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Marcus Annius Libo

mercredi 15 décembre 2021, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 17 février 2014).

Marcus Annius Libo (mort en 163/164)

Sénateur romain-Consul éponyme en 128

Famille des Annii Veri sous les Flaviens et les Antonins.

Fils de Marcus Annius Verus et de Rupilia Faustina, vraisemblablement une petite-nièce de Trajan. Frère de Faustine l’Ancienne et oncle de Faustine la Jeune et de Marc Aurèle.

Sa famille est originaire d’Ucubi [1], près de Corduba [2], en Bétique [3]. La famille devient riche et importante grâce à la production d’huile d’olive en Hispanie [4].

Son surnom, Libo, lui vient de son grand-père maternel, Libo Rupilius Frugi.

Il est consul éponyme [5] en 128, durant le règne d’Hadrien. Il est marié à Fundania, une noble romaine, et ils ont 2 enfants.

Il est ensuite légat [6], peut-être gouverneur en Syrie-Palestine [7] en 162/163, et participe à la guerre parthique [8] de Lucius Verus. Il décède soudainement en 163/164, peut-être par empoisonnement. Sa veuve épouse un affranchi.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Marcus Annius Libo/ Portail de la Rome antique/ Consul de l’Empire romain

Notes

[1] Colonia Claritas Iulia Ucubi

[2] Cordoue est une ville située dans le sud de l’Espagne, en Andalousie. Cordoue est la capitale de la province du même nom

[3] La province romaine de Bétique couvre le sud de l’Espagne, et correspond à peu près à l’actuelle Andalousie. Elle est issue de l’ancienne Hispanie ultérieure, et tire son nom du Baetis, nom latin du fleuve Guadalquivir. C’est une province sénatoriale administrée par un ancien préteur, dont la capitale est Corduba (Cordoue). Au 1er siècle Vespasien accorde le droit latin à tous les municipes d’Espagne et crée une assemblée provinciale pour la Bétique, qui se réunit une fois par an pour célébrer le culte impérial et discuter l’administration de la province. Elle reste en marge de troubles politiques et des menaces barbares qui touchent l’Empire romain à partir de 161, sauf vers 180, lorsque des Maures révoltés traversent le détroit de Gibraltar, et ravagent la province dépourvue de troupes en tant que province sénatoriale. Le légat Aufidius Victorinus rétablit la situation.

[4] L’Hispanie est le nom donné par les Romains à la péninsule Ibérique. Depuis le 15ème siècle l’Hispanie est l’hôte des États modernes espagnol et portugais. Au début les Carthaginois installent des comptoirs commerciaux sur la côte, sans pousser plus profondément à l’intérieur de l’Hispanie. En 501 av.jc, ils s’emparent de Gadès (Cadix), une ancienne colonie phénicienne. Après la première Guerre punique, les Carthaginois s’étendent rapidement dans le Sud, sous la conduite des Barcides. Ils y exploitent des mines d’or et redonnent à Carthage sa puissance économique et commerciale. En 230, ils fondent Carthagène, la nouvelle Carthage (Cartago Nova). En 218 av.jc, Hannibal forme une puissante armée qui comprend un contingent d’Ibères, et commence la deuxième Guerre punique en prenant Sagonte, puis en marchant vers l’Italie. Les Romains ne peuvent l’intercepter en Gaule, et dirigent une partie des leurs forces sur l’Hispanie, qui devient un théâtre d’opération de cette guerre. Après divers affrontements, Scipion l’Africain prend Carthagène en 209, et en 207, Hasdrubal mène les dernières forces carthaginoises de l’Hispanie vers l’Italie. En 202, la capitulation de Carthage livre officiellement l’Hispanie carthaginoise à Rome. En 197 av.jc, les Romains divisent l’Hispanie en deux provinces : Hispanie citérieure, donnant sur la Méditerranée, et Hispanie ultérieure (car plus éloignée de Rome), comprenant le Sud et tournée vers l’océan.

[5] consul qui donne son nom à l’année

[6] Titre porté par les représentants officiels de la Rome antique. Les ambassadeurs étaient des légats du Sénat romain. Sous la République romaine, les consuls, proconsuls, préteurs en campagne pouvaient charger temporairement des légats du commandement de la cavalerie, des réserves ou même d’une légion entière et de plusieurs légions. Sous l’Empire romain, à partir d’Auguste, la fonction de ces légats militaires devint permanente. Désignés par l’empereur, ils le représentaient dans les provinces et les légions. On distingua alors les légats consulaires et les légats prétoriens, qui gouvernaient les provinces « impériales » et exerçaient le pouvoir militaire, et les légats de légion, officiers expérimentés, de rang sénatorial, qui étaient chef d’une légion. Le titre de légat se transmit de l’Empire romain à l’Église catholique

[7] La Syrie-Palestine est le nom donné à la province romaine de Judée après l’échec de la révolte de Bar Kokhba en 132/135 ; elle conserve sa capitale Césarée et reste donc absolument distincte de la province de Syrie située plus au Nord (capitale Antioche). Il s’agissait pour Hadrien d’une mesure punitive envers les Judéens, dont la province de Iudaea évoquait le nom. Le changement de nom de cette province s’accompagne d’une répression sévère. Les mesures d’Hadrien étaient destinées à nier le caractère juif de la région, les Juifs étant expulsés de Jérusalem qui fut transformée en colonie romaine et rebaptisée Ælia Capitolina. Antonin le Pieux, sans annuler l’essentiel de la réorganisation d’Hadrien, en adoucit peut-être les mesures les plus rudes, revenant ainsi sur l’interdiction de la circoncision.

[8] La guerre romano-parthique de 161-166, aussi appelée guerre parthique de Lucius Verusr, regroupe l’ensemble des campagnes supervisées par l’empereur romain Lucius Aurelius Verus entre 161 et 166 face aux Parthes du grand-roi arsacide Vologèse IV de Parthie.