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Marie de Magdala dit Marie Madeleine ou Marie la Magdaléenne dans les Évangiles

vendredi 23 avril 2021, par ljallamion

Marie de Magdala dit Marie Madeleine ou Marie la Magdaléenne dans les Évangiles

Disciple de Jésus, elle le suit jusqu’à ses derniers jours, assiste à sa Résurrection. Elle est citée au moins 12 fois dans les quatre évangiles canoniques, plus que la plupart des apôtres. L’Évangile selon Jean [1] écrit au plus tôt vers 90-95 en fait la première personne à avoir vu Jésus après sa Résurrection, chargée d’avertir les apôtres. Ce motif est repris dans une fin ajoutée au 4ème siècle à l’Évangile selon Marc [2].

L’Église de Rome considéra, à partir de Grégoire 1er au 6ème siècle, que Marie de Magdala ne faisait qu’une avec Marie de Béthanie ainsi qu’avec la pécheresse qui oint le Christ de parfum. Cette position a été abandonnée par l’Église catholique après Vatican II [3].

Pour Raban Maur, Marie Madeleine tire son nom de la ville de Magdala [4] dont elle serait originaire. Toutefois, le nom Magdala n’est pas attesté à l’époque de Jésus et dans les deux premiers siècles de notre ère. Aucune ville portant ce nom aux alentours du lac de Tibériade [5] n’est mentionnée dans l’Ancien Testament [6]. Dans l’Évangile selon Matthieu [7], il est mentionné que Jésus a utilisé une barque pour se rendre dans le territoire de Magadan.

Certains auteurs estiment que ce nom de Magadan est équivalent au nom Magdala. Toutefois des spécialistes de ces langues sont beaucoup plus sceptiques sur le fait que Magadan renverrait au mot « tour », que ce soit en araméen ou en hébreu. De plus, l’Évangile selon Marc, écrit une dizaine d’années plus tôt que celui de Matthieu et sur lequel ce dernier est fondé, n’appelle pas ce site Magadan, mais Dalmanoutha, ce qui n’a aucun rapport avec Magdala ou avec une tour.

La plus ancienne mention de la ville de Magdala semble se trouver dans le Talmud [8] où elle est appelée Migdal Zab’ayya ou Migdal Nunia. La Mishna [9] dont fait partie le traité Pesachim [10] a été promulguée par Rabbi Yehouda ha-Nasi ou Juda Hanassi vers 200-220. Cette ville semble située au nord de Tarichae, à moins que ce ne soit une nouvelle désignation pour la ville de Tarichae, qui était une cité importante à l’époque de Jésus, comme par la suite.

On considère généralement que le village arabe d’al-Majdal, détruit en 1948 sur décision des autorités israéliennes, était l’héritier de Migdal Zab’ayya mentionné dans le Talmud 17 siècles plus tôt et qu’il donne une indication de la position de la ville appelée traditionnellement Magdala.

Pour les quatre Évangiles, elle fut le premier témoin de la Passion du Christ et de la Résurrection de Jésus. Ils la mentionnent assistant à la mise en croix avec les autres femmes ; dans les trois Évangiles synoptiques elle assiste également à la mise au tombeau.

Un texte du codex de Berlin [11], écrit en copte à la fin du 2ème siècle, porte son nom : l’Évangile de Marie. Il s’agit d’un texte gnostique comprenant un dialogue entre le Christ et Marie de Magdala, celle-ci le restituant aux apôtres, suivi de dialogues entre Marie et eux.

Dans la Pistis Sophia [12], texte gnostique en copte datant de 350 environ, Jésus dialogue avec Marie Madeleine et les autres disciples.

Les Pères de l’Église soulignent tout d’abord son rôle de premier témoin de la Résurrection ; elle est pour cela désignée comme l’Apôtre des Apôtres par Hippolyte de Rome.

Saint Jean Chrysostome souligne son courage, et celui des autres femmes, restées au pied de la Croix alors que les disciples s’étaient enfuis.

Marie Madeleine apparaît au 8ème siècle au martyrologe de Bède le vénérable, où elle est célébrée comme sainte le 22 juillet.

Traditionnellement, Marie Madeleine est la patronne des cordiers, métier exercé par les lépreux

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Marie de Magdala /Portail des religions et croyances/ Catégories : Personnage du Nouveau Testament

Notes

[1] L’Évangile selon Jean est un évangile, c’est-à-dire un texte qui rapporte la vie et les paroles de Jésus de Nazareth dans le but de transmettre la foi chrétienne. Dans la tradition chrétienne c’est le dernier des quatre évangiles canoniques du Nouveau Testament, et il a été attribué traditionnellement à l’un des disciples de Jésus, l’apôtre Jean, fils de Zébédée.

[2] L’Évangile selon Marc forme, avec les trois autres évangiles, le cœur du Nouveau Testament, la partie la plus récente de la Bible chrétienne. Le deuxième (par sa place) des quatre Évangiles canoniques est aussi le plus bref et probablement le plus ancien ; c’est l’un des trois « Évangiles synoptiques ». La tradition chrétienne attribue sa rédaction à Marc, identifié au Marc compagnon de Paul puis de Pierre, personnage mentionné par le Nouveau Testament, spécialement les Actes des Apôtres et les épîtres de Paul et de Pierre. Son antériorité par rapport aux deux autres synoptiques (Matthieu et Luc) est aujourd’hui admise par le consensus historien, tout comme son utilisation par Matthieu et Luc, dont il constitue l’une des deux sources principales.

[3] Le 2ème concile œcuménique du Vatican, plus couramment appelé concile Vatican II, est le 21ème concile œcuménique de l’Église catholique. Il est ouvert le 11 octobre 1962 par le pape Jean XXIII et se termine le 8 décembre 1965 sous le pontificat de Paul VI. On le considère généralement comme l’événement le plus marquant de l’histoire de l’Église catholique au 20ème siècle, symbolisant son ouverture au monde moderne et à la culture contemporaine, prenant en compte les progrès technologiques, l’émancipation des peuples et la sécularisation croissante.

[4] Magdala est le nom d´une ancienne ville de Galilée citée dans le Talmud, sous les noms hébreux Migdal Zab’ayya ou Migdal Nunia. La tradition chrétienne associe à cette ville le personnage de Marie la magdaléenne. Celle-ci est souvent appelée Marie de Magdala, car dit-on, elle serait de cette ville. Toutefois, la nature du lien de Marie avec la ville de Magdala n’est pas claire. Jusqu’au 3ème siècle les sources parlent d’une ville appelée Tarichae et il n’est pas établi que cette ville ait été appelée Magdala auparavant. La ville est identifiée à un village palestinien du nom d’Al-Majdal détruit en 1948 et remplacée par la localité israélienne Migdal.

[5] Tibériade est la capitale de la Galilée, dans le nord d’Israël. C’est une ville historique et touristique réputée. La cité antique est située dans la partie sud de l’agglomération d’aujourd’hui.

[6] L’Ancien Testament, aussi appelé Premier Testament ou Bible hébraïque (Tanakh), est, dans le christianisme, la Bible antérieure à Jésus-Christ. Pour les chrétiens, il forme la première partie de la Bible, la seconde partie étant le Nouveau Testament.

[7] L’Évangile selon Matthieu est le premier des quatre évangiles canoniques que contient le Nouveau Testament. Il est aussi le tout premier livre du Nouveau Testament, alors que l’historiographie moderne le définit comme ultérieur aux Épîtres de Paul (écrites entre 50 et 65) et à l’Évangile selon Marc (écrit vers 65-75). Ce livre a été attribué pendant de longs siècles à l’apôtre Matthieu, le collecteur d’impôts devenu disciple de Jésus de Nazareth.

[8] Le Talmud est l’un des textes fondamentaux du judaïsme rabbinique et la base de sa Halakha (« Loi »). Rédigé dans un mélange d’hébreu et de judéo-araméen et composé de la Mishna et de la Guemara, il compile les discussions rabbiniques sur les divers sujets de la Loi juive telle qu’exposée dans la Bible hébraïque et son versant oral, abordant entre autres le droit civil et matrimonial mais traitant au détour de ces questions de points d’éthique, de mythes, de médecine, de génie et autres. Divisé en six ordres (shisha sedarim, abrégé Sha"s), il existe deux versions du Talmud, dites Talmud de Jérusalem et Talmud de Babylone.

[9] La Mishna est la première et la plus importante des sources rabbiniques obtenues par compilation écrite des lois orales juives, projet défendu par les pharisiens, et considéré comme le premier ouvrage de littérature rabbinique. La Mishna est écrite en hébreu. Le terme Mishna fait à la fois référence à l’ouvrage recensant l’opinion et les conclusions des rabbins de l’époque on parle alors de La Mishna et aux conclusions des rabbins elles-mêmes on parle alors d’une ou des mishnayot (pluriel de mishna). Elle comporte six ordres, eux-mêmes divisés en traités. Chaque traité comporte plusieurs chapitres. Il est d’usage de faire référence à une Mishna par : le nom du traité, suivi du numéro du chapitre, lui-même suivi du numéro de la mishna. Les auteurs sont les « Tannaïm » ou répétiteurs, car ils « répétaient » les traditions apprises de leurs maîtres.

[10] Le traité Pessahim (offrandes pascales) est le troisième de l’ordre Moëd dans la Mishna et les Talmuds. Il traite, ainsi que l’indique son nom, des lois concernant la fête de Pessa’h ainsi que celles du Pessa’h sheni, célébré un mois plus tard par les personnes qui n’avaient pu, pour une raison légitime, s’acquitter de leurs obligations le 14 nissan.

[11] Le codex de Berlin (Codex Berolinensis Gnosticus 8502), également appelé Akhmin Codex, est un papyrus contenant des textes chrétiens apocryphes écrits en dialecte copte. Il est conservé au Neues Museum de Berlin.

[12] La Pistis Sophia est un traité gnostique, écrit en grec vers 330 par un Grec d’Égypte, conservé dans sa version copte écrite vers 350.