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Arnould de Frise occidentale ou Arnould de Gand

mardi 21 décembre 2021, par ljallamion

Arnould de Frise occidentale ou Arnould de Gand (vers 951-993)

Comte en Frise occidentale de 988 à 993

Fils de Thierry II , comte en Frise [1], et d’Hildegarde de Flandre.

Il est né à Gand [2] d’où le surnom qui lui fut attribué. Sa première mention dans un document contemporain date du 26 octobre 970 où il est cité avec ses parents. Il apparaît avec son père à ses côtés dans de nombreuses chartes flamandes.

Il épousa en mai 980 Luitgarde de Luxembourg sœur de Cunégonde de Luxembourg, épouse de l’empereur Henri II le Saint. Arnould et Luitgarde eurent 3 enfants.

Arnould fut le premier à lutter contre les Frisons occidentaux en révolte. Il offrit une partie de ses terres au bord de la Schie [3] au monastère d’Egmont [4]. Cette donation a peut-être un rapport avec les efforts d’assèchement des marais hollandais par les moines d’Egmont. Il accompagna l’empereur Othon II à Rome en 983 et augmenta ses territoires vers le sud.

Arnould fut tué le 18 septembre 993, probablement à l’embouchure de la Meuse [5]. Il fut enterré avec d’autres membres de sa famille dans l’abbaye d’Egmont et il fut plus tard canonisé.

Liutgard offrit le territoire de Rugge à l’abbaye Saint-Pierre de Gand le 20 septembre 993, en guise d’offrande pour le salut de son époux. En juillet 1005, elle se réconcilia avec les Frisons occidentaux en révolte.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en néerlandais intitulé « Aarnout van Holland »

Notes

[1] La Frise occidentale est une région historique des Pays-Bas. Son étendue a varié au cours du temps. La région administrative actuelle de Frise-Occidentale est comprise dans cette région historique. On considère généralement qu’elle comprend les territoires protégés par la Westfriese Omringdijk (« digue circulaire de Frise occidentale »), soit le nord de la Hollande-Septentrionale. La partie occidentale de la province de Frise est parfois également incluse.], de l’embouchure de l’Escaut[[L’Escaut est un fleuve européen de 355 km de long, qui traverse trois pays (France, Belgique et Pays-Bas) et cinq régions, avant de se jeter en mer du Nord. Après la division de l’ancien royaume des Francs au traité de Verdun, l’Escaut a longtemps servi de frontière naturelle officielle entre le royaume de France et le Saint Empire romain germanique.

[2] Gand est une ville belge néerlandophone, située en Région flamande au confluent de la Lys et de l’Escaut. C’est le chef-lieu de la province de Flandre-Orientale et depuis 1559 le siège de l’évêché de Gand. Capitale de l’ancien comté de Flandre, grande cité drapière et commerçante, puis ville natale de Charles Quint, elle connut à partir du 12ème siècle, et plus encore du 14ème au 16ème siècle, une période de floraison tant économique que culturelle. En 1500, Jeanne de Castille y donna naissance à Charles Quint, futur empereur romain germanique et roi d’Espagne. Quoique natif de Gand, celui-ci prit des mesures brutales pour réprimer la révolte de Gand en 1539, exigeant que les notables de la ville défilent pieds nus avec une corde autour du cou : depuis cette époque, les Gantois sont surnommés Stroppendragers (les « garrotés »). La congrégation de Saint-Bavon fut dissoute, son monastère rasé et remplacé par une caserne ducale. Seuls quelques édifices de l’ancienne abbaye échappèrent à la démolition. La fin du 16ème et le début du 17ème siècle se traduisirent par des bouleversements liés à la guerre de Quatre-Vingts Ans. Face à la menace des troupes espagnoles, des états généraux des Dix-Sept Provinces se tiennent à Gand en 1576. Il en résulte un acte de pacification qui affirme l’autonomie nationale contre les ministres et les troupes espagnoles. Don Juan d’Autriche est obligé d’accepter la pacification de Gand. Cependant, la minorité calviniste, organisée en un parti d’une grande efficacité, s’empare du pouvoir par la force. En 1577, les calvinistes s’appuient sur le programme du prince d’Orange qui promet la restauration des libertés communales. Les vieilles magistratures municipales retrouvèrent leurs prérogatives, les chartes confisquées réapparurent et les métiers siégèrent derechef à la Collace. Gand est pour un temps une république calviniste. Mais bientôt les Espagnols, conduits par Alexandre Farnèse, reprirent la ville, la convertissant définitivement au catholicisme. Les conflits de la guerre de Quatre-Vingts Ans mirent un terme au rayonnement international de Gand. La ville est prise en 1678 par Vauban

[3] La Schie est le nom de quatre cours d’eau ou rivières dans les environs d’Overschie, en Hollande-Méridionale aux Pays-Bas. On peut distinguer la Delfshavense Schie, la Delftse Schie, la Rotterdamse Schie et la Schiedamse Schie. L’existence de quatre Schies est la conséquence d’une dispute médiévale entre les villes de Delft, Rotterdam et Schiedam, au sujet d’un droit de péage.

[4] L’Abbaye d’Egmond ou Abbaye Saint-Adalbert est un monastère bénédictin entre Egmond aan den Hoef et Bakkum sur Egmond-Binnen dans la commune de Bergen dans la province néerlandaise de Hollande-Méridionale. L’établissement est fondé en 975 par Thierry II de Frise occidentale qui fait don à cette occasion d’un évangéliaire enluminé. C’était le plus ancien monastère des Pays-bas. De nombreux comtes de Hollande y furent enterrés. Il est détruit en 1573 pendant la Réforme par les Gueux de mer. Il est rétabli comme abbaye bénédictine en 1935 sous le nom de Sint-Adelbertabdij, au sein du diocèse de Haarlem.

[5] La Meuse est un fleuve européen de 950 kilomètres de long dont le bassin, relativement étroit, est orienté sud-nord. Elle traverse la France, la Belgique et les Pays-Bas et se jette dans la mer du Nord. Elle prend sa source à 409 mètres d’altitude à Pouilly-en-Bassigny.