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L’histoire pour le plaisir

Georg Ludwig dit George 1er

lundi 1er février 2016

Georg Ludwig dit George 1er (1660-1727)

Roi de Grande-Bretagne et d’Irlande du 1er août 1714 jusqu’à sa mort-Duc de Brunswick Lunebourg (Hanovre)-Prince électeur du Saint Empire romain germanique à partir de 1698

Né à Hanovre [1], fils aîné d’ Ernest-Auguste duc de Brunswick Lunebourg et de son épouse Sophie de Rhin Palatinat . Sophie était la petite-fille de Jacques 1er d’Angleterre de par sa mère, Élisabeth d’Angleterre .

Durant la première année de sa vie, George était le seul héritier des territoires allemands de son père et de ses trois oncles sans enfants. En 1661, le frère de George, Frédéric-Auguste, naquit et les deux garçons furent élevés ensemble. Leur mère fut absente durant près d’un an en 1664/1665 car elle se trouvait en convalescence en Italie mais elle correspondait régulièrement avec les gouvernantes de ses fils et elle s’impliqua largement dans l’éducation de ses enfants.

En 1675, le plus vieil oncle de George mourut sans héritiers mais ses deux autres oncles s’étaient mariés et leurs possessions passeraient à leurs enfants s’ils en avaient. Le père de George l’emmena chasser et chevaucher et l’introduisit aux questions militaires. Inquiet de son futur incertain, Ernest-Auguste emmena George, alors âgé de 15 ans, combattre dans la guerre de Hollande avec l’objectif délibéré de tester et d’entraîner son fils au combat.

En 1679, un autre oncle mourut sans enfants et Ernest-Auguste devint le duc régnant de Calenberg-Göttingen [2] et de sa capitale de Hanovre. Le dernier oncle de George, Georges Guillaume de Brunswick-Lunebourg , avait épousé sa maîtresse afin de légitimer sa seule fille Sophie Dorothée de Brunswick-Lunebourg mais il semblait peu probable qu’il ait d’autres enfants. D’après la loi salique, la succession était limitée à la lignée mâle et l’héritage de ces territoires par George et ses frères semblait assuré. En 1682, la famille accepta d’adopter le principe de primogéniture, ce qui signifiait que George hériterait de tous les territoires sans avoir à les partager avec ses frères.

La même année, George épousa sa cousine germaine, Sophie-Dorothée de Celle. Le mariage fut principalement arrangé pour assurer un confortable revenu annuel et faciliter une éventuelle unification entre le Hanovre et Celle. Sa mère était initialement opposée au mariage car elle méprisait la mère de Sophie-Dorothée qui n’était pas d’ascendance royale et elle s’inquiétait de la légitimité de Sophie-Dorothée. Cependant, elle fut finalement convaincue par les avantages inhérents au mariage.

En 1683, George et son frère, Frédéric-Auguste, participèrent à la bataille de Vienne [3] lors de la cinquième guerre austro-turque [4] et Sophie-Dorothée accoucha d’un fils, George-Auguste . L’année suivante, Frédéric-Auguste fut informé de l’adoption du principe de primogéniture, ce qui signifiait qu’il ne recevrait pas la portion de territoires qu’il espérait. Cela envenima les relations entre le père et le fils et entre les frères et ces mauvaises relations continuèrent jusqu’à la mort au combat de Frédéric-Auguste en 1690.

Avec la formation imminente d’un État hanovrien unifié et les contributions répétées des Hanovriens dans les guerres de l’Empire, Ernest-Auguste fut fait électeur du Saint Empire romain germanique en 1692. Les perspectives de George étaient à présent meilleures que jamais en tant que seul héritier de l’électorat de son père et du duché de son oncle.

Ernest-Auguste mourut le 23 janvier 1698 et laissa tous ses territoires à George à l’exception de la principauté ecclésiastique d’Osnabrück [5], un titre qu’il possédait depuis 1661.

Il hérita des titres et des terres du duché de Brunswick Lunebourg à la mort de son père et de ses oncles. Une série de guerres européennes étendit ses domaines allemands et en 1708 il devint prince électeur de Hanovre.

Sa cour à Hanovre accueillit de nombreuses personnalités culturelles et scientifiques comme les compositeurs Georg Friedrich Haendel et Agostino Steffani , ou le mathématicien et philosophe Gottfried Wilhelm Leibniz.

Peu après l’accession de George à la tête du duché paternel, le prince Guillaume duc de Gloucester , qui était le second dans l’ordre de succession au trône d’Angleterre et d’Écosse, mourut.

En août 1701, George fut investi de l’ordre de la Jarretière et, en moins de six semaines, le plus proche prétendant catholique au trône d’Angleterre, l’ancien roi Jacques II, mourut. Guillaume III mourut le mois de mars suivant et Anne monta sur le trône. Sophie devint l’héritière présomptive de la nouvelle reine d’Angleterre. Sophie était âgée de 71 ans, 35 ans de plus qu’Anne, mais elle restait en bonne santé et investit beaucoup de temps et d’énergie pour sécuriser la succession pour elle-même ou pour son fils.

La même année, le dernier oncle de George mourut et il hérita de la principauté de Lunebourg-Grubenhagen [6], centrée sur Celle [7].

En 1708, il fut confirmé en tant que prince électeur en reconnaissance, ou à cause, de ses services rendu durant la guerre de succession d’Espagne.

En 1709, George démissionna de son titre de maréchal et ne reprit jamais le service actif. En 1710, il reçut la dignité d’archi-trésorier de l’Empire, un titre auparavant détenu par l’électeur palatin ; l’absence de l’électeur de Bavière autorisa une redistribution des fonctions. La mort de l’empereur en 1711 menaça de renverser l’équilibre des forces et la guerre se termina en 1713 par la ratification des traités d’Utrecht. Philippe fut autorisé à monter sur le trône d’Espagne mais fut exclu de la succession au trône de France et l’électeur de Bavière recouvra ses titres.

Bien que l’Angleterre et l’Écosse aient reconnu Anne comme leur reine, seul le parlement anglais avait désigné l’électrice Sophie de Hanovre, comme l’héritière. Le parlement d’Écosse n’avait pas formellement résolu la question de la succession au trône écossais. En 1703, les Écossais votèrent une loi déclarant que le choix du successeur de la reine Anne au trône d’Écosse ne serait pas le même que pour le trône anglais à moins que l’Angleterre n’accorde une complète liberté de commerce aux marchands écossais en Angleterre et dans ses colonies.

Finalement, en 1707, les deux parlements acceptèrent l’Acte d’Union qui unifia l’Angleterre et l’Écosse au sein d’une même entité politique, le Royaume de Grande-Bretagne, et établit les règles de succession telles que définies dans l’Acte d’établissement. L’union créa la plus grande zone de libre-échange de l’Europe du 18ème siècle.

Les politiciens whigs [8] considéraient que le Parlement avait le droit de déterminer la succession et de l’accorder au parent protestant le plus proche de la reine tandis que les tories [9] considéraient que le droit héréditaire des Stuart primait. En 1710, George annonça qu’il succéderait au trône britannique par droit héréditaire, car seuls les droits des héritiers catholiques étaient annulés et il maintint cette décision. La mère de George, l’électrice Sophie, mourut le 28 mai 1714 à l’âge de 83 ans.

George était maintenant l’héritier direct de la reine Anne. Il modifia rapidement la composition du conseil de régence qui prendrait le pouvoir après la mort d’Anne car la santé d’Anne se détériorait et les politiciens en Grande-Bretagne se battaient pour le pouvoir. Anne mourut le 1er août des suites d’une crise de goutte et George fut proclamé roi de Grande-Bretagne et d’Irlande sous le nom de George 1er. En partie du fait de vents contraires, il fut bloqué à La Haye et n’arriva pas en Angleterre avant le 18 septembre. George fut couronné à l’abbaye de Westminster le 20 octobre.

À l’âge de 54 ans, après la mort de la reine Anne de Grande-Bretagne, George monta sur le trône britannique en tant que premier monarque de la Maison de Hanovre. L’acte d’établissement de 1701 excluant de la succession les héritier catholiques. George était le plus proche parent protestant vivant d’Anne.

Moins d’un an après l’accession au trône de George 1er, les whigs remportèrent largement l’élection générale de 1715. Plusieurs membres battus du parti tory sympathisèrent avec les jacobites et certains rejoignirent même une rébellion qui fut appelée « Le Quinze ». Ils tentèrent de renverser George pour le remplacer par le demi-frère catholique d’Anne, Jacques François Stuart , mais ils échouèrent. Face à une défaite imminente, Erskine et le prétendant s’enfuirent en France en février 1716. Sous l’impulsion du souverain, la réponse gouvernementale fut modérée ; il n’y eut que quelques exécutions et l’argent des confiscations fut utilisé pour construire des écoles en Écosse et rembourser une partie de la dette publique.

Une clause de l’Acte d’établissement qui interdisait le monarque britannique de quitter le pays sans l’autorisation du Parlement fut unanimement annulée en 1716. George vécut principalement en Grande-Bretagne après 1714 même s’il retourna au Hanovre en 1716, 1719, 1720, 1723 et 1725.

Après son accession au trône britannique, les relations de George avec son fils s’aggravèrent. Le prince de Galles, encouragea l’opposition aux politiques de son père qu’il qualifiait de mesures destinées à accroître la liberté religieuse en Grande-Bretagne et d’étendre les territoires allemands du Hanovre aux dépens de la Suède. En 1717, la naissance d’un petit-fils entraîna une querelle importante entre les deux hommes. Le roi, suivant apparemment la coutume, nomma le Lord Chambellan, Thomas Pelham-Holles , le duc de Newcastle, comme l’un des parrains de baptême de l’enfant. Le roi fut irrité lorsque le prince de Galles, qui n’appréciait pas Pelham-Holles, l’insulta verbalement lors du baptême, ce que le duc interpréta à tort comme une demande en duel. Le prince fut obligé de quitter la résidence royale du palais St. James [10]. La nouvelle résidence du prince, Leicester House [11], devint le point de rassemblement des opposants politiques du roi.

George et son fils se réconcilièrent ensuite à l’instigation de Robert Walpole et de la princesse de Galles Caroline d’Ansbach qui avait également été évincée avec son époux et souhaitait revoir ses enfants laissés à la garde du roi.

George 1er fut actif en politique étrangère au début de son règne. En 1717, il contribua à la création de la Triple Alliance, une ligue dirigée contre l’Espagne et composée du Royaume-Uni, de la France et des Provinces-Unies. En 1718, le Saint Empire romain germanique rentra dans l’alliance qui devint la Quadruple Alliance. La guerre qui suivit porta sur la même question que la guerre de succession d’Espagne.

Durant le règne de George 1er, les pouvoirs de la monarchie diminuèrent et le Royaume-Uni commença une transition vers un système moderne mené par un premier ministre.

En 1715, lorsque les whigs arrivèrent au pouvoir, les principaux ministres de George étaient Robert Walpole, Lord Townshend , Lord Stanhope et Lord Sunderland Charles Spencer . En 1717, Lord Townshend fut limogé et Walpole démissionna du Cabinet sur fond de désaccords avec ses collègues, Lord Stanhope s’occupa principalement des affaires étrangères et Lord Sunderland des affaires domestiques.

Le pouvoir de Lord Sunderland commença à s’affaiblir en 1719. Il introduisit une loi sur la noblesse afin de limiter la taille de la Chambre des Lords en réduisant les nouvelles créations de pairs.

Les questions de la spéculation financière et de la gestion de la dette publique posèrent de graves problèmes. Certaines obligations d’État ne pouvaient pas être rachetés sans le consentement du porteur et avaient été émises lorsque les taux d’intérêt étaient élevés ; par conséquent chaque obligation représentait un fardeau de long-terme sur les finances publiques car les obligations n’étaient presque jamais rachetées. En 1719, la Compagnie des mers du Sud [12] proposa de racheter pour 31 millions de livres, soit les trois cinquièmes de la dette nationale britannique en échange d’assurances gouvernementales sur les actions de la Compagnie.

Il en résultat une crise économique, appelée la bulle des mers du Sud, rendit George et ses ministres extrêmement impopulaires. En 1721, Lord Stanhope, bien que personnellement innocent, s’effondra et mourut après un débat houleux à la Chambre des Lords et Lord Sunderland démissionna de son poste. Il conserva néanmoins une certaine influence sur le roi jusqu’à sa mort soudaine en 1722 qui permit la montée de Robert Walpole.

Ce dernier devint de facto, le premier ministre du Royaume-Uni bien que le titre ne lui fut pas formellement appliqué. Sa gestion de la bulle des mers du Sud, en réorganisant les dettes et en fournissant certaines compensations, permit le retour de la stabilité financière. Grâce à la gestion habile de Walope, George 1er parvint à éviter une implication directe dans les actions frauduleuses de la Compagnie. Les rumeurs selon lesquelles George 1er aurait reçu des actions en pot-de-vin ne sont soutenues par aucune preuve et les reçus dans les Archives royales montrent qu’il a payé pour les acheter et qu’il perdit de l’argent dans le krach.

Walpole devint extrêmement puissant et fut largement capable de nommer les ministres de son choix. À la différence de son prédécesseur, George 1er assistait rarement aux réunions du Cabinet. La plupart des échanges étaient réalisés en privé et il s’impliquait uniquement dans la politique étrangère. Avec l’aide de Lord Townshend, il arrangea la ratification par la Grande-Bretagne, la France et la Prusse du traité de Hanovre destiné à contrebalancer l’alliance austro espagnole et à protéger le commerce britannique.

George 1er mourut lors d’un voyage dans son Hanovre natal où il fut inhumé dans la chapelle du château de Leine. Son fils lui succéda sous le nom de George II.

Tout le monde s’attendait à ce que le nouveau souverain évince Walpole de son poste mais il en fut empêché par son épouse, la reine Caroline. En effet, Walpole disposait d’une importante majorité au Parlement et George II ne pouvait pas le remplacer sans déclencher une grave crise politique. Lors des règnes ultérieurs, les pouvoirs du premier ministre s’accrurent aux dépens de ceux du souverain.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « George I of Great Britain »

Notes

[1] actuellement en Allemagne

[2] La principauté de Calenberg était une ancienne principauté du Saint-Empire romain germanique, qui a formé l’État de Hanovre lors de sa réunion avec la principauté de Lunebourg-Celle en 1705. Elle avait pour capitale Hanovre, et doit son nom au château de Calenberg situé à Pattensen (capitale de la principauté jusqu’en 1636), à 13 km à l’ouest de Hildesheim. La principauté de Göttingen est une partition du duché de Brunswick-Lunebourg qui a existé de 1345 à 1463. Issue d’une division de la principauté de Brunswick-Wolfenbüttel, elle est administrée séparément des autres territoires de la famille jusqu’à l’extinction de la lignée avec la mort d’Othon le borgne en 1463.

[3] La bataille de Vienne du 12 septembre 1683, sur la colline du Kahlenberg, mit fin au second siège de Vienne par les Turcs. Cette défaite décisive des Ottomans fut le point de départ d’une campagne militaire de 16 ans qui devait permettre aux Habsbourg de reprendre les territoires de Hongrie Croatie et de mettre fin à la menace ottomane en Europe centrale.

[4] La grande guerre turque, guerre de la sainte ligue ou cinquième guerre austro turque se déroula de 1683 à 1699. Elle opposa l’Empire ottoman au Saint Empire romain, sous le règne des empereurs élus de la Maison de Habsbourg, et ses provinces, l’électorat de Bavière, l’électorat de Saxe, les cercles de Souabe et de Franconie, et ses alliés la Pologne, rejointe en 1684 par les États pontificaux, Venise, la Toscane, Gênes, l’Espagne, le Portugal et la Savoie, ces États formant une Sainte Ligue.

[5] L’évêché d’Osnabrück ou principauté épiscopale d’Osnabrück était une principauté ecclésiastique du Saint Empire romain germanique. Il était entouré de la principauté épiscopale de Münster, du comté de Diepholz, de l’évêché de Minden, du comté de Ravensberg, du haut évêché de Münster, du comté de Tecklenburg, du bas comté de Lingen, de l’abbaye de Schale et du haut comté de Lingen.

[6] La principauté de Lunebourg ou de Lunebourg-Celle est un État du Saint Empire romain germanique fondé en 1269.

[7] Celle est une ville de Basse-Saxe (Allemagne), à 40 km au Nord-Est de Hanovre. Elle est connue dans la région pour son centre-ville pittoresque (nombreuses maisons à colombages restaurées), son château et ses commerces et connue internationalement pour son haras national.

[8] Le parti Whig est un parti politique apparu au 17ème siècle en Angleterre qui, à compter de la fin du 17ème siècle, militait en faveur d’un parlement fort en s’opposant à l’absolutisme royal. Il s’opposait au parti Tory de l’époque.

[9] Le terme Tories désigne les partisans d’une philosophie politique traditionaliste anglo-saxonne. Au Royaume-Uni, les Tories constituaient l’un des deux groupes parlementaires britanniques à partir du 17ème siècle, ancêtres du Parti conservateur. Réputés proches de la dynastie Stuart, ils étaient favorables à un pouvoir royal fort et défendaient les intérêts de l’aristocratie foncière. Inspirant la méfiance de la Maison de Hanovre, qui les suspectait de collusion avec la dynastie précédente, les rois du 18ème siècle leur préféraient les Whigs.

[10] Le palais Saint James est l’un des plus vieux palais de Londres. Il est situé entre Pall Mall et The Mall, juste au nord de St James’s Park. Bien que les souverains britanniques n’y résident plus depuis 1837, date de l’accession au trône de la reine Victoria, il reste la résidence administrative officielle de la Couronne, toujours appelée Court of St. James’s.

[11] Tracé dans les années 1670, la place était à l’origine un jardin (Les champs Leicester) faisant face au manoir (la maison Leicester) des Sydney, comtes de Leicester, titre de noblesse dont est tiré le nom de la place. La demeure était bâtie sur le côté nord et les duellistes venaient y découdre dans l’ombre des fourrés. Au 18ème siècle, la place devient un endroit élégant où des artistes fortunés comme Sir Joshua Reynolds ou William Hogarth viennent habiter. Le jardin était entièrement entouré de belles demeures et vers le milieu du 18ème siècle, Frédéric, prince de Galles résidait à la maison Leicester.

[12] La Compagnie des mers du Sud était une société de commerce au long cours fondée en 1711 en Angleterre par le britannique Robert Harley alors chef du parti Tory. Spécialisée dans la guerre de course, elle succombe à la spéculation boursière et sa disparition prélude l’éclatement de la bulle financière de 1720.