province du Shaanxi). État semi-barbare aux confins occidentaux de la Chine des Zhou, son influence s’accroît au cours de la période des Printemps et des Automnes et surtout des Royaumes combattants, à la fin de laquelle le roi de Qin, ayant annexé ses six principaux rivaux (Qi, Chu, Han, Yan, Zhao, et Wei) fonde la dynastie Qin. La famille régnante du Qin portait le nom de Ying

[2] La période des Printemps et Automnes ou période Chunqiu désigne, dans l’histoire de Chine, la première partie de la dynastie des Zhou orientaux, c’est-à-dire une période allant d’environ 771 à 481/453 av. jc. Elle tire son nom des Annales des Printemps et Automnes, une chronique des événements survenus entre 722 et 481 av. jc issue des scribes de l’État de Lu mais concernant aussi les autres États

[3] Le rang de Premier ministre de Chine, parfois traduit sous le terme de Chancelier (chéngxiàng) était après l’empereur le plus haut rang de l’administration de l’ancienne Chine ou des états qui la composèrent. Ce poste fut aboli et restauré à plusieurs reprises, parfois sous différents noms

[4] les « Mémoires historiques de Sima Qian

[5] Xianyang est une ville-préfecture de la province du Shaanxi en Chine. Elle se trouve sur la Wei, et à 25 km au Nord-ouest de Xi’an, la capitale provinciale. Xianyang fut la capitale de la dynastie Qin, et le célèbre mausolée de l’empereur Qin se trouve à proximité.

[6] Le Han était un État de la période des Royaumes combattants de la Chine (453/403 à 230 av. jc). Initialement clan de grands feudataires de l’État de Jin, l’État Han fut l’un des trois États créés par la partition de celui-ci par les Trois familles en 403 av. jc. Placé entre le puissant État du Qin et la plaine de Chine du Nord, qui constituait un objectif militaire de ce dernier, il fut l’objet de nombreuses opérations militaires de la part de son voisin. Bien que le Han ait tenté plusieurs réformes, notamment sous l’égide du philosophe légiste Shen Buhai, il ne parvint jamais à surpasser le Qin. De fait, il fut le premier État conquis par le Qin à la fin de la période des Royaumes combattants.

[7] Également appelé État Liang à partir de 340 av. jc, l’État Wei (445 à 225 av. jc) était un État de la Chine pendant la période des Royaumes combattants. Initialement clan de grands feudataires de l’État de Jin, le Wei fut l’un des trois États créés par la partition de celui-ci par les Trois familles en 403 av. jc.

[8] Zhao était l’un des sept États qui composaient la Chine antique pendant la Période des Royaumes combattants. Initialement clan de grands feudataires de l’Hégémonie de Jin, le Zhao fut l’un des trois États créés par la partition de celui-ci par les trois familles en 403 av. jc. D’abord de faible importance, le Zhao sut se développer jusqu’à devenir l’un des royaumes majeurs, avant d’être finalement détruit par le royaume de Qin. Son territoire s’étendait sur les provinces actuelles de la Mongolie-Intérieure, du Hebei, du Shanxi et du Shaanxi. Les frontières de cet État touchaient le pays des Xiongnu ainsi que les royaumes du Qin, du Wei et du Yan.