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L’histoire pour le plaisir

Louis 1er de Savoie

mardi 14 juillet 2020, par ljallamion

Louis 1er de Savoie (1413-1465)

Second duc de Savoie-Prince de Piémont-Comte d’Aoste et de Maurienne de 1440 à 1465

Né à Genève, fils du duc Amédée VIII dit le Pacifique et de Marie de Bourgogne fille du duc de Bourgogne [1] Philippe Le Hardi. Il hérite du pouvoir suite aux décès des ces aînés et à l’abdication de son père, devenu antipape, sous le nom de Félix V. Il est l’un des rares princes de Savoie à ne pas avoir reçu de surnom.

Il est fait comte de Bagé [2], puis comte de Genève [3] en 1427 ou 1428.

Il est marié le 1er novembre 1433, à Chambéry [4], à Anne de Lusignan , fille de Janus roi de Chypre et roi titulaire de Jérusalem [5] et de Charlotte de Bourbon. Les épousailles de Louis Ier et d’Anne de Lusignan sont restées dans les annales de la Maison de Savoie, elles durèrent 6 jours et coûtèrent très cher. Le mariage fut célébré par l’archevêque de Tarentaise [6] et les réjouissances se déroulèrent au château de Chambéry [7].

Parmi les invités présents, les meilleurs amis et proches parents du mari, le duc Philippe III de Bourgogne, le duc René 1er de Bar, le comte de Nevers [8] et le comte de Clèves [9], son père le duc Amédée VIII, sa sœur, Marguerite de Savoie , le prince d’Orange [10], l’ambassadeur du roi de France, Christophe d’Harcourt. Parmi ceux de l’épousée, le cardinal de Chypre, son oncle. Son père, le roi Janus de Chypre était mort avant que le mariage ne soit officiellement conclu.

Le dimanche 7 novembre 1434, le duc Amédée VIII réunit son conseil et les grands personnages au château de Ripaille [11]. En effet, ce dernier se retire en son château de Ripaille pour former l’ordre de Saint-Maurice [12]. Louis est fait, ce jour, chevalier, en compagnie de son frère cadet, Philippe, dit Monsieur ou Monseigneur. Louis porte désormais le titre de prince du Piémont [13] et obtient la lieutenance générale du duché. Il devient ainsi le maître des États de Savoie.

Louis succède dans une certaine mesure à son père. Son frère aîné, Amédée, est mort en 1431. Toutefois, Amédée VIII n’ayant pas entièrement confiance considère cette régence comme un exercice pour Louis et intervient régulièrement dans les affaires du duché. Il abdique finalement en faveur de son fils le 6 janvier 1440, à la suite de son élection en tant que pape par le concile de Bâle.

La régence qu’il exerce avec le titre de prince de Piémont est à l’origine d’une nouvelle tradition au sein de la Maison de Savoie : celle d’octroyer systématiquement ce titre de prince de Piémont au prince héritier.

Il eut à subir les intrigues de l’entourage chypriote de son épouse mais aussi les ambitions de ses voisins français et milanais. Il doit ainsi renoncer au Valentinois [14]. Le duc tente cependant de suivre la politique extérieure de son père toutefois son inconstance est totale : alliance avec la Bourgogne en 1441, arbitrage de différends entre le Duché de Bourgogne et Berne [15], assistance aux Bernois contre Fribourg [16] qui se donne à la Savoie en 1450. La même année, il ne peut s’emparer du duché de Milan [17] après la mort de son beau-frère le dernier Visconti [18]. Il entre ensuite en ligue avec Venise [19] contre Florence [20] puis avec Florence contre Venise...

Le 13 septembre 1452, le duc Louis 1er de Savoie et sa femme Anne de Lusignan, achètent la relique du Saint Suaire [21] à Marguerite de Charny contre le château de Varambon [22].

À la fin de son règne, son fils Philippe, particulièrement turbulent, trempe dans un complot contre son père et entraîne la chute du chancelier de Savoie, Jacques de Valpergue.

À la suite de ce conflit en 1462, il se déplace à Lyon en exil, afin de demander de l’aide àLouis XI, son beau-fils. Après avoir passé plus d’une année à la cour de France, il retourne à Lyon avec l’une de ses filles, avant le 20 décembre 1464. Toutefois, un mois plus tard, il y décède le 29 janvier 1465.

Anne de Lusignan décède en 1462. Son corps est inhumé dans la chapelle de Sainte-Marie-de-Bethléem, dans l’ancienne église Saint-François de Genève. Lorsque Louis meurt, il est lui aussi enterré dans cette chapelle. Son cœur et ses entrailles sont déposés dans l’ancienne église du couvent des Célestins de Lyon [23].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Michel Germain, Personnages illustres des Savoie, Autre Vue, 2007, 619 p. (ISBN 978-2-9156-8815-3)

Notes

[1] Le duché de Bourgogne est fondé en 880 à partir du royaume de Bourgogne, par les rois carolingiens Louis III et Carloman II et les membres princiers de leur famille qui se partagent l’Empire carolingien de Charlemagne dont ils ont hérité. Ils féodalisent tous les royaumes carolingiens de France en duchés et comtés vassaux des rois de France. Richard II de Bourgogne (dit Richard le Justicier) est nommé marquis puis premier duc de Bourgogne et un des six pairs laïcs primitifs de France par son suzerain le roi Louis III.

[2] Bâgé-le-Châtel est une commune française située dans le département de l’Ain. Jusqu’en 1272, Bâgé est la capitale de la Bresse, quand celle-ci devient savoyarde lorsque Sibylle de Baugé, seule héritière de Guy II de Baugé, l’apporte en dot lors de son mariage avec Amédée de Savoie. Bourg devenu depuis Bourg-en-Bresse, place également fortifié de 3 400 habitants, lui ravira le rôle de centre administratif de la Bresse, ce qui condamne le développement de Bâgé

[3] Le comté de Genevois désignait autrefois l’une des principautés du Saint Empire. Son territoire s’étendait aux terres autour de la cité de Genève, correspondant approximativement au canton homonyme et à la province actuelle du Genevois. Le comté est acheté, en 1401, par le comte voisin, Amédée VIII de Savoie.

[4] Chambéry est une commune française située dans le département de la Savoie. Surnommée la « Cité des ducs » car acquise par la maison de Savoie en 1232, elle devient la capitale politique des comtes de Savoie en 1295 lors de l’achat du château et de l’établissement officiel du Conseil résident, puis du duché de Savoie de 1416 jusqu’à son transfert à Turin en 1562. Chambéry demeure toutefois la capitale historique des États de Savoie. Le 13ème siècle représente une période décisive, lorsque le comte Thomas 1er de Savoie l’achète, le 15 mars 1232, moyennant 32 000 sous forts de Suse, au vicomte Berlion, et la dote de franchises. À la même époque, une catastrophe donne de l’importance à Chambéry dans la hiérarchie ecclésiastique. L’effondrement du mont Granier sur la capitale du décanat de Savoie d’Apremont entraîne le déplacement du siège du décanat à Chambéry. L’avènement d’Amédée VIII, premier duc de Savoie en 1416, fait de Chambéry la capitale d’un État souverain, libéré de la domination du Saint Empire romain germanique. Une nouvelle noblesse chambérienne apparaît, liée aux institutions prestigieuses que compte la ville, et forme une cour autour de la famille ducale. Cette noblesse fait construire de remarquables hôtels particuliers. Après l’occupation française de François 1er, le duc Emmanuel-Philibert lui préfère cependant Turin comme capitale à partir de 1563.

[5] Le royaume de Jérusalem fut fondé par des princes chrétiens à la fin de la première croisade, lorsqu’ils s’emparèrent de la ville. C’est l’un des États latins d’Orient. On peut distinguer plusieurs périodes dans son histoire : celles où le titre de roi de Jérusalem est associé à la mainmise croisée sur la ville (1099-1187 et 1229-1244), et celles où le titre représente le plus haut niveau de suzeraineté des croisés en Terre sainte, mais durant lesquelles la ville en elle-même n’appartient pas aux soldats croisés. Le royaume de Jérusalem fut créé en 1099 après la prise de la ville et ne disparut réellement qu’avec le départ des derniers croisés de Tortose en août 1291, soit moins de deux siècles plus tard.

[6] Le diocèse de Tarentaise, parfois dénommé diocèse de Moûtiers, est un diocèse de l’Église catholique en France. Le diocèse est mentionné pour la première fois dans une acte daté des environs de mai 450 où il est indiqué comme suffragant de la province d’Arles. Il est ensuite dépendant de l’archidiocèse de Vienne, bien qu’élevé au rang d’archidiocèse métropolitain en 794. Il n’obtient son indépendance vis-à-vis de Vienne qu’en 1171. Indépendant, il passe totalement sous contrôle de la maison de Savoie à la fin du 18ème siècle. Supprimé en 1801 durant l’occupation française, il est rétabli, en 1825, comme diocèse suffragant de l’archidiocèse de Chambéry.

[7] Le château des ducs de Savoie ou château de Chambéry est un ancien château fort, du 11ème siècle, qui se dresse sur la commune de Chambéry dans le département de la Savoie. Modifié plusieurs fois depuis le 13ème siècle, il a conservé depuis cette date une vocation administrative. La chapelle du château abrita, de 1502 à 1578, le Saint Suaire.

[8] Le Comté de Nevers est un comté historique au centre de la France. Sa principale ville était Nevers. Il correspond sensiblement à l’ancienne province du Nivernais et au département moderne de la Nièvre. Le comté lui-même date approximativement du début du 10ème siècle. Le comté a été fréquemment associé au Duché de Bourgogne voisin ; il faisait partie des terres et des titres détenus par Henri 1er de Bourgogne. En 1032, le Comté de Nevers est joint au Comté d’Auxerre, mais entre en conflit rapidement avec l’évêque d’Auxerre. Son premier titulaire a été Renaud 1er de Nevers. Nevers est passé sous la domination des comtes de Flandre au 14ème siècle, et à partir de là, est devenu possession de Philippe II le Hardi, Duc de Bourgogne, qui a brièvement réuni les deux terres. Philippe de Bourgogne, le plus jeune fils de Philippe le Hardi, a reçu le comté de Nevers qui est devenu plus tard possession d’une branche cadette des ducs de Clèves. À partir de 1521, les dirigeants de Nevers se sont appelés ducs de Nivernais.

[9] Le comté de Clèves, devenu au xve siècle duché de Clèves (Herzogtum Kleve en allemand) est un ancien duché du Saint-Empire romain germanique. Il était membre du Cercle du Bas-Rhin-Westphalie.

[10] La principauté d’Orange est une ancienne principauté souveraine créée en 1181, date à laquelle Bertrand 1er des Baux fait reconnaître son titre de prince par l’empereur Frédéric 1er Barberousse. Elle est presque entièrement enclavée dans le Comtat Venaissin et a sa capitale dans la ville d’Orange, dans l’actuel département de Vaucluse, en France.

[11] Le château de Ripaille est un ancien manoir de la fin du 13ème siècle ou du début du 14ème siècle qui se dresse sur la commune de Thonon-les-Bains, dans le département de la Haute-Savoie. Le château de Ripaille, construit à partir du milieu du 14ème siècle, est à l’origine un manoir, pavillon en bois sur un soubassement de pierre, au milieu d’une réserve de chasse. Amédée V de Savoie y aurait séjourné en 1293 après la conclusion du traité de Saint-Jean-de-Moirans. Bonne de Bourbon le fait agrandir entre 1371 et 1388 et le transforme en maison de plaisance. Son fils Amédée VII y meurt en 1391. Constamment remanié et agrandi, notamment par l’adjonction en 1410 par Amédée VIII du prieuré des augustins de Ripaille, ordre à qui il cède sa maison et son manoir avec toutes ses dépendances.

[12] L’ordre de Saint-Maurice doit sa création à celle de la « Noble Association », une congrégation de 6 nobles personnages, veufs et d’âge mur, qui rejoignirent Amédée VIII, premier duc de Savoie, dans sa retraite du château de Ripaille, à Thonon. Ces 6 chevaliers étaient : Louis de Chevelu, Henry du Colombier, Claude du Saix, Nicod de Menthon, Humbert de Glerens et François de Buxy. La date de création de la milice de saint Maurice communément retenue est le 16 octobre 1434. Ces 7 premiers chevaliers de l’ordre prononcèrent les vœux de chasteté et d’obéissance. Le 16 septembre 1572, cette association devint, par bulle du pape Grégoire XIII Christiani populi corpus, l’ordre militaire et religieux de Saint-Maurice.

[13] Au cours du Moyen Âge, se constitue autour de Turin la principauté de Piémont, gouvernée par une branche de la maison de Savoie, la lignée de Savoie-Achaïe. En 1418, à la mort de Louis de Savoie-Achaïe, la principauté du Piémont revient au duc de Savoie, qui a la faveur de l’empereur en tant que membre du parti gibelin. À partir de 1494, le Piémont est embrasé par les guerres d’Italie : dans la première moitié du 16ème siècle, le pays devient un théâtre d’opérations d’armées étrangères, ce qui bloque la vie culturelle. En 1563, le duc de Savoie et prince de Piémont décide de faire de Turin sa principale capitale, au détriment de Chambéry.

[14] Le Valentinois est, au sens géographique strict, la région entourant la ville de Valence, aujourd’hui préfecture du département de la Drôme. En 1419, au décès du dernier comte Louis de Poitiers, le Valentinois fut vendu par ses héritiers (sa fille Louise de Poitiers, veuve de Humbert de Villars) ou ses proches parents) au dauphin Charles (futur roi Charles VII de France). Le comté est rattaché à la couronne de France en 1424

[15] Berne est la quatrieme ville de Suisse et la capitale du canton de Berne. Depuis 1848, Berne est la ville fédérale, à savoir le siège du gouvernement fédéral suisse, sans cependant avoir le statut de capitale. Berne se trouve sur le plateau suisse, dans le canton de Berne, un peu à l’ouest du centre de la Suisse et à 20 km au nord des Alpes bernoises. En 1353, Berne a rejoint la jeune Confédération suisse, devenant l’un des principaux membres du nouvel État. Après un incendie en 1405, la ville est entièrement reconstruite en molasse. Elle en garde encore aujourd’hui une bonne partie de sa physionomie. La ville a envahi et conquis le canton d’Argovie en 1415 et celui de Vaud en 1536, ainsi que d’autres petits territoires, devenant ainsi la plus grande cité État du nord des Alpes. Elle a été occupée par les troupes françaises en 1798 au cours des guerres de la Révolution française, lorsqu’elle fut dépouillée de la plupart de ses territoires.

[16] Fribourg-en-Brisgau est une ville d’Allemagne située dans le land de Bade-Wurtemberg. C’est à la fois une ville arrondissement et le chef-lieu de l’arrondissement de Brisgau-Haute-Forêt-Noire, dont elle ne fait pas partie. Elle est aussi le chef-lieu du district de Fribourg-en-Brisgau et de l’association régionale Südlicher Oberrhein. De 1945 à 1952, elle fut la capitale du land de Bade, qui a alors fusionné avec deux autres länder pour former le Bade-Wurtemberg. Fribourg est l’une des villes allemandes les plus méridionales. Elle est traversée par le Dreisam et se trouve au pied des montagnes de la Forêt-Noire. Le centre-ville est à une vingtaine de kilomètres du Rhin et de la France, et à environ 70 km de la Suisse.

[17] Le duché de Milan était un État dans le nord de la péninsule italienne de 1395 à 1796. En principe fief du Saint Empire romain germanique, il était initialement de facto indépendant. Il passe cependant sous domination française au début du 16ème siècle puis fait partie des possessions des Habsbourg d’Espagne (1535-1706) puis d’Autriche (1706-1796). Les frontières du duché ont varié au cours des siècles, il couvrait surtout la Lombardie incluant Milan et Pavie, les centres traditionnels du vieux royaume d’Italie. Il se situait au centre de l’Italie du Nord, de chaque côté de la partie médiane de la vallée du Pô, bordé, au nord, par les massifs méridionaux des Alpes, les Alpes lépontines, et, au sud, par les hauteurs occidentales des Apennins, les Alpes apuanes.

[18] La famille Visconti est une famille de la noblesse lombarde, du parti gibelin, et qui a régné sur la seigneurie puis le duché de Milan pendant le Moyen Âge jusqu’à la Renaissance, de 1277 à 1447.

[19] Venise est une ville portuaire du nord-est de l’Italie, sur les rives de la mer Adriatique. Elle s’étend sur un ensemble de 121 petites îles séparées par un réseau de canaux et reliées par 435 ponts. Située au large de la lagune vénète, entre les estuaires du Pô et du Piave, Venise est renommée pour cette particularité, ainsi que pour son architecture et son patrimoine culturel

[20] Florence est la huitième ville d’Italie par sa population, capitale de la région de Toscane et siège de la ville métropolitaine de Florence. Berceau de la Renaissance en Italie, capitale du royaume d’Italie entre 1865 et 1870

[21] Le suaire de Turin, ou linceul de Turin, est un drap de lin jauni de 4,42 mètres de long sur 1,13 mètre de large montrant l’image floue (de face et de dos) d’un homme présentant les traces de blessures compatibles avec un crucifiement. La représentation figurant certains détails de la Crucifixion de Jésus de Nazareth décrite dans les évangiles canoniques est l’objet de piété populaire et est considérée par l’Église catholique comme une icône. Certains croyants la vénèrent comme une relique insigne, le « Saint-Suaire ».

[22] Le château primitif est bâti par le sire Varembon de La Palud vers l’An Mil. Ce Varembon fut peut-être le père de Pierre de La Palud, chevalier, seigneur de Varambon vers 1150, père lui-même d’Étienne, de Gui et Guillaume de La Palud. Ce dernier, prévôt de Fourvières, lègue, en 1243, à Guy, son neveu, chanoine de Lyon, les possessions qu’il a dans la terre patrimoniale de sa famille. Aymé de La Palud, fils de Girard, arrière-petit-fils de Pierre de la Palud, fait reconnaître, en 1300, par l’abbé d’Ambronay et, en 1302, par Humbert de Luyrieux, seigneur de Morestel en Revermont, et par Berard Robert, précepteur du temple de Molissole, les droits qu’avaient les habitants de Varambon sur les pâturages des rives de l’Ain. La seigneurie de Varambon restera pendant plus de 5 siècles dans la famille de La Palud. Jean de La Palud, comte de Varax, mort le 9 janvier 1544, la transmet à ses deux filles, Marie et Françoise, l’une femme de René, comte de Chalant, l’autre épouse de Ferdinand de Lannoy.

[23] Le couvent des Célestins de Lyon fut fondé en 1407 sur les bords de la Saône, à la suite de la donation de l’ancienne propriété des Templiers par Amédée VIII, comte puis duc de Savoie. À cet emplacement, les religieux édifièrent un couvent et une église, qu’ils utilisèrent jusqu’en 1779. En 1792 il est transformé et devient théâtre des Célestins dans le quartier de Bellecour. C’est l’un des seuls théâtres en France, avec la Comédie-Française et le théâtre de l’Odéon, à fêter plus de 200 ans d’art dramatique