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Psammétique III

lundi 4 novembre 2019

Psammétique III

Pharaon de l’Égypte de 526 à 525 av. jc

Il est le dernier souverain de la XXVIème dynastie. Manéthon l’appelle Psammenitos ou Psammecheritês et lui compte 6 mois de règne selon Africanus, mais Eusèbe de Césarée ne cite pas ce roi, il met à la place un Éthiopien, peut-être un simple gouverneur de la ville.

À la fin du règne d’Ahmôsis II, presque toute l’Asie était passée aux mains des Perses achéménidesL’Empire achéménide est le premier des Empires perses à régner sur une grande partie du Moyen-Orient. Il s’étend alors au nord et à l’ouest en Asie Mineure, en Thrace et sur la plupart des régions côtières du Pont Euxin ; à l’est jusqu’en Afghanistan et sur une partie du Pakistan actuels, et au sud et au sud-ouest sur l’actuel Irak, sur la Syrie, l’Égypte, le nord de l’Arabie saoudite, la Jordanie, Israël et la Palestine, le Liban et jusqu’au nord de la Libye.. Son fils Psammétique III lui succède dans cette période troublée. Le roi achéménide Cambyse II marche sur l’Égypte, Psammétique III attend du renfort mais il est trahi par son allié, Phanès d’Halicarnasse , le chef des mercenaires et au printemps 525 av. jc l’armée perse écrase l’armée égyptienne à Péluse [1].

Cambyse II envahit ensuite le delta du Nil, continue sa progression sans rencontrer de grandes résistances et il fait le siège de Memphis [2]. Psammétique III qui s’y était réfugié subit une nouvelle défaite entraînant la fin de l’Égypte saïte [3] qui passe sous domination des Perses et devint une satrapie [4]. Lui-même y trouve la mort.

Cambyse II inaugure la XXVIIème dynastie en se faisant instaurer pharaon par le clergé de Saïs.

On connaît un peu mieux la généalogie de Psammétique grâce à une stèle qu’il déposa dans le sérapéum de Saqqarah [5] à l’occasion de l’enterrement d’un des taureaux Apis mort sous le règne de son père.

Prince héritier, il participa aux rites funéraires du taureau sacré et pour cette raison eut le droit de déposer une dédicace dans le caveau de l’animal sacré aménagé dans ces catacombes.

Dans ce texte, qui fait partie d’un genre biographique assez répandu à cette époque, il précise le nom de sa mère et de son grand-père

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Nicolas Grimal, Histoire de l’Égypte ancienne/ Le petit mourre dictionnaire d’histoire universelle édition Bordas 2004 p 1070

Notes

[1] Pelusium ou Péluse est une cité de la Basse-Égypte antique, située à l’extrémité Nord-Est du delta du Nil, sur ce qui était l’embouchure la plus orientale du Nil nommée branche pélusiaque. Elle est à trente kilomètres au sud-est de Port-Saïd. Péluse fut prise en 369 av.jc par les Perses. En 48 av.jc Pompée y est assassiné. Après la bataille d’Actium, elle tomba, au printemps 30 av.jc, entre les mains d’Octave.

[2] Memphis est à l’origine le nom de Memphis, princesse de la mythologie grecque, qui aurait fondé une ville en Égypte à laquelle elle aurait donné son nom. Memphis était la capitale du premier nome de Basse Égypte, le nome de la Muraille blanche. Ses vestiges se situent près des villes de Mit-Rahineh et d’Helwan, au sud du Caire.

[3] Saïs se situait sur la branche canopique du Nil dans le delta occidental. Elle est identifiée de nos jours au site du village de Sa el-Hagar ou Sah el-Haggar, à l’Ouest de Samannud. Elle fut la capitale du cinquième nome de Basse-Égypte le « nome supérieur de Neith » ou « la cible du Nord »

[4] Un satrape est le gouverneur d’une satrapie, c’est-à-dire une division administrative de l’Empire perse.

[5] Le Sérapéum de Saqqarah est une nécropole antique consacrée au taureau sacré Apis, située au nord du complexe funéraire de Djéser en Basse Égypte. Le taureau, vénéré comme un Dieu, était momifié et enseveli à l’issue d’une vie toute consacrée à des cérémonies et des offrandes dans son temple de Memphis. L’origine de cette nécropole remonte à la XVIIIe dynastie. Sa fondation serait l’œuvre d’Amenhotep III et sa première extension magistrale au règne de Ramsès II. Il ne cessera alors d’être agrandi sous les règnes suivants et jusqu’à la fin de l’époque pharaonique, à l’aube de l’époque chrétienne.