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Jean 1er de Beaumont-Gâtinais ou Jean de Beaumont

mardi 5 septembre 2017, par ljallamion

Jean 1er de Beaumont-Gâtinais ou Jean de Beaumont (vers 1190-1255)

Officier de la couronne de France

Blason de Jean 1er de Beaumont GâtinaisFils d’ Adam 1er de Beaumont-Gâtinais , seigneur de Beaumont-du-Gâtinais [1] et d’Alix Leriche, dame d’Athis-Mons, et le frère cadet d’ Adam II de Beaumont-Gâtinais maréchal d’Angleterre pour le roi de France.

Il fut grand chambrier de France [2] entre 1240 et 1255. Il est envoyé en Languedoc pour réprimer la révolte de Raimond II Trencavel et vient au secours du sénéchal [3] Guillaume Des Ormes assiégé dans Carcassonne [4].

En 1247 il participe à la croisade d’Égypte. Siégeant au conseil des barons, il préconise notamment de se retirer, considérant fiables les accords avec la monarchie Ayyoubide [5].

À ce sujet une violente dispute l’oppose à son neveu Guillaume III de Beaumont-Gâtinais , maréchal de France [6]. Il meurt peu après, en 1255.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Jean Ier de Beaumont-Gâtinais/ Portail des croisades • Croisade des Albigeois/ Noble du Moyen Âge

Notes

[1] Beaumont-du-Gâtinais est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne. Le village s’appelait Beaumont-les-Bois en 1302.

[2] Le Grand chambrier de France était l’un des grands officiers de la couronne de France pendant l’ancien Régime. Il s’agissait de l’une des charges conférant la noblesse héréditaire au premier degré dès le jour de l’entrée en fonction. Le grand chambrier était le chef de la chambre du roi. Sous les premiers Capétiens, le grand chambrier gérait le Trésor royal (ou Trésor du roi) avec le grand bouteiller, avant que la chambre des comptes, créée par Philippe IV le Bel et le Surintendant des Finances, apparu en 1311, ne viennent les suppléer dans cette fonction. Cet officier possédait une des cinq grandes charges de la couronne. Il était non seulement distingué du grand chambellan, mais il lui était, en quelque manière, supérieur par l’étendue de son pouvoir. Il signait les chartes et autres lettres importantes. Pendant longtemps, il précéda le connétable, et il jugeait avec les pairs de France. François 1er supprime cette dignité en 1545 au profit de celle de Gentilhomme de la Chambre

[3] Un sénéchal est un officier au service d’un roi, d’un prince ou d’un seigneur temporel.

[4] Carcassonne est une commune française, préfecture du département de l’Aude

[5] La dynastie musulmane des Ayyoubides ou Ayyubides est une famille kurde et descendante d’Ayyoub. À l’origine ce sont des officiers des émirs Zengi puis Nur ad-Din. Ensuite, Saladin prend le pouvoir en Égypte en 1170, puis unifie la Syrie contre les Francs (appellation des européens pendant les croisades), avant de conquérir la plus grande partie des États latins d’Orient. Après lui, les sultans Al-Adel et Al-Kamil règnent en Egypte jusqu’en 1250, tandis que d’autres princes ayyoubides se succèdent en Syrie jusqu’en 1260 et au Yémen jusqu’en 1229.

[6] À son origine, le maréchal de France n’a qu’un rôle d’intendance sur les chevaux du roi. Son office devient militaire au début du 13ème siècle, tout en étant subordonné au connétable. Le premier à porter le titre de maréchal du roi de France avec une fonction militaire était Albéric Clément, seigneur de Mez, désigné par Philippe Auguste, en 1185. Après l’abolition de l’office de connétable par Richelieu en 1624, les maréchaux deviennent les chefs suprêmes de l’armée. Parfois le roi crée une charge de maréchal général des camps et armées du roi, qu’il confie au plus prestigieux de ses maréchaux. Outre leurs fonctions militaires, les maréchaux ont aussi la responsabilité du maintien de l’ordre dans les campagnes, par l’intermédiaire des prévôts des maréchaux, d’où l’appellation de « maréchaussée » donnée à l’ancêtre de la gendarmerie. Jusqu’en 1793, date de l’abolition de cette charge, il y eut 263 maréchaux de France.