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Mélité de Manazkert ou Mélité Manazkertsi

samedi 28 septembre 2019

Mélité de Manazkert ou Mélité Manazkertsi

Catholicos de l’Église apostolique arménienne de 452 à 456

appartient vraisemblablement à la seconde famille ecclésiale arménienne [1], descendant d’Albanios de Manazkert [2].

Il est désigné catholicos [3] par le roi sassanide [4] Yazdgard II contre Hovsep 1er de Holotsim, que le roi refuse de reconnaître.

De tendance syriaque [5], il est probablement bien vu de la cour sassanide. Moïse Ier de Manazkert lui succède en 456

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Jean-Pierre Mahé, « Affirmation de l’Arménie chrétienne (vers 301-590) », dans Gérard Dédéyan (dir.), Histoire du peuple arménien, Toulouse, Privat, 2007 (1re éd. 1982) (ISBN 978-2-7089-6874-5)

Notes

[1] la première étant celle de Grégoire l’Illuminateur

[2] Malazgirt est une ville de la province de Muş, en Turquie orientale. La ville était un important centre commercial de l’ancien royaume d’Arménie (où elle était le siège des princes Manavazian), puis de l’empire byzantin.

[3] Le titre de catholicos est un titre équivalent à celui de patriarche porté par des dignitaires de plusieurs Églises orthodoxes orientales, notamment les Églises de la tradition nestorienne et les Églises monophysites, en particulier l’Église apostolique arménienne.

[4] Les Sassanides règnent sur le Grand Iran de 224 jusqu’à l’invasion musulmane des Arabes en 651. Cette période constitue un âge d’or pour la région, tant sur le plan artistique que politique et religieux. Avec l’Empire romano byzantin, cet empire a été l’une des grandes puissances en Asie occidentale pendant plus de quatre cents ans. Fondée par Ardashir (Ardéchir), qui met en déroute Artaban V, le dernier roi parthe (arsacide), elle prend fin lors de la défaite du dernier roi des rois (empereur) Yazdgard III. Ce dernier, après quatorze ans de lutte, ne parvient pas à enrayer la progression du califat arabe, le premier des empires islamiques. Le territoire de l’Empire sassanide englobe alors la totalité de l’Iran actuel, l’Irak, l’Arménie d’aujourd’hui ainsi que le Caucase sud (Transcaucasie), y compris le Daghestan du sud, l’Asie centrale du sud-ouest, l’Afghanistan occidental, des fragments de la Turquie (Anatolie) et de la Syrie d’aujourd’hui, une partie de la côte de la péninsule arabe, la région du golfe persique et des fragments du Pakistan occidental. Les Sassanides appelaient leur empire Eranshahr, « l’Empire iranien », ou Empire des Aryens.

[5] Le syriaque est une langue sémitique du Proche-Orient, appartenant au groupe des langues araméennes. L’araméen existe au moins depuis le 12ème siècle av. jc et a évolué au cours des siècles. Le syriaque représente si l’on veut un « dialecte » de l’araméen (celui de la région d’Édesse) qui s’est constitué comme langue écrite au début de l’ère chrétienne.