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Louis de Scarpone ou de Mousson dit Louis de Montbéliard

lundi 25 février 2019

Louis de Scarpone ou de Mousson dit Louis de Montbéliard (1005/1019-1070/1073)

Comte de Montbéliard, d’Altkirch et de Ferrette-Par son mariage comte de Bar et seigneur de Mousson

Sophie de Bar et sa sœur Béatrice, filles de Frédéric II, duc de Haute Lotharingie [1], avaient été recueillies en 1033 par leur tante maternelle, Gisèle de Souabe, femme de l’empereur germanique Conrad II le Salique.

La Lorraine ou Haute-Lotharingie avait été confiée au comte de Verdun Gothelon 1er, mais l’empereur voulant renforcer son influence face à la maison de Verdun qui ne tarda pas à montrer des signes d’agitation, maria sa nièce Sophie à Louis en 1038. Ce mariage lui apporta le comté de Bar [2] et la seigneurie de Mousson [3].

Un peu plus tard, en 1042, l’empereur lui donna les comtés de Montbéliard [4], d’Altkirch [5] et de Ferrette [6].

En 1044, il combattit avec succès Renaud 1er comte de Bourgogne [7] qui s’était révolté contre l’empereur.

En 1047, le duc de Lorraine Godefroy II s’était révolté et avait été vaincu. La Lorraine, confisquée, avait été donnée à Adalbert d’Alsace, puis à Gérard d’Alsace, qui mourut en 1070. Parce que son épouse était fille des premiers ducs de Lorraine, Louis revendiqua le duché, mais l’empereur Henri IV trancha en faveur de Thierry II, le fils de Gérard.

Ce différend fut à l’origine de la rivalité entre les comtes de Bar et les ducs de Lorraine, rivalité qui ne disparaîtra qu’en 1420, avec René d’Anjou, Isabelle 1ère de Lorraine et l’union des deux maisons.

Louis mourut peu de temps après.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Louis de Montbéliard/ Portail de la Lorraine/ Comte de Montbéliard

Notes

[1] Le duché de Haute-Lotharingie deviendra le duché de Lorraine, mentionné comme tel en 1047. Les ducs (pour les descendants de Gérard d’Alsace et ceux des Maisons de Vaudémont et d’Anjou jusqu’en 1737) se succédèrent jusqu’en 1766, date de l’annexion par la France où le trône ducal fut occupé par Stanislas Leszczynski, souverain polonais détrôné profitant de la vacance du trône lorrain suite au mariage du dernier duc de la maison de Lorraine, François III, avec la future impératrice d’Autriche Marie-Thérèse.

[2] Relevant à la fois du Saint Empire romain germanique mais aussi du domaine royal de France (partie du duché située à l’ouest de la Meuse), le comté, puis duché de Bar, fut formé au 10ème siècle par Ferry d’Ardennes, frère de l’évêque de Metz Adalbéron. Il fut annexé par la France en 1766. Ses villes principales étaient Bar-le-Duc, la capitale, Pont-à-Mousson sur la Moselle, au pied du château de Mousson, Briey et Longwy. Ses frontières bordaient le comté de Champagne, la principauté épiscopale de Verdun, le comté puis duché de Luxembourg, la principauté épiscopale de Metz, le duché de Lorraine et la principauté épiscopale de Toul.

[3] Mousson est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle. La seigneurie de Mousson appartint dès le 10ème siècle aux comtes de Bar. Le château était situé sur une position stratégique évidente, puisqu’il contrôlait un des rares ponts construits sur la Moselle entre Nancy et Metz. Une ville se développa autour de ce pont, et fut nommée Pont-à-Mousson.

[4] Le comté de Montbéliard se situait dans le comté de Bourgogne (actuelle Franche-Comté). Par succession, les comtes de Montbéliard furent des princes allemands à partir du 15ème siècle, qui régnèrent sur une principauté souveraine jusqu’à son rattachement à la France révolutionnaire en 1793.

[5] Altkirch est une commune française située dans le département du Haut-Rhin. Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d’Alsace. Altkirch est la capitale du Sundgau.

[6] Le comté de Ferrette est un ancien comté d’Alsace dont le territoire couvrait la majeure partie du Sundgau (dont l’actuel territoire de Belfort). Il dépend du second royaume de Bourgogne, avant d’être réuni à l’Alsace, en 1032, après la mort de Rodolphe III, dernier roi de Bourgogne. Malgré les tentatives de Rodolphe de Habsbourg pour que les comtes de Ferrette se reconnaissent comme mouvant de l’Empire, il n’en fut rien. Ces derniers jouissaient de tous les droits de souverains indépendants : d’ailleurs, lors de la vente du comté à l’évêché de Bâle en 1271, il n’y a aucune réserve indiquant un droit de suzeraineté de l’Empire ni même du comté de Bourgogne. Le comté de Ferrette n’était pas une entité compacte car il devait sa création au morcellement des terres d’Alsace mais il avait réussi à s’agrandir au cours des siècles. Il correspondait aux territoires de trois seigneuries principales qui sont Ferrette, Altkirch et Thann, puis celles de Belfort, de Delle et de Rougemont ; sont chef-lieu en était le Château de Ferrette

[7] Le comté de Bourgogne, appelée aussi Franche Comté de Bourgogne était un important comté fondé en 986 par le comte Otte-Guillaume de Bourgogne et dont le territoire correspond aujourd’hui approximativement à l’actuelle région de Franche-Comté. Il avait pour capitale Dole (château de Dole) et était gouverné du 10ème au 17ème siècle par les comtes palatins de Bourgogne. Ce comté est formé par la réunion des quatre circonscriptions administratives carolingiennes (pagi bourguignons) : l’Amous (région de la Saône, de l’Ognon et du Doubs), l’Escuens (région de Château-Chalon), le Portois (région de Port-sur-Saône) et le Varais (région enserrée dans le « M » que forme le tracé de la rivière le Doubs).