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Lucius Sergius Catilina dit Catilina

dimanche 15 novembre 2015 (Date de rédaction antérieure : 31 juillet 2011).

Lucius Sergius Catilina dit Catilina (108 av jc-62 av jc)

homme politique romain du 1er siècle av jc

Issu d’une famille noble appauvrie, il sert pendant la Guerre sociale avec Pompée et Cicéron sous les ordres de Gnaeus Pompeius Strabo . Puis il soutient Sylla lors de la guerre civile de 84 à 81.

En 73, il est accusé d’adultère avec une vestale [1], Fabia, qui était la demi-sœur de la femme de Cicéron.

Il devient préteur [2] en 68 et gouverne la province d’Afrique [3] pendant les 2 années qui suivent. À son retour il est poursuivi pour abus de pouvoir et acquitté. En 66, il est accusé de conspiration avec Autronius et Publius Cornelius Sulla .

En 64, il est battu par Cicéron aux élections consulaires pour l’année 63. Il décide alors de se présenter comme le défenseur des populares [4] et des vétérans de Sylla. Et il commence à organiser une nouvelle conspiration. Il résida en Étrurie [5] chez son ami Manlius, laissant à ses partisans le soin de chercher la complicité des Allobroges. Ceux-ci refusèrent et avertirent même les autorités romaines. Sur proposition de Caton d’Utique, Catilina et sa clique de conspirateurs furent condamnés à mort par un senatus consultum ultimum [6].

En janvier 62, il est avec ses compagnons interceptés et défaits par des troupes romaines à Pistorium [7] et il y trouve la mort en combattant.

Il est surtout connu pour ses conjurations visant à renverser la République romaine et tout particulièrement son Sénat aristocratique.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de l’Histoire romaine : Catilina/ Le petit mourre dictionnaire d’histoire universelle édition Bordas 2004 p 220

Notes

[1] Une vestale est une prêtresse de la Rome antique dédiée à Vesta, divinité italique dont le culte est probablement originaire de Lavinium et qui fut ensuite assimilée à la déesse grecque Hestia. Le nombre des vestales en exercice a varié de quatre à sept. Choisies entre 6 et 10 ans, elles accomplissaient un sacerdoce de trente ans durant lequel elles veillaient sur le foyer public du temple de Vesta situé dans le Forum romain. Durant leur sacerdoce, elles étaient vouées à la chasteté, symbole de la pureté du feu.

[2] Le préteur est un magistrat de la Rome antique. Il est de rang sénatorial, peut s’asseoir sur la chaise curule, et porter la toge prétexte. Il est précédé par deux licteurs à l’intérieur de Rome, et six hors du pomerium de l’Urbs. Sous la République, il est élu pour une durée d’un an par les comices centuriates.

[3] L’Afrique ou Afrique proconsulaire, est une province romaine qui correspond au territoire naturel de Carthage, la Numidie Orientale et à la côte occidentale de la Libye actuelle. Cette province, qui est issue de la réunion de l’Africa Vetus et de l’Africa Nova, est divisée par Dioclétien en trois : la Tripolitaine, la Byzacène et l’Afrique proconsulaire résiduelle, aussi appelée Zeugitane.

[4] Les populares formaient une tendance politique populiste qui marqua la République romaine, notamment au 2ème siècle av. jc, en s’appuyant sur les revendications des couches les plus pauvres de la société romaine et des non citoyens. Ce ne fut pas un parti politique au sens moderne, mais un clivage majeur dans les luttes politiques et sociales romaines, permettant aux acteurs politiques de se situer face au conservatisme des optimates au sein d’alliances personnelles souvent mouvantes.

[5] L’Étrurie était le territoire des Étrusques. Il correspond à l’actuelle Toscane, s’étendant durant la période de son expansion maximum, au-delà de l’Apennin tosco-émilien jusqu’à la plaine du Pô et son embouchure, à Hadria, port antique qui donna son nom à la Mer Adriatique. Au sud, le territoire étrusque s’étendait au-delà de Rome (comprise), jusqu’à Capoue.

[6] Le senatus consultum ultimum (« décret ultime du Sénat »), plus exactement senatus consultum de re publica defendenda (« décret du Sénat pour la défense de la République »), est un terme moderne basé sur la formulation utilisée par Jules César. Ce décret pose néanmoins des problèmes de légalité et de compatibilité avec les Institutions de la République romaine. Il n’énumère pas les pouvoirs réels donnés aux consuls en cette occasion, et notamment s’il peut permettre d’outrepasser les protections et la liberté des citoyens romains.

[7] Pistoie, en italien Pistoia