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Mamert de Vienne ou saint Mamert

jeudi 13 octobre 2016, par ljallamion

Mamert de Vienne ou saint Mamert (mort en 475

Archevêque de Vienne (Isère)

Mamert de Vienne, (gravure extraite de Little Pictorial Lives of the Saints), Benzinger Brothers (1878)Saint Mamert est l’un des trois saints de glace avec saint Servais et saint Pancrace . Frère du théologien et poète Claudien Mamert, il semble s’être distingué comme lui par son éducation littéraire, comme par sa science théologique.

Il devint évêque de Vienne [1] en 452 et il entra en conflit avec l’archevêque d’Arles [2] dont il contestait la suprématie, mais il dut se soumettre en 463.

Il introduisit en Gaule la procession des Rogations [3] à partir de 470, afin de mettre fin à une série de calamités naturelles. Mamert convoqua un synode à Vienne entre 471 et 475.

Il assista au synode d’Arles de 473, où l’on jugeait la doctrine de la prédestination d’un prêcheur gaulois nommé Lucidus.

Son traité en trois livres Sur l’âme fut imprimé par Petrus Mosellanus à Bâle en 1520. Son sarcophage, retrouvé dans les années 1860 est conservé dans l’ancienne église Saint-Pierre de Vienne [4], aujourd’hui musée archéologique Saint-Pierre.

Mamert figure au Martyrologium Hieronymianum [5] et au Martyrologium de Florus de Lyon à la date du 11 mai, qui demeure sa fête liturgique pour l’Église catholique.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Mamert de Vienne/ Portail du christianisme/ Saint catholique et orthodoxe

Notes

[1] L’archidiocèse de Vienne est un ancien archidiocèse de l’Église catholique en France. Le diocèse de Vienne est le plus ancien de Gaule crée par Saint-Crescent au milieu du 1er siècle. Il est érigé en archidiocèse au milieu du 3ème siècle. Son premier évêque attesté est saint Avit, élu vers 475, mort vers 525. Cet archidiocèse est supprimé par la Constitution civile du clergé et n’est pas rétabli à la suite du Concordat de 1801.

[2] L’archevêché d’Arles est une des Églises les plus anciennes. Seul l’archevêché de Lyon pourrait lui disputer l’honneur de la préséance. La date de la fondation du siège épiscopal d’Arles est inconnue, elle remonte en tout cas au tout début de l’installation de l’Église en France. Selon une tradition, saint Trophime aurait évangélisé la cité d’Arles, en aurait été le premier pasteur vers 220-240.

[3] Les jours des Rogations sont, dans le calendrier liturgique tridentin, les trois jours précédant immédiatement le jeudi de l’Ascension, c’est-à-dire les 37ème, 38ème et 39ème jours après Pâques. Ce terme n’est plus utilisé aujourd’hui que par les Églises catholique (surtout les traditionalistes), anglicane et quelques Églises orthodoxes.

[4] L’église Saint-Pierre de Vienne est une des plus anciennes églises françaises, située dans le département de l’Isère et la région Rhône-Alpes. L’église Saint-Pierre, dédiée à l’origine aux apôtres Pierre et Paul, fut construite à la fin du 5ème siècle dans un cimetière occupant les ruines d’un quartier d’habitation, à l’intérieur du rempart gallo-romain. Elle compte en outre parmi les plus anciennes de France. Elle fut utilisée comme basilique funéraire, abritant jusqu’au 12ème siècle la sépulture de la plupart des évêques de Vienne comme Mamert, son probable fondateur, mort vers 475. Au 6ème siècle, une première communauté de moines s’y installa, dont l’ermite Léonien aurait été l’abbé. Elle est l’abbaye la plus puissante de la ville au Moyen Age. tous les premiers évêques de Vienne enterrés dans l’abbaye étant considérés comme saints, elle conserve un ensemble très important de reliques, parmi lesquelles figure la nappe de la Cène. La concurrence des ordres mendiants, puis les guerres de Religion affaiblissent durablement l’abbaye. Les moines deviennent des chanoines et obtiennent en 1780 l’union avec l’abbaye de Saint-Chef. Elle est supprimée en 1791. Transformée en musée en 1809, elle connaît ensuite d’autres affectations jusque dans les années 1860 où sa restauration lui donne son aspect actuel.

[5] Le Martyrologe hiéronymien est le plus ancien martyrologe de langue latine, qui a servi de base à ceux qui sont venus après (notamment le martyrologe de Bède le Vénérable, les martyrologes carolingiens de Raban Maur, d’Adon de Vienne, de Florus de Lyon, d’Usuard, et bien plus tard le Martyrologe romain). Il se présente comme un simple calendrier liturgique, avec pour chaque jour le nom des saints martyrs ou confesseurs et les lieux et dates de leur passion ou de leur inhumation, sans développements narratifs