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Jean-Louis Guez de Balzac

lundi 5 novembre 2012

Jean-Louis Guez de Balzac (1597-1654)

Écrivain-membre de l’Académie française

Né à Angoulême, fils du maire d’Angoulême, Jean-Louis Guez, qui fut anobli et prit le nom du fief de Balzac, au bord de la Charente, où il fit bâtir son château.

Après des études chez les jésuites, il fit, en 1612, des études à l’université de Leyde où il fut le condisciple de Théophile de Viau avec qui il échangera par la suite d’amères récriminations. Il fut ensuite le secrétaire du duc d’Épernon à Metz. Après avoir passé 2 ans à Rome de 1621 à 1623 comme agent du cardinal de La Valette, il vint à Paris où il s’était fait connaître par ses lettres. Richelieu le remarqua et lui fit donner la fonction d’historiographe et le brevet de conseiller du roi en ses conseils avec une pension de 2 000 livres.

Paru en 1624, le premier volume de ses Lettres lui valut d’emblée les plus grands éloges. Surnommé “le grand épistolier”, il devint l’oracle de l’hôtel de Rambouillet, côtoyant entre autres, Chapelain, Malherbe ou Boisrobert.

Néanmoins l’orgueil, vu comme un signe de libertinage caractérisant ses Lettres, fera bientôt l’objet d’attaques de la part du jésuite François Garasse. L’année suivante, accusé d’avoir pillé les auteurs anciens et modernes, il fut attaqué par Jean Goulu, supérieur de l’ordre des Feuillants, dans son pamphlet “Lettres de Phyllarque à Ariste” de 1627.

Son naturel vaniteux s’accommodant mal tant des attaques incessantes contre ses ouvrages que des polémiques de la vie littéraire parisienne, il se retira dans sa terre de Balzac où il put satisfaire son humeur sombre en se livrant presque entièrement à des exercices de piété qui le firent nommer “l’ermite de la Charente”. Ceci ne l’empêcha pas de continuer à correspondre activement avec ses amis parisiens et de rester l’arbitre du bon goût en matière de style.

Bien qu’ayant toujours répliqué par des railleries aux sollicitations de Chapelain et Boisrobert, il paraît avoir été inscrit d’office à l’Académie française en mars 1634, ce qui en fit un des premiers membres bien qu’il n’y ait probablement jamais siégé. Il y fonda néanmoins le prix premier prix d’éloquence avec un legs de 2 000 livres.

Cet hypocondriaque au grand appétit distribua sur la fin de sa vie tous ses biens aux œuvres de charité avant de se retirer au couvent des capucins d’Angoulême où il mourut, léguant 12 000 livres à l’hospice d’Angoulême. Il fut l’un des écrivains français qui contribuèrent à réformer la langue française.

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