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Maxime d’Antioche

jeudi 26 mars 2015, par ljallamion

Maxime d’Antioche

Patriarche d’Antioche de 449 à 455

Condamnation de Nestorius au concile d'Ephèse par Charles-Antoine Bridan (Bas relief, sculpté en 1787, Situé Dans le chœur de la cathédrale Notre-Dame de Chartres.Son prédécesseur Domnus, accusé de nestorianisme [1], fut déposé en août 449 lors du concile appelé traditionnellement Brigandage d’Éphèse [2] en même temps que Flavien de Constantinople.

Dioscore d’Alexandrie , qui dominait cette assemblée, imposa comme successeur de Flavien son représentant à Constantinople, Anatole de Constantinople . Maxime fut choisi comme patriarche d’Antioche parmi le clergé de la capitale impériale et consacré par Anatole lui-même, sans consulter les Antiochiens, au mépris de toutes les règles canoniques.

Cependant Maxime, comme Anatole, adopta ensuite une voie moyenne, il fit signer par ses suffragants à la fois“ le Tome à Flavien” du pape Léon 1er et un document condamnant conjointement Nestorius et Eutychès.

En octobre 451, le Concile de Chalcédoine [3] annula toutes les décisions de l’assemblée d’août 449, déposant et exilant Dioscore d’Alexandrie. Mais ni Anatole, ni Maxime ne furent déposés, le dernier dans des conditions plus difficiles, car Flavien de Constantinople était alors mort sans doute peu après sa déposition, alors que Domnus d’Antioche était toujours bien vivant.

En fait, ce dernier renonça sans doute volontairement à son siège, souhaitant retourner vivre dans la laure de saint Euthyme [4] dont il avait été le disciple avant son avènement. Maxime demanda et obtint du concile la permission de lui verser une pension sur les revenus de l’Église d’Antioche [5].

Il s’opposa vivement à Chalcédoine à Juvénal de Jérusalem, qui avait obtenu que son siège soit élevé au rang de patriarcat, dont le territoire devait être pris sur celui d’Antioche. Finalement Maxime parvint à conserver sous son obédience les provinces de Phénicie [6] et d’Arabie [7], le nouveau patriarcat étant cantonné aux trois provinces de Palestine [8].

Maxime apparaît dans une lettre du pape Léon 1er datée du 11 juin 453. Le pape lui exprime son soutien dans la défense des prérogatives de son siège, troisième dans la hiérarchie de l’Église universelle après Rome et Alexandrie, et supérieur à Constantinople et Jérusalem. Il rappelle qu’Antioche et Rome sont les deux sièges fondés par saint Pierre. Deux ans plus tard, en 455, Maxime fut déposé pour des raisons inconnues. On ignore ce qui advint de lui ensuite.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Maxime d’Antioche/ Portail du christianisme/ Patriarche d’Antioche/

Notes

[1] Doctrine hérétique de Nestorius qui reconnaissait les deux natures du Christ, humaine et divine, mais en niait la consubstantialité ; de ce fait même, l’hérésie niait que la Vierge puisse être appelée « Mère de Dieu ». Malgré sa condamnation par le concile d’Éphèse (431), le nestorianisme gagna la Perse, puis l’Asie, jusqu’à l’Inde et la Chine. Au 12ème siècle époque de son apogée, l’Église nestorienne comptait quelque 10 millions de fidèles. Aujourd’hui, seuls subsistent quelques dizaines de milliers de fidèles, principalement en Iraq et aux États-Unis, la majorité des nestoriens ayant rallié l’Église catholique à partir du 18ème siècle

[2] Le Deuxième concile d’Éphèse en 449, connu également sous le nom de brigandage d’Éphèse, eut lieu entre deux conciles œcuméniques : le concile d’Éphèse, en 431, et le concile de Chalcédoine en 451. Ce « concile » non reconnu par les catholiques et les orthodoxes fut l’une des causes qui précipita la convocation canonique du concile de Chalcédoine. Le qualificatif de « deuxième » est donc impropre au sens exact du terme, puisque, dans la liste canonique des conciles, seul le concile d’Éphèse de 431 porte ce nom.

[3] Le concile de Chalcédoine est le quatrième concile œcuménique et a eu lieu du 8 octobre au 1er novembre 451 dans l’église Sainte Euphémie de la ville éponyme, aujourd’hui Kadıköy, un quartier chic de la rive asiatique d’Istanbul. Convoqué par l’empereur byzantin Marcien et son épouse l’impératrice Pulchérie, à partir du 8 octobre 451, le concile réunit 343 évêques dont 4 seulement viennent d’Occident.

[4] Le monastère Saint-Euthyme était au départ une laure, fondée par saint Euthyme en Palestine en 420. Une laure est une église autour de laquelle de trouvent des grottes ou des cellules d’ascètes s’y réunissant pour prier une fois par semaine. Elle est devenue le monastère Saint-Euthyme en 482. Cet ancien établissement monastique est situé dans l’actuel Tal-at-ed-Dumm, du côté sud du torrent de Wady Kelt, cité dans la Bible comme Adoummim, à mi-chemin entre Jéricho et Jérusalem, lieu supposé de la parabole du Bon Samaritain. Il se trouve à proximité de Ma’aleh Adumim, nouvelle banlieue de Jérusalem en Cisjordanie. La laure d’Euthyme est organisée comme celle de Phâran avec de petites cellules creusées dans la roche. Son église est consacrée par Juvénal, patriarche de Jérusalem, le 7 mai 428.

[5] L’Église d’Antioche ou Église de Syrie fut une des premières Églises chrétiennes et une des composantes de la Pentarchie. Selon la tradition, elle aurait été fondée en 38 par les apôtres Pierre et Paul. Un de ses évêques les plus célèbres est Ignace d’Antioche. Elle a connu plusieurs schismes au cours de son histoire et aujourd’hui plusieurs Églises, appartenant à des communions différentes, en sont les héritières

[6] Le territoire de la Phénicie correspond au Liban actuel auquel il faudrait ajouter certaines portions de la Syrie et de la Palestine. Les Phéniciens étaient un peuple antique d’habiles navigateurs et commerçants. Partis de leurs cités États en Phénicie, ils fondèrent dès 3000 av jc de nombreux comptoirs en bordure de la Méditerranée orientale, notamment Carthage en 814. Rivaux des Mycéniens pour la navigation en Méditerranée au 2ème millénaire av jc, ils furent d’après ce qu’on en sait les meilleurs navigateurs de l’Antiquité. L’invasion des Peuples de la Mer va ravager les cités phéniciennes, de même que Mycènes et les autres territoires qu’ils traversent, mais c’est ce qui va permettre aux Phéniciens de trouver leur indépendance vis-à-vis des puissances voisines qui les avaient assujettis puisque celles-ci seront elles aussi détruites par ces invasions. La chute de Mycènes en particulier va leur permettre de dominer les mers. Après avoir supporté les assauts des Athéniens, des Assyriens, de Nabuchodonosor puis de Darius III, la Phénicie disparut finalement avec la conquête par Alexandre le Grand en 332 av jc.

[7] La province romaine d’Arabie ou Arabie pétrée est créée en 106 par la conquête du royaume Nabatéen (dont la capitale est Pétra) qui fut un des derniers royaumes du Moyen-Orient sous protectorat romain. Débouché des caravanes venues du Sud arabique ou du golfe Persique, il occupait une région importante pour les liaisons stratégiques des Romains entre l’Égypte d’une part, la Judée et la Syrie d’autre part. La province d’Arabie malgré sa création tardive fut bien intégrée à l’empire et sa région a gardé des traces archéologiques importantes de la présence romaine.

[8] Palestine est un nom attesté depuis Hérodote pour désigner la région du Proche-Orient située entre la mer Méditerranée et le désert à l’est du Jourdain et au nord du Sinaï. La zone n’est pas clairement définie. Elle est centrée sur les régions de la Galilée, de la Samarie et de la Judée. Ses limites sont au nord la Phénicie et le mont Liban et au sud la Philistie et l’Idumée.

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