Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Jean de Comines

samedi 14 août 2021, par ljallamion

Jean de Comines (vers 1230-1308)

Premier comte évêque du Puy

Second fils du sire Baudouin de Comines et de son épouse Agnès d’Aigremont, il appartient à l’une des plus grandes familles nobles du comté de Flandre [1] dont sortira plus tard le chroniqueur Philippe de Comines.

Nommé à l’évêché du Puy [2] en avril 1296 par le pape Boniface VIII, il ne fait son entrée dans cette ville qu’un an plus tard, le 25 août 1297. C’est un personnage politique important, spécialiste des moyens illégaux de défendre le pouvoir légal, faisant partie du Conseil du roi de France Philippe IV le Bel qu’il assiste dans l’affaire des Templiers.

Il cède au roi la moitié des droits de l’évêché sur la ville du Puy et les droits féodaux que l’église du Puy possédait sur le comté de Bigorre [3] en 1307.

Il meurt près de Poitiers [4] en 1308 et sera enseveli dans l’église du couvent des Cordeliers au Puy.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Jean de Comines/ Portail du catholicisme/ Abbé de Saint-Victor/ Évêque du Puy-en-Velay

Notes

[1] Le comté de Flandre a été un pagus carolingien, puis l’une des principautés du royaume de France, particulièrement impliquée dans les conflits franco-anglais, aux frontières et à l’influence durement disputées depuis sa création au 9ème siècle jusqu’en 1384, date de la mort du comte Louis de Male. Le comté, possédé par la Maison de Flandre de 863 jusqu’à la mort de la dernière comtesse, Marguerite de Constantinople, en 1280, puis par la Maison de Dampierre-Flandre, puis devenu l’une des possessions de la Maison capétienne de Bourgogne en 1385, devint alors l’un des principaux centres des États bourguignons. Après la Guerre de succession de Bourgogne il fut ensuite progressivement intégré aux Pays-Bas bourguignons et fut finalement détaché du royaume de France par le Traité de Madrid en 1526 en faveur des Habsbourg d’Espagne. Louis XIV en reconquit une partie sur les Espagnols. Le comté cessa d’exister en 1795 après la conquête des Pays-Bas autrichiens par les Français. Le territoire de ce comté correspond approximativement aux provinces belges actuelles de Flandre-Occidentale et de Flandre-Orientale, à l’ouest de la province de Hainaut (arrondissements de Tournai et Mouscron), plus la partie de la province d’Anvers située à l’ouest de l’Escaut, la Flandre zélandaise et la région historique de Flandre française (région de Lille, Dunkerque, Hazebrouck, Douai,…).

[2] Le diocèse du Puy-en-Velay est un diocèse de l’Église catholique en France. Il est le diocèse historique du Velay. Il est érigé dès le 4ème siècle.

[3] Le comté de Bigorre était un comté du royaume de France situé dans le duché de Gascogne. Il est apparu au 9ème siècle et a été rattaché au domaine royal en 1302, il a ensuite été détaché de celui-ci en 1425 puis une nouvelle fois rattaché en 1607.

[4] Depuis le 7ème siècle, les comtes de Poitiers, ou, suivant l’usage comtes de Poitou, ont été à la tête d’un ensemble territorial qui a évolué au fil des siècles. Le comté fut érigé comme tel par Charlemagne, qui envoya en 778 un certain Abbon pour administrer le territoire. Très vite, et toujours sous la période carolingienne, deux familles franques s’opposent au titre comtal : celle des Guilhelmides et celle des Ramnulfides, qui aura raison de la première en 902. La nouvelle dynastie pleinement instaurée devient la fameuse maison de Poitiers, dont Aliénor d’Aquitaine est l’ultime héritière.