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Louis de France (1682-1712)

mardi 11 novembre 2025, par lucien jallamion (Date de rédaction antérieure : 27 janvier 2016).

Louis de France (1682-1712)

Duc de Bourgogne

Portrait du Duc de Bourgogne, père du futur Louis XV Source/Photographe Travail personnel, Michel Arboi, 22 juillet 2018 (Source : wiki/Louis de France (1682-1712))Fils de Louis de France dit le grand dauphin et de Marie Anne Victoire de Bavière. Ses grands-parents maternels étaient Ferdinand-Marie, Électeur de Bavière et Henriette-Adélaïde de Savoie, fille de Victor-Amédée 1er , duc de Savoie [1]. Il était l’héritier en seconde ligne de son grand-père paternel Louis XIV mais il meurt avant ce dernier. Son plus jeune fils devint le roi Louis XV en 1715.

Il est ondoyé [2] le jour de sa naissance dans la chambre de sa mère par Emmanuel-Théodose de La Tour d’Auvergne Cardinal de Bouillon, et par Nicolas Thibault, curé de l’église Saint-Julien de Versailles [3], en présence du roi Louis XIV et de Philippe d’Orléans.

Le 18 janvier 1687, le même jour que ses deux frères Philippe et Charles, Louis est baptisé par l’évêque d’Orléans et premier aumônier du roi Pierre du Cambout de Coislin dans la chapelle royale du château de Versailles, en présence de François Hébert , curé de l’église Notre-Dame de Versailles [4]. Son parrain est le roi Louis XIV et sa marraine est « Madame », Élisabeth-Charlotte de Bavière.

Louis était l’héritier en seconde ligne de son grand-père paternel Louis XIV. Il succéda à son père comme dauphin après la mort de ce dernier en 1711. Mais sa femme Marie-Adélaïde de Savoie et lui tombèrent malades et moururent à 6 jours d’intervalle d’une épidémie de rougeole entre le 12 et le 18 février 1712.

Leur fils aîné, Louis de France (1704-1705) , duc de Bretagne, succomba à la même maladie le 8 mars suivant. Seul survécut leur plus jeune fils, le duc d’Anjou, alors âgé de 2 ans seulement, et qui devint le roi Louis XV en 1715.

Jeune prince violent et arrogant qui ne respectait personne, le duc de Bourgogne devint, grâce aux longs efforts de son tuteur Fénelon le futur archevêque de Cambrai [5], un homme d’une grande dévotion. Dès 1702, à l’âge de 20 ans, il fut admis par son grand-père Louis XIV au Conseil d’en haut [6] et initié aux secrets d’État concernant la religion, la diplomatie et la guerre, mais il montra peu d’habileté à la guerre et n’éprouva que des revers dans la campagne de 1708, qu’il fit en Flandre avec l’assistance de Louis Joseph de Bourbon duc de Vendôme, et dans laquelle il eut à combattre Eugène de Savoie et le duc de Marlborough John Churchill.

Sous l’influence du parti dévot, le duc de Bourgogne était entouré d’un cercle de personnes, connu comme la faction de Bourgogne, constitué surtout de son ancien précepteur Fénelon, de son ancien gouverneur, du duc de Beauvillier Paul de Beauvillier , du duc de Chevreuse Charles-Honoré d’Albert de Luynes et du duc de Saint-Simon.

Ces aristocrates de rang élevé étaient des réformateurs qui souhaitaient un retour à une monarchie moins absolue où des conseils et des organismes intermédiaires de pouvoirs entre le roi et le peuple constitués uniquement d’aristocrates et non plus de bourgeois comme ceux qu’avaient nommés Louis XIV qui « assisteraient » le roi dans l’exercice du pouvoir gouvernemental. Il y avait là cet idéal utopique d’une monarchie contrôlée par l’aristocratie, laquelle s’autoproclamait représentante du peuple, et décentralisée de larges pouvoirs seraient accordés aux provinces.

La mort prématurée du duc de Bourgogne, emporté au château de Marly [7] par la rougeole qui avait tué son épouse six jours plus tôt, ruina les espoirs de sa faction et d’ailleurs la plupart de ceux qui en faisaient partie moururent bientôt à leur tour de mort naturelle. Pourtant, la Régence, qui commença en 1715, mit en pratique certaines de leurs idées, avec la création de ce qu’on appelait la polysynodie [8] ; mais celle-ci, ayant rapidement montré ses limites, fut abandonnée dès 1718 et on en revint à la monarchie absolue dans le style de Louis XIV.

Son cœur fut porté à la chapelle Sainte-Anne de l’église du Val-de-Grâce [9].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Louis, Dauphin of France, Duke of Burgundy »

Notes

[1] Les titres de comte, puis de duc du territoire historique de la Savoie est porté depuis le xiie siècle par les mâles de la maison de Savoie. Ces titres recouvrent une réalité géographique qui comprend à l’origine le comté de Savoie (ou Savoie Propre), mais qui à partir du xiie siècle s’étend au-delà sur les régions voisines.

[2] baptisé

[3] L’église du village de Versailles, avant la construction du château, était dédiée à saint Julien de Brioude. Cette église fut démolie en 1681. Sur son emplacement fut construit le grand commun du château. L’église Saint-Julien fut reconstruite dans la ville neuve. Elle eut d’ailleurs une existence éphémère. En 1684, Louis XIV posa la première pierre d’un nouvel édifice : la paroisse Notre-dame qui donna son nom au quartier.

[4] L’église Notre-Dame de Versailles est une église paroissiale située rue de la Paroisse, dans le quartier Notre-dame, à Versailles (Yvelines), sa façade faisant face à la rue Hoche (ex rue Dauphine). Cette église, voulue par le roi Louis XIV, a été construite par Jules Hardouin-Mansart dans un style classique. Elle a été consacrée le 30 octobre 1686.

[5] Le diocèse puis archidiocèse de Cambrai est une circonscription de l’Église catholique romaine en France. De sa création à 1559, l’évêché comprenait toute la rive droite de l’Escaut jusqu’à son embouchure dans la mer du Nord. Il était bordé au nord et à l’est par le diocèse de Liège, au sud par les diocèses de Laon et de Noyon et à l’ouest par les diocèses d’Arras, réuni à Cambrai jusqu’en 1094, et de Tournai. Il était un des trois diocèses de Basse Lotharingie, avec ceux de Liège et d’Utrecht et comptait six archidiaconés : Cambrai, Brabant, Bruxelles, Hainaut, Valenciennes et Anvers, recouvrant approximativement l’ancien territoire des Nerviens. C’est en 1094, à l’initiative d’Urbain II, au cours de la querelle des Investitures, que l’ancien diocèse d’Arras, uni pendant longtemps à celui de Cambrai, en fut séparé et considéré comme un ressort distinct

[6] Le Conseil d’en-haut est le nom donné au Conseil du roi, ou Conseil des Affaires, sous Louis XIV et Louis XV. Il était appelé ainsi parce qu’il siégeait au premier étage du château de Versailles, à proximité de la chambre royale. À l’origine, au Conseil d’en-haut siègent les princes du sang, ducs et pairs, maréchaux de France, chancelier, contrôleur général des finances et ministres d’État. Louis XIV en fait un conseil restreint où ne siègent qu’entre 3 et 6 membres, qui portent le titre de ministres d’État. L’accession au Conseil d’en-haut est soumise à la décision royale ; personne n’y entre de droit. Les délibérations y sont secrètes, et il n’est pas tenu de procès-verbal des réunions. Le Conseil suit le roi dans tous ses déplacements. Sous le règne de Louis XIV, le Conseil d’en-haut jouit d’une grande influence, et généralement le roi se conforme aux avis qui y sont donnés. Sous le règne de Louis XV, le Conseil d’en-haut joue un grand rôle jusqu’en 1726, date à laquelle Louis XV fait part au Conseil, par le biais du cardinal Fleury, de son intention de gouverner seul. Il tiendra cependant compte de l’avis de ses conseillers.

[7] Le château de Marly, situé à Marly le Roi dans les Yvelines, fut édifié sous le règne de Louis XIV. Il fut détruit durant le Premier Empire.

[8] La polysynodie est un système de gouvernement par conseil instauré en France de 1715 à 1718 par Philippe d’Orléans au début de sa Régence. Chaque domaine, et question sujette à un domaine, est discuté par le conseil particulier subordonné au Conseil de Régence. En réaction au règne précédent, le système visait à associer la noblesse au gouvernement de la France.

[9] Notre-dame du Val de Grâce, est une église de style classique baroque français originellement destinée à être l’église de l’abbaye royale du Val de Grâce située dans le 5e arrondissement de Paris, place Alphonse Laveran. Les bâtiments de l’ancienne abbaye accueillent aujourd’hui le musée du service de santé des armées, la bibliothèque centrale du Service de santé des armées, et l’École du Val de Grâce, anciennement École d’Application du Service de Santé des Armées. Le même îlot militaire comprend l’hôpital d’instruction des armées du Val de Grâce, situé sur l’ancien potager de l’abbaye.