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Louis de France dit Monseigneur ou le Grand Dauphin

lundi 7 janvier 2013

Louis de France dit Monseigneur ou le Grand Dauphin (1661-1711)

Le « Grand Dauphin » devant le siège de Philipsbourg (1688). (par Hyacinthe Rigault, château de Versailles)

Né à Fontainebleau, fils aîné de Louis XIV et de Marie-Thérèse d’Autriche.

Le 5 juin 1662, un grand carrousel est donné en l’honneur de sa naissance sur la place qui porte désormais le nom de “place du Carrousel”. Jusqu’à 7 ans, il eut pour gouvernante Madame de la Motte. Ensuite, il eut pour gouverneur le très sévère duc de Montausier, Charles de Sainte-Maure et pour précepteur l’évêque de Condom, puis de Meaux, Jacques-Bénigne Bossuet, assisté de Pierre-Daniel Huet. Louis de France est, jusqu’en 1674, un élève appliqué. C’est à lui qu’est dédié le premier recueil des Fables de La Fontaine en 1668. Il reçoit une éducation qui lui apprend davantage l’obéissance à son père que l’art de gouverner le royaume. Ses précepteurs en revanche lui transmettent le goût des antiquités médailles, inscriptions, sculpture. Monseigneur avait commencé à collectionner, vers 1681, alors qu’il avait 20 ans, outre les porcelaines, il appréciait particulièrement les gemmes. Il était secondé en la matière, depuis 1680 jusqu’à son décès, par son conseiller le fameux orfèvre Philippe van Dievoet dit Vandive, officier de la Garde-robe du Roi, attaché à la personne du Dauphin.

Il épouse Marie Anne Christine de Bavière le 7 mars 1680. Veuf en 1690, il épousa secrètement en 1695 sa maîtresse Marie Émilie de Joly de Choin, dame d’honneur de sa demi-sœur préférée la princesse douairière de Conti, que cette dernière avait renvoyée.

Bien qu’il ait lui aussi épousé sa maîtresse, le roi n’approuva pas cette union. Le Dauphin se retira dans son château de Meudon où se forma une sorte de contre-pouvoir à la politique de Louis XIV.

Opposé à la révocation de l’édit de Nantes en 1685, il se signala également par sa bravoure au combat, notamment pendant la Guerre de la Ligue d’Augsbourg.

Fier de son sang, il ne craignit pas de réclamer avec une vigueur inaccoutumée pour son fils cadet le duc d’Anjou, l’héritage de la couronne d’Espagne sur laquelle sa mère lui avait donné des droits en 1700.

Victime d’une attaque d’apoplexie en 1701, il mourut de la petite vérole le 14 avril 1711 à 11h30 du soir et à l’âge 49 ans en son château vieux de Meudon, dans la chambre de son Grand Appartement Frais. Son fils, le duc de Bourgogne, ne fut finalement jamais roi car il décéda avant Louis XIV, mais le cadet Philippe fonda la Maison de Bourbon en Espagne qui détient encore le trône de ce pays.