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Unger (évêque)

mardi 19 novembre 2019

Unger (évêque) (mort en 1012)

Évêque de Pologne-Évêque de Poznań

Il passe sa jeunesse au service de l’évêché de Ratisbonne [1]. En 982, à Magdebourg [2], il est consacré évêque. Les historiens pensent que par la suite il officie en tant qu’abbé dans un monastère du diocèse de Mayence [3], fondé par Othon II en 979, avant de devenir un évêque missionnaire [4].

Vers 991/992, il arrive en Pologne pour prendre possession du siège épiscopal de Poznań [5], laissé vacant après le décès de Jordan . Évêque de Pologne, il œuvre à la christianisation du pays et soutient activement la politique menée par Boleslas 1er le Vaillant.

Il devient de facto le gardien du tombeau d’Adalbert de Prague, dont les restes avaient été inhumés à Gniezno [6] en 998 : c’est ainsi qu’il remet des reliques du saint homme à l’empereur Otton III lors du pèlerinage de ce dernier en l’an mil.

Otton III élève alors Gniezno en archevêché [7], de sorte que les nouveaux évêchés de Cracovie [8] en Petite Pologne [9], de Kolberg [10] en Poméranie [11] et de Breslau [12] en Silésie [13] se trouvent sous l’autorité d’Unger.

Devenu évêque de Poznań, il maintient son évêché en dehors de la sphère d’influence de l’archevêque Radzim Gaudenty.

Se rendant à Rome, Unger est arrêté alors qu’il traverse le Saint Empire après 1004. Il est forcé de signer un document reconnaissant l’autorité de l’archevêché de Magdebourg et protestant contre la création de l’archevêché de Gniezno. L’archevêché allemand utilisera ce document aux 11ème et 12ème siècles lorsqu’il tentera de prendre le contrôle de l’Église polonaise.

Unger décède dans sa prison le 9 juin 1012. Il est probablement inhumé à Magdebourg.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Unger (évêque)/ Portail de la Pologne/ Évêque de Poznań

Notes

[1] Le diocèse de Ratisbonne est un diocèse catholique d’Allemagne, situé en Basse Bavière. Il a son siège à la cathédrale Saint-Pierre de Ratisbonne, et est suffragant de l’archidiocèse de Munich et Freising. Créé en 739 par saint Boniface, il constitua une principauté ecclésiastique du Saint Empire romain germanique et resta suffragant de l’ancien archidiocèse de Salzbourg, jusqu’à ce qu’il fut médiatisé en 1803.

[2] L’archevêché de Magdebourg est un archevêché aujourd’hui disparu de l’Église catholique à l’intérieur du Saint Empire romain germanique. Il est situé le long de l’Elbe. Sa capitale était Magdebourg. Établi en l’an 968, l’archevêché est gouverné par des princes archevêques et sert aussi de point de départ des missions d’évangélisation vers les terres de l’Est. Il commença à être gouverné par des administrateurs en 1545. Certains d’entre eux furent luthériens. L’archevêché fut sécularisé et hérité par le Brandebourg Prusse en 1680 et remplacé par le duché de Magdebourg.

[3] Le diocèse de Mayence est une église particulière de l’Église catholique latine en Allemagne. Son siège est la cathédrale Saint-Martin de Mayence dédiée à Martin de Tours. Érigé au 4ème siècle, il est élevé au rang d’archidiocèse métropolitain au 8ème siècle. Au 12ème siècle, l’archevêque de Mayence devient prince électeur du Saint Empire romain germanique. En 1803, le siège archiépiscopal est transféré à Ratisbonne.

[4] Un missionnaire chrétien est un chrétien qui fait de l’évangélisation dans le cadre d’une mission, généralement à l’étranger.

[5] L’archidiocèse de Poznań est l’un des 14 archevêchés de Pologne. En 968, création d’un diocèse de Pologne, directement subordonné au Saint-Siège et dont le siège est situé à Poznań. En 1000, transformation en diocèse de Poznań. Au 11 et 12ème siècle : création de l’Archidiocèse de Gniezno auquel est désormais subordonné le diocèse de Poznań.

[6] Gniezno est une ville du centre-ouest de la Pologne, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Poznań. Gniezno était une ville importante à l’époque de la naissance de l’État polonais. Elle a été la première capitale de la Pologne. Elle est intimement associée aux débuts du christianisme en Pologne.

[7] L’archidiocèse de Gniezno est un archidiocèse catholique situé en Pologne. Sa fondation, en l’an mil, marqua la création de l’Église de Pologne, en hommage au martyre de Wojciech. Traditionnellement, l’archevêque de Gniezno porte le titre de primat de Pologne.

[8] Le diocèse aurait été créé un peu avant l’an 1000, et l’on a suggéré qu’il aurait pu avoir été fondé par Mieszko 1er, le roi de Pologne en 984. L’invasion tchèque de 1039 a détruit les archives ecclésiastiques, et en conséquence, les premiers évêques, appelés Prochorus, Proculpus et Proppo, sont méconnus ou légendaires. La première liste épiscopale a été compilée en 1266, la deuxième en 1347. Au départ, le diocèse comprenait les villes de Sandomir et Lublin, et toute la Petite-Pologne. Les évêques étaient parfois ducs de la Sévérie (Sievers), entre la Silésie et Cracovie.

[9] La Petite-Pologne est une des régions historiques de Pologne. Située au sud-est du territoire de l’actuelle république de Pologne, elle avait une superficie triple de celle de la voïvodie qui aujourd’hui porte ce nom. Sa capitale est Cracovie. Le nom de Petite-Pologne provient d’une habitude polonaise. Lorsqu’un nouveau village est situé près d’un plus ancien, le nouveau prend le nom de l’ancien précédé du terme petit, l’ancien village étant lui-même précédé de grand.

[10] Kołobrzeg est une ville de la voïvodie de Poméranie occidentale, dans le nord-ouest de la Pologne. La ville a été fondée au 9ème siècle, mais les premières traces d’occupation humaine remontent au 6ème siècle. Très vite, Kołobrzeg devient un grand port de la mer Baltique et prospère grâce à la production de sel. Kołobrzeg, comme le reste de la Poméranie, est incorporé dans les territoires polonais par Mieszko 1er en 972. En l’an 1000, à la suite de la rencontre de Gniezno entre Boleslas 1er le Vaillant et Othon III, la Pologne reçoit le droit d’avoir une organisation de l’Église indépendante de celle du Saint Empire. Un diocèse, dépendant de l’archidiocèse de Gniezno, est fondé à Kołobrzeg. Le diocèse disparaît en 1013, lorsque les Polonais sont chassés par les Poméraniens qui ne veulent pas se convertir au christianisme. Un siècle plus tard, Kołobrzeg est repris par la Pologne sous le règne de Boleslas III le Bouche-Torse. Un diocèse est recréé en 1124 par Othon de Bamberg, l’évêque de Brandebourg.

[11] La Poméranie est une région côtière au sud de la mer Baltique, située en Allemagne et en Pologne entre et sur les rives des fleuves Vistule et Oder atteignant la rivière Recknitz à l’ouest.

[12] Wrocław (en allemand : Breslau), est la quatrième ville de Pologne la cinquième par sa superficie 293 km², et l’une des plus anciennement fondées vers le 9ème/10ème siècle. La ville était administrée par la dynastie Piast, mais n’était pas considérée comme aussi importante économiquement que Legnica (Liegnitz) ou Brzeg (Brieg), qui étaient les centres administratifs de la Silésie avant le 15ème siècle. Breslau suivit le sort de la région qui passa de la Pologne à la couronne de Bohême (dans le Saint Empire romain germanique) en 1335, puis avec elle en 1526 à l’Autriche.

[13] La Silésie est une région qui s’étend sur trois États : la majeure partie est située au sud-ouest de la Pologne, une partie se trouve au-delà de la frontière avec la République tchèque et une petite partie en Allemagne.