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Victoire d’estime à Saratoga

mercredi 12 février 2020, par ljallamion

Victoire d’estime à Saratoga

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Reddition du général Burgoyne par John Trumbull après la bataille de Saratoga en 1777

Le 17 octobre 1777, les insurgés ou Insurgents des Treize Colonies anglaises d’Amérique du nord* remportent leur première victoire à Saratoga*, dans la vallée sauvage de l’Hudson*, au cœur de l’État actuel de New York*.

Bien que minoritaires parmi les habitants des Treize colonies, les insurgés avaient défié le roi Georges III en proclamant unilatéralement leur indépendance le 4 juillet de l’année précédente.

Les premières escarmouches entre les insurgés et l’armée anglaise, soutenue par les loyalistes, s’étaient soldées par des échecs ou de médiocres succès.

Mais le talent stratégique de Georges Washington, général en chef des insurgés, et le soutien de jeunes nobles libéraux venus d’Europe continentale, comme le marquis de Lafayette allaient changer le cours des événements.

Pendant l’été 1777, le général anglais Howe entre à Philadelphie* puis tente de faire sa jonction avec le général Burgoyne, qui descend du Canada avec 5.000 soldats.

Mais ce dernier, s’étant avancé en terrain difficile et coupé de ses bases, voit son armée menacée de mourir de faim. Il fait sa reddition à Saratoga au général Gates.

L’effet psychologique est immense en Amérique comme en Europe. Certains Français y voient l’occasion de prendre leur revanche sur la perfide Albion après le désastreux traité de Paris de 1763. C’est le cas du comte de Vergennes, ministre des affaires étrangères de Louis XVI depuis l’avènement du roi en 1774.

Le 6 février 1778, tandis que Necker a remplacé le sage Turgot aux Finances, Vergennes obtient gain de cause. Il signe un traité de commerce avec Benjamin Franklin, le “sage de Philadelphie”, qui représente à Paris les Insurgents.

Ce traité consacre la reconnaissance par la France des nouveaux États-Unis d’Amérique et leur ouvre les ports du pays. Un deuxième traité, signé le même jour, promet aux Américains une aide de la France dans la lutte contre la couronne anglaise. L’Espagne et la Hollande, qui ont aussi une revanche à prendre sur l’Angleterre, apportent également leur soutien aux Patriotes de Georges Washington.

Grâce à la flotte française, aux volontaires de La Fayette et au corps expéditionnaire de Rochambeau, les insurgés se trouveront enfin en situation de vaincre l’Angleterre.

Le 7 Octobre la bataille de Saratoga fut la première victoire américaine de la guerre révolutionnaire.

À Paris la victoire fut célébrée comme une victoire française. Franklin est reçu par la cour royale française.

Le 15 Novembre le congrès adopte les articles de la confédération comme gouvernement des nouveaux Etats-Unis d’Amérique, en attendant la ratification par les différents états.

Le 6 Février 1778 des représentants américains et français signent 2 traités à Paris, un Traité d’Amitié et de commerce et un Traité d’alliance. La France reconnaît officiellement les Etats-Unis et sera le fournisseur principal des approvisionnements militaires de l’armée de Washington. Les 2 pays s’engagent à combattre jusqu’à ce que l’indépendance américaine soit gagnée, et s’engage à ce que aucun des 2 pays ne signent de trêve avec la Grande-Bretagne par consentement mutuel, et garantissent les possessions de chacun en Amérique contre toutes autres puissances.

La France déclare la guerre à l’Angleterre, l’Espagne la rejoindra en 1779. L’année suivante, la Grande-Bretagne déclarera la guerre aux Néerlandais qui s’étaient engagés dans le commerce avec les français et les américains.

En plus de la guerre en Amérique, les Anglais devront combattre en méditerranée, en Afrique et aux Indes occidentales.

Le 23 février 1778 le baron Von Steuben de Prusse arrive auprès de l’armée américaine et commence la formation des troupes de Washington.

Le 16 mars une Commission de paix est créée par le Parlement britannique pour entrer en pourparlers avec les américains. La commission voyage alors à Philadelphie où ses offres accordant toutes les demandes américaines, excepté l’indépendance, sont rejetées par le Congrès.

Le 8 Mai le général britannique Henry Clinton remplace le général Howe comme commandant de toutes les forces britanniques dans les colonies américaines. Le 18 juin la crainte d’un blocus par les français incite le général Clinton à retirer ses troupes de Philadelphie. Les Américains réoccupent alors Philadelphie. Le 19 juin Washington envoie des troupes pour intercepter le général Clinton lors de sa retraite à travers le New Jersey.

Les 27 et 28 Juin à lieu la bataille de Monmouth* dans le New Jersey. Le 2 Juillet, le congrès se réinstalle de nouveau à Philadelphie. le 3, des colons américains massacrent des britannique et des Indiens dans la vallée du Wyoming* en Pennsylvanie*.

Le 8, Washington installe des sièges sociaux à New York. le 10, la France déclare la guerre à la Grande-Bretagne. Le 8 Août, les forces terrestres américaines et les bateaux français essayent de conduire un siège combiné contre Newport* et Rhode Island*. Mais le mauvais temps retarde les troupes de terre et c’est l’échec. Le 14 Septembre Franklin est nommé représentant diplomatique en France. Le 29 Décembre les Anglais commencent une campagne prennent la Géorgie, un mois plus tard ils prennent Augusta*.

Les 30 mars et 1er avril 1779 les troupes américaines de Caroline du Nord* et de Virginie* attaquent les villages indiens de Chickamauga* au Tennessee*. Le 10 Mai les troupes britanniques brûlent Portsmouth*.

Le 1er Juin 1779 le Général britannique Clinton fait prisonniers 6000 hommes. Le 16, l’Espagne déclare la guerre à l’Angleterre, mais ne signe aucune alliance avec les forces révolutionnaires américaines.

Le 5 Juillet, les loyalistes pillent les villes côtières dans le Connecticut*. le 10, des bateaux du Massachusetts* sont détruits par les Anglais.

Le 14 Août, un plan de paix est approuvé par le Congrès qui stipule l’indépendance, l’évacuation britannique complète de l’Amérique et la navigation libre sur le fleuve du Mississippi*. Le 29, les forces américaines défont les forces indiennes et loyalistes combinées à Elmira*. Après la victoire, les troupes américaines se dirigent vers le nord-ouest et détruisent des villages indiens en représailles de la campagne de terreur mener par ceux-ci contre les colons américains.

Le 27 Septembre, John Adams est désigné par le Congrès pour entamer des pourparlers de paix avec l’Angleterre.

Le 8 Avril 1780, une attaque britannique commence contre Charleston*. Washington envoie des renforts. Le 12 mai, Charleston tombe, c’est une des plus grandes défaites américaine. Le 25, après un hiver très dur, le général Washington doit faire face à une menace sérieuse de révolte.

Le 11 Juin, une nouvelle constitution du Massachusetts est approuvée, affirmant que "tous les hommes sont libre et égaux," qui inclut les esclaves noirs. Le 23, les forces américaines défont les Anglais lors de la bataille de Springfield* dans le New Jersey. Le 11 juillet, 6000 soldats français sous le commandement de Rochambeau arrivent à Newport. Ils y resteront pendant presque une année, bloqué par la flotte britannique. Le 16 août, les Américains subissent une grande défaite en Caroline du Sud*. Les troupes du général Gates sont défaites par des troupes du général. Charles Cornwallis.

Le 18 août, la défaite américaine en Caroline du Sud, ouvre un passage pour la général Cornwallis lui permettant d’envahir la Caroline du Nord. Le 23 septembre, un commandant britannique charger de l’habillement civil est capturé près de Tarrytown*. Il s’avère porter des plans indiquant que Benedict Arnold prévoit d’abandonner le camp américain pour rejoindre les Britanniques. 2 jours plus tard, Arnold entend parler de la capture de l’espion et s’enfuit. Plus tard il servira comme général de brigade dans l’armée britannique et combattra les Américains. Le 7 octobre, Cornwallis abandonne l’idée d’invasion de la Caroline du Nord après avoir capturé une force loyaliste de 1000 hommes. Le 14, le général. Nathanael Greene est appelé en tant que nouveau commandant de l’armée méridionale en remplacement du général Gates. Greene commence à rassembler l’appui populaire et peu mener des harcèlement continus contre l’armée britannique aidé en cela par le fait que les britannique devant la diminution de leurs approvisionnements, sont forcés de voler les Américains ce qui provoque le 3 janvier 1781 une révolte parmi des Américains au New Jersey.

Le 17, une victoire américaine à lieu en Caroline du Sud. Le 20 une nouvelle révolte parmi les troupes américaines à Pompton* dans le New Jersey à lieu. Le 21 Mai le général Washington et le général Rochambeau se réunissent dans le Connecticut pour un conseil de guerre. Rochambeau accepte à contrecœur le plan de Washington pour une attaque au sol navale et américaine française commune sur New York. Le 10 Juin, les troupes américaines commander par le Marquis De Lafayette, le général Anthony Wayne et le baron Von Steuben commencent à former une force combinée en Virginie pour s’opposer aux forces britanniques de Benedict Arnold et du général Cornwallis. Le 11, le congrès nomme une Commission de paix constituée de Benjamin Franklin, Thomas Jefferson, John Jay et henry Laurens et John Adams comme négociateur unique avec les Anglais. Le 1er août, après plusieurs mois à chasser l’armée du général Greene sans beaucoup de succès, le général Cornwallis et ses 10.000 soldats se retire au petit port de Yorktown en Virginie. Il établit alors une base pour communiquer par la mer avec des forces du général Clinton à New York.

Le 14 août, le général Washington change abruptement ses plans et abandonne l’attaque sur New York en faveur de Yorktown après réception d’une lettre de l’amiral français François Joseph Paul de Grasse indiquant que sa flotte se dirigeait vers chesapeake* à la rencontre de Cornwallis. Le général Washington coordonne alors avec le général Rochambeau le rapatriement de leurs meilleures troupes pour détruire la position britannique dans Yorktown. Le 30, la flotte de l’amiral de Grasse arrive vers Yorktown. Il débarque alors des troupes près de Yorktown, et convergent vers les troupes américaines de Lafayette pour couper la retraite par voie de terre de Cornwallis.

Le 1er septembre, les troupes de Washington et de Rochambeau arrivent à Philadelphie. Du 5 au 8 Septembre a lieu une bataille navale importante entre la flotte française et la flotte britannique. La flotte anglaise se retire à New York, laissant la flotte française maître du chesapeake. La flotte française établit un blocus, coupant l’armée de Cornwallis de toute retraite par la mer. Des renforts navals français arrivent alors de Newport. Le 6, les troupes de Benedict Arnold pillent et brûlent le port de la nouvelle Londres* dans le Connecticut. Du 14 au 24, De Grasse envoie ses bateaux vers le haut de chesapeake pour transporter les armées de Washington et de Rochambeau à Yorktown. Le 28, le général Washington, avec une armée alliée combinée de 17.000 hommes, commence le siège de Yorktown. Les canons français bombardent la troupe de Cornwallis jour et nuit tandis que les lignes alliées lentement avancent et les encerclent. Les approvisionnements britanniques commencent à manquer. Le 17 octobre Yorktown est sur le point d’être prise, les Anglais demande une trêve. Le général Washington et le général Cornwallis établissent alors les limites de la reddition.

Le 19 octobre 1781, la base anglaise de Yorktown, sur la côte de Virginie, se rend aux Insurgent américains et aux troupes françaises qui l’assiègent depuis plusieurs semaines. L’assaut final est conduit par le marquis de La Fayette âgé de 24 ans.

Les espoirs pour une victoire britannique dans la guerre contre l’Amérique commence à s’amenuiser. Au Parlement anglais, des voix se lèvent pour dénoncer cette longue guerre coûteuse. le 24, 7000 renforts britanniques sous le commandement du général Clinton arrivent à chesapeake mais repartent suite à la reddition de Yorktown. Le 1er janvier 1782 les loyalistes commencent à quitter l’Amérique. Le 5, les Anglais se retirent de la Caroline du Nord.

Le 27 février, en Angleterre, la Chambre des Communes vote contre davantage de guerre en Amérique. Le 5 mars, le Parlement britannique autorise le roi à entrer en pourparlers de paix avec les Etats-Unis. le 20, le premier ministre britannique, Sir North, démissionne, il est remplacé 2 jours plus tard par Sir Rockingham qui cherche des négociations immédiates avec les commissaires américains.

Le 4 avril, Guy Carleton devient le nouveau commandant des forces britanniques en Amérique, remplaçant le général Clinton. Carleton mettra en application la nouvelle politique britannique de fin des hostilités et retirera les troupes britanniques d’Amérique. le 12, les entretiens de paix commencent à Paris entre Franklin et Richard Oswald pour la Grande-Bretagne.

Le 16, le général Washington établit les sièges sociaux de l’armée américaine à Newburgh*. le 19, les Néerlandais reconnaissent les Etats-Unis d’Amérique. Le 11 juin, les Anglais évacuent la Géorgie*. Le 30 novembre, un traité préliminaire de paix est signé à Paris.

Le 14 décembre, les Anglais évacuent Charleston. Le 20 janvier 1783, l’Angleterre signe un traité préliminaire de paix avec la France et l’Espagne. Le 3 février, l’Espagne reconnait les Etats-Unis d’Amérique, suivis plus tard de la Suède, du Danemark et de la Russie. Le 4, l’Angleterre déclare officiellement la fin des hostilités en Amérique. Le 11 avril, le congrès déclare officiellement la fin de la guerre révolutionnaire. C’est seulement le 19 avril 1783 que le Congrès des États-Unis annoncera la fin de la guerre d’Indépendance ; 8 ans jour pour jour après l’échauffourée de Lexington.

Le 26, 7000 loyalistes quitte New York pour le Canada. Le 24 juin, pour éviter des protestations des anciens combattants fâchés et impayés, le congrès quitte Philadelphie pour Princeton* dans le New Jersey. Le 8 juillet, la cour suprême du Massachusetts supprime l’esclavage dans cet état. Le 3 septembre, le Traité de Paris est signé par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

Le 7 octobre, en Virginie, la Chambre des citoyens accorde la liberté aux esclaves qui ont servi dans l’armée continentale. Le 2 novembre, George Washington fait son discours d’adieu à son armée et le 25, il entre dans Manhattan pendant que les dernières troupes britanniques partent.

Le 14 janvier 1784, le Traité de Paris est ratifié par le Congrès. La guerre finit officiellement. Le 1er Mars 1784, un comité mené par Thomas Jefferson propose de diviser les territoires occidentaux en états comme les 13 originaux. Jefferson propose également une interdiction de l’esclavage partout aux Etats-Unis après 1800. Cette proposition est rejetée.

Le 30 août, commence l’échange commercial avec la Chine, le 1er bateau américain arrive à Canton.

Le 11 janvier 1785 le congrès s’installe à New York City, capital provisoire des États-Unis. Le 24 février, bien que l’Angleterre refuse d’envoyer un ambassadeur aux Etats-Unis, John Adams est envoyé en tant qu’ambassadeur américain en Grande-Bretagne. Il passera les 3 années a essayé sans succès de régler des problèmes concernant l’existence de la présence des forts britanniques le long de la frontière canadienne, des dettes d’avant-guerre dues aux créanciers britanniques, du traitement américain d’après-guerre des loyalistes.

Le 16 janvier 1786, la Virginie adopte l’ordonnance de Jefferson sur la liberté religieuse garantissant qu’aucun homme ne peut être forcé d’aller ou soutenir une église ou ne pas être distingué du fait de sa préférence religieuse. Ceci servira plus tard de modèle au premier amendement à la constitution des Etats-Unis. Le 8 août, le congrès adopte un système monétaire basé sur le dollar espagnol, avec une pièce d’or évalué à 10 dollars, une pièce argentées à 1 dollar, à un dixième de 1 dollar également en argent, et 1 penny de cuivre.

Le 21 février 1787, après plusieurs soulèvements emmenés notamment par Say, le congrès approuve une résolution réclamant la tenue d’une convention constitutionnelle à Philadelphie, en mai.

P.-S.

Source : Monique Hermite Historia mensuel - 01/01/2006 - N° 709, Hérodote, Dictionnaire le Petit mourre, encyclopédie Imago Mundi, Wikipédia, Louis XV de François Bluche, les hommes de la liberté tome 1 à 5 de Claude Manceron édition Laffont, Alain Frerejean, Olivier Coquart, Anne Bernet, Etienne Taillemitte, Yves Bruley, Jean-Christian Petitfils Historia thématique - 01/01/2006